Tribunes

L’eau est indispensable à la vie et pourtant si mal traitée

Voici notre tribune pour le prochain journal municipal. Nous sommes toujours très limité.e.s par le nombre de signes (1000) qui ne nous permet pas d’argumenter. Au prochain conseil municipal nous demanderons à présenter une délibération pour augmenter le nombre de signes.

L’eau est indispensable à la vie et pourtant si mal traitée. La majorité a décidé qu’une usine de captage et de traitement des eaux de la Seine serait construite par la multinationale de l’eau Véolia. En échange, elle prolonge de 9 ans la délégation confiée à Veolia pour l’eau. La majorité argue du fait que la ressource en eau est sous tension parce que les pluies sont moins abondantes. Sauf que le rapport du délégataire Véolia fait état de pertes en ligne importantes : 20,22% pour 2016. Qu’attend donc la mairie pour obtenir de son délégataire qu’il fasse les réparations nécessaires. Et, nous savons que la préfecture limite les prélèvements dans la nappe du champigny du fait de sa mauvaise qualité biologique : « son niveau n’a pas trop baissé malgré un hiver sec mais nombre de polluants émergents font leur apparition » (A’QuiBrie).

Plutôt que de mener une politique de préservation de notre ressource en eau courageuse, la mairie préfère demander à Véolia de construire une usine sur la Seine en alourdissant encore un peu plus longtemps la facture d’eau des Melunais.

Bénédicte Monville-De Cecco et Claude Bourquard

Groupe municipal d’opposition Bien Vivre à Melun

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La question de l’égalité et de la défense des plus fragiles est la première des questions écologiques

Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Dans notre région, les inégalités sociales sont plus importantes que nulle par ailleurs. Un-e francilien-ne sur dix a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et les contrastes d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre, sont criants. Les départements les plus pauvres cumulent les difficultés : chômage, sous-emploi, paupérisation des populations, difficultés d’accès aux soins, échec scolaire, et la liste n’est pas exhaustive. À ces inégalités sociales flagrantes s’ajoutent une plus grande exposition aux risques environnementaux : emplois pénibles, mal-logement, précarité énergétique, exposition aux pollutions, trafic routier, industries et agriculture polluantes, déchets dangereux, alimentation industrielle ne concernent pas de la même manière tous/tes les francilien-nes. Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Les écologistes ont déjà montré leur détermination à lutter contre l’injustice sociale. La loi ALUR sur l’encadrement des loyers, dite loi Duflot, en est une illustration. Cette mesure de justice territoriale et de lutte contre la pauvreté s’oppose à la surévaluation du prix de l’immobilier dans certains quartiers et à la segmentation de notre région en territoires homogènes socialement. En empêchant une trop forte progression des loyers dans des quartiers où la population est en moyenne plus riche, l’encadrement des loyers peut enrayer le départ des populations modestes et limiter le mouvement de spécialisation des quartiers et communes les plus pauvres dans l’accueil des plus précaires. Au lieu de cela, la politique poursuivit aujourd’hui, qui restreint l’application de la loi à Paris, encourage l’hyperspécialisation des territoires. C’est pour ça que nous voulons que l’encadrement des loyers soit étendu à l’ensemble de l’Île de France.

D’autant que ces inégalités territoriales d’accès au logement se doublent d’inégalités d’accès à l’emploi. En effet, les territoires de la grande couronne, en particulier la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise mais aussi certaines zones de la Seine-Saint-Denis sont particulièrement exposées aux risques économiques (12,7% des actifs en Seine-Saint-Denis sont au chômage, pour un taux moyen de 8,6% en Île de France). C’est, entre autre, pour cette raison qu’il était essentiel de permettre à l’ensemble de la population francilienne de se déplacer dans les meilleures conditions possibles. Et c’est ce que nous avons fait avec la mise en oeuvre concrète du Pass Navigo à tarif unique et l’amélioration continue du réseau francilien des transports en commun après des années de non investissement.

Pour autant, si la distance physique à l’emploi est une partie de l’explication, les demandeurs/euses d’emplois francilien-nes souffrent aussi d’effets de ségrégation. Sur un marché du travail hyperconcurrentiel et hyperspécialisé, notamment dans des activités marchandes et de service aux entreprises à forte valeur ajoutée, les populations les moins qualifiées, les plus jeunes et le plus souvent d’origine immigrée (réelle ou supposée) sont aussi, de fait, les plus éloignées de l’emploi. Or, les nouvelles compétences des régions en matière de développement économique et d’aménagement durable du territoire nous permettront d’engager la transition écologique de l’Île de France. Notre programme porte des politiques ambitieuses de relocalisation des activités économiques, de lutte effective contre les discriminations et de conversion vers une économie socialement utile et écologiquement durable. Sa mise en oeuvre créera les conditions d’une refonte du marché du travail et d’une offre suffisamment large en compétences et en qualifications pour fournir les emplois nécessaires à l’ensemble des habitant-es de notre région.

L’exemple plus spécifique de la transition agricole que nous voulons pour notre région illustre parfaitement cette convergence entre politique écologiste et justice sociale. La conversion écologique de l’agriculture francilienne permettrait de créer plusieurs milliers d’emplois, divers en compétences et en qualifications, de diminuer notre dépendance aux importations (aujourd’hui équivalente à 90% de notre alimentation) et, par conséquent, nos émissions de gaz à effet de serre tout en garantissant aux francilien-nes qui souffrent le plus aujourd’hui de la mal-bouffe de pouvoir accéder à une alimentation de qualité.

Nous le voyons, encourager les usager-es à utiliser les transports en commun, relocaliser l’activité économique sont autant de mesures qui s’attaquent également à la pollution de l’air. Or, là encore, les classes populaires sont les plus touchées : temps de transport décuplé (plus de deux heures par jour pour près de 10% d’entre nous), proximité des axes routiers, faible capacité à sortir de la ville et, dans les zones rurales, exposition aux intrants chimiques de l’agriculture industrielle. Aujourd’hui, ce sont trois milliards d’euros supplémentaires que nous voulons mobiliser pour en finir avec la pollution de l’air en Île de France. En faisant de la qualité de l’air un enjeu crucial, en rendant plus cher ce qui pollue, moins cher ce qui ne pollue pas et en aidant celles et ceux qui en ont besoin à abandonner leur véhicule polluant, les écologistes se donnent les moyens de leur ambition : faire de l’Île de France une région où tout le monde respire un air sain. Des mesures qui profiteront en priorité aux populations les plus exposées et les plus fragiles.

De la même manière, l’objectif que nous nous sommes fixés de transformer la région Île de France en première région zéro-déchets de France n’est pas seulement une mesure environnementaliste. Les décharges et incinérateurs sont fréquemment installés à proximité des quartiers populaires ou des zones péri-urbaines où les populations sont dispersées et les solidarités et les résistances sont plus difficiles à organiser. De fait, il existe un déséquilibre spectaculaire entre l’Est et l’Ouest de I’Île de France (57% des déchets dits « non dangereux » sont enfouis en Seine et Marne et 37% dans le Val d’Oise). Par conséquent, moins la capacité des populations à se défendre est forte plus la probabilité de trouver un incinérateur ou une décharge à proximité du territoire qu’elles habitent augmente. Or, une politique écologiste de réduction et de valorisation des déchets à travers leur réutilisation, réparation et recyclage permettrait de créer 55000 emplois supplémentaires dans notre région tout en réglant le problème de notre exposition inégales aux pollutions qu’ils entrainent.

Nous le voyons, plus nos ressources sont faibles, plus notre exposition aux risques sociaux et environnementaux est forte. Pour les classes populaires, de la périphérie comme des banlieues pavillonaires modestes, elle est encore aggravée par de plus grandes difficultés d’accès aux soins. En Île de France, le nombre de zones dites « déficitaires et fragiles » passera si aucune politique contraire n’est menée de 13 % du territoire francilien aujourd’hui à 30 % en 2017. Une situation d’autant plus injuste que les modes de consommation des familles modestes sont aussi les moins polluants.

Parce qu’il intègre systématiquement les notions d’inégalités écologiques et sociales, dont on a vu combien elles étaient liées, et qu’il se donne pour objectif de les empêcher, le projet écologiste que nous portons pour notre région, répond conjointement à cette double violence, sociale et environnementale, qui touche un très grand nombre de francilien-nes. Respirer un air pur, travailler, travailler proche de chez soi, pouvoir se déplacer dans les meilleurs conditions possibles, manger sainement mais aussi lutter contre le dérèglement climatique, encourager l’émergence d’un modèle économique fondé sur l’utilité sociale et la coopération sont autant de promesses que porte le rassemblement écologiste et citoyen en Île de France, mené par Emmanuelle Cosse. Parce que notre programme pour l’Île de France est résolument écologiste, il place la question de l’égalité et de la défense des plus fragiles au coeur des politiques publiques.

Bénédicte Monville-De Cecco

porte-parole du rassemblement écologiste et citoyen pour les élections régionales de décembre 2015, tête de liste en Seine et Marne, élue écologiste à Melun et à la communauté d’agglomération Melun-Val de Seine.

Tribune parue :

https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/261115/la-question-de-legalite-et-de-la-defense-des-plus-fragiles-est-la-premiere-des-questions-eco

Tribune de membres de Bien Vivre à Melun, habitant-e-s du quartier Schuman

Selon le Protocole de Préfiguration (version projet) ayant pour objet le NPNRU (ANRU2) élaboré par la Communauté d’Agglomération Melun-Val de Seine présenté et lu par la majorité lors de la séance du Conseil Municipal du jeudi 25 juin 2015  le quartier Schuman serait un lieu plutôt calme où l’activité professionnelle des habitant-e-s est importante et les habitant-e-s solidaires… Mais, car il y a toujours  un Mais !, « cependant ce relatif isolement a généré en parallèle un esprit revendicatif affirmé tout en favorisant un forme de phénomène d’autogestion qui peut être compliqué à appréhender. »

De qui parle-t-on ? De ces bénévoles ; femmes et hommes qui donnent gratuitement de leur temps et de leur énergie pour tenter d’ améliorer le quotidien de leurs semblables, de prévenir  la délinquance dans leur quartier, depuis des années ces habitant-e-s viennent combler la disparition des travailleurs sociaux de terrain, ils-elles ont créé leurs associations, qui  jouent un rôle essentiel d’intermédiaire entre les bailleurs et les locataires et se sont toujours tenues à disposition de l’équipe du maire pour calmer les tensions et régler les litiges  (voir les art. du  Parisien du 20 nov 2008, du 27 fév.2005 )

Le Protocole de Préfiguration d’ « autogestion » un mot largement associé aux valeurs de solidarité, d’entraide, d’éthique et dévouement mutuel. Oui ! nous fonctionnons comme on peut avec les moyens du bord, animé-e-s par ces valeurs, puisque toute demande de notre part est rejetée faute de budget.

Ces associations, à l’initiative d’actions citoyennes (sensibilisation à la prévention routière…), ont toujours eu le respect de proposer à ceux qu’elles considèrent comme leurs partenaires, Mr Le Maire et son équipe, de se joindre à elles. Elles participent activement à toutes les actions citoyennes et solidaires qui leurs sont proposées ; participation aux téléthons, aux lotos solidaires pour lever des fonds pour les écoles, au dialogue entre le collège et les parents. Partenariat avec le service jeunesse (création d’une équipe de foot… )

Il a été choisi d’utiliser l’adjectif revendicatif pour qualifier les doléances légitimes des habitants, il aurait été plus juste d’utiliser le terme CITOYEN.

Il est vrai que tout ce qui a été obtenu l’a été au prix de négociations et de résistance. Comment a-t-on obtenu la rénovation du service jeunesse ? La construction d’un espace pour accueillir le Centre Social essentiel pour l’aide aux familles dans le besoin ? La rénovation du gymnase ?  

Cela fait des années que nous réclamons la rénovation des toilettes de l’école Jean-bonis. Nos enfants se retiennent d’aller faire leurs besoins et sont sujet à des infections urinaires… Cependant, nous ne nous sommes jamais invités au Conseil Municipal comme l’on fait les parents d’élèves de l’école Pasteur en février (article Parisien du 12 fév.2011). Comme nous n’avons jamais rédigé une lettre ouverte dans laquelle des habitants exigent légitiment l’extension de leur école car l’argument économique n’est pas recevable lorsque le bien-être de nos enfants est en jeu ! Ces électeurs-trices ont su se faire entendre et ont eu gain de cause (art. Parisien du 21 mars 2009)

«Les esprits revendicatifs» n’existent pas seulement à Schuman ! Il y a aussi les opposants au tracé du futur TZEN2, les habitants de la Place Praslin. C’est un droit de ne pas être d’accord et d’exiger une concertation !

Quel paradoxe ?  On nous reproche notre investissement, qu’on caricature en le qualifiant « d’esprit revendicatif » alors même que Monsieur Le Préfet Jean-luc Marx au nom du gouvernement et Monsieur Louis Vogel Président de la Communauté d’Agglomération Melun-Val de Seine écrivent et signent dans le guide du Conseiller Citoyen que la participation des Citoyens est essentielle à la réussite de la politique de la ville dans nos quartiers, l’expression des habitant-e-s et des usagers doit être favorisée. C’est désolant !

Le sentiment d’appartenance au quartier Schuman est très fort et notre quartier a beaucoup de potentiel. Il est enclavé mais pas isolé et c’est un quartier équipé comme les autres. Mais nos équipements ne sont pas valorisés. Nous regrettons qu’avec les années, malgré un enseignement de qualité et un climat serein dans nos écoles, beaucoup de familles de gendarmes et de pompiers aient préféré demander des dérogations pour inscrire leurs enfants dans les écoles des communes limitrophes (Cesson, Vert-St-Denis). Les écoles de notre quartier sont victimes des « clichés » que véhicule justement ce document et qui font tant de mal à la cohésion sociale. Alors même que celles et ceux qui l’ont rédigé prétendent travailler pour améliorer le vivre ensemble.

Le Protocole insiste sur la fragilité des fondations des immeubles TMH pour déjà affirmer qu’aucune réhabilitation ne peut être possible. Si le bâti est si dangereux, pourquoi aucune déclaration de mise en péril imminent n’a été faite ? Avec suspension des paiements des loyers et relogement en urgence des locataires. Cette affirmation repose-t-elle sur une expertise des lieux ? Pourquoi demander l’avis des habitant-e-s si le projet  d’une démolition est déjà faite ? Si tous les immeubles TMH sont démolis, il sera aussi décidé de détruire les écoles… Schuman disparaîtra !

La démolition d’immeubles n’est pas condamnable en soit mais, avoir comme priorité de tout raser, non ! Il existe d’autres solutions et la réhabilitation en est une, souvent moins coûteuse.

La situation périurbaine de Schuman intéresse la promotion immobilière privée. D’ailleurs le protocole insiste sur le potentiel foncier d’ampleur du secteur avec la disparition d’une partie de l’emprise de la gendarmerie, la présence du terrain de rugby et des potentielles démolitions. N’oublions pas la proximité du futur hôpital, le TZEN2, etc.

En espérant que la concentration des moyens financiers par l’ANRU n’empêchera pas la municipalité de rechercher des solutions alternatives à la démolition. Nous savons que les maires sont tentés de favoriser les démolitions pour obtenir des financements.

La Rénovation urbaine  n’est pas qu’un projet de bâtisseurs, mais surtout un programme pour les gens qui vivent dans ces quartiers, les habitant-e-s concernés attendent une véritable concertation, ils-elles veulent être considéré-e-s comme des partenaires dans l’élaboration de choix qui les concernent. Les Schumanais sont là, avec leur histoire, liée à celle de leur quartier, en bien et en mal. La transformation du quartier doit se faire de manière progressive, en évitant la « table rase », en recomposant les choses à partir de l’existant, on doit traiter les habitants de Schuman comme des citoyens, à l’égal des autres.

Démolir implique de reconstruire au moins autant de logements et de les intégrer dans des quartiers de qualité, ce qui nécessite des investissements publics.

Il ne faut pas sous prétexte de mixité sociale, exclure et réduire le nombre de logement sociaux, les démolitions n’aboutissent pas à la mixité sociale souhaitée mais, au contraire, à la reconcentration des ménages pauvres soit dans les parties non démolies des quartiers en rénovation, soit dans des quartiers aussi défavorisés que ceux qu’on les oblige à quitter (exemple ANRU 1 Montaigu, Gaston-Tunc…). Et les logements neufs proposés sont hors de prix.

S’il peut être acceptable, dans certains cas de procéder à des démolitions très partielles, cela ne saurait se faire sans l’accord des premier-e-s intéressé-e-s, à savoir les habitant-e-s et à condition que le déménagement soit pour eux une amélioration de leurs conditions de vie.

Notre tribune dans le Melun Magazine N°85 (Mai-Juillet 2015)

Claude_BOURQUARD Bénédicte_MONVILLE_DE_CECCOLa majorité municipale de droite a décidé de baisser de presque 10% le montant total des subventions accordées aux associations par notre ville, soit une baisse de 174 000 €. Or, les associations animent la vie locale, soutiennent l’emploi, l’éducation, la vie sportive, culturelle ou démocratique, participent à l’exercice de la solidarité et contribuent au développement de nos territoires. Leur poids économique est équivalent à celui de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires (3,2 % du PIB en 2011). Sur la France entière, les associations représentent 1 050 000 emplois en équivalent temps plein ! Or, les subventions publiques, qui ne cessent de diminuer, constituent la seconde ressource du secteur.

Le paradoxe est que les collectivités locales confient toujours plus de missions au secteur associatif, en particulier aux associations dont l’activité relève du soutien aux plus démuniEs d’entre nous. Car depuis la crise économique de 2009, c’est-à-dire le détournement massif d’argent public au profit de la finance et du secteur bancaire, leur nombre ne cesse de croître. Et, à Melun aussi la population est plus pauvre aujourd’hui qu’hier. Pourtant, là encore la majorité municipale de droite décide de diminuer les crédits de fonctionnement des centres sociaux de 9,9%.

Cette politique d’austérité budgétaire provoquera, ici comme ailleurs, la disparition de certaines associations et, pour d’autres, l’augmentation des cotisations ou du prix de leurs prestations aux usagers entrainant un processus de sélection des publics associatifs en fonction de leur solvabilité.

Les associations sont des actrices de la solidarité et de l’attractivité des territoires, capables d’innovation et de réactivité. Elles imaginent en permanence des solutions nouvelles aux besoins non satisfaits ou émergents comme ceux, cruciaux, qu’entrainent les crises écologique et sociale liées à un mode de développement au service de la finance et non pas aux services des humains. Baisser les subventions des associations en période de crise économique relève d’une grave myopie politique.

Claude Bourquard (Bien Vivre à Melun) et

Bénédicte Monville-De Cecco (EELV-Bien Vivre à Melun)

ÉluEs écologistes d’opposition du groupe Bien Vivre à Melun

Vous pouvez retrouver notre tribune dans le MelunMag N°85 : http://fr.calameo.com/read/004125852eaa52a2e0c98