Questions au conseil municipal

Beauregard, Schuman : Attention aux arbres

Ville de Melun

Conseil municipal du jeudi 24 mars 2016

Intervention sur la délibération n° 7 relative à la butte de Beauregard

Bénédicte Monville – De Cecco et Claude Bourquard

Les codes de l’environnement, forestier et de l’urbanisme prévoient que, lors des opérations d’urbanisme, les parcelles ayant été déboisées doivent être compensées par le reboisement pour une surface correspondant à la surface défrichée, assortie le cas échéant d’un coefficient multiplicateur compris entre 2 et 5, déterminé en fonction du rôle écologique ou social des bois visés par le défrichement.

1. Dans le cadre de l’urbanisation de la butte de Beauregard voulue par la ville de Melun pour accueillir le futur hôpital et des activités complémentaires, celle-ci sera déboisée sur la quasi totalité de sa surface.

Nous constatons que la ville de Melun n’a proposé aucune mesure de reboisement et que contrairement à la loi, cette compensation n’est pas évoquée dans les études d’impact.

Les boisements urbains sont reconnus par les scientifiques comme un des éléments majeurs de la qualité de vie des habitants tant par leur rôle dans le maintien de la biodiversité que par l’impact qu’ils ont sur la santé psychologique des habitants. Ils sont aussi l’un des éléments qui font la qualité d’une entrée de ville qui est souvent la première, voire la seule impression qu’ont de la ville les personnes y entrant.

En conséquence, nous demandons que les études d’impact envisagées proposent concrètement les compensations possibles au défrichement de la butte de Beauregard.

2. En outre, la ville de Melun a procédé récemment à l’abattage de dizaines d’arbres en bordure du quartier Schuman.

D’après nos informations il s’agirait de permettre la mise en place d’une route  à 4 voies et la création d’un carrefour avec feux à l’entrée principale du futur hôpital.

Les habitantEs du quartier Schuman ont été prévenus par flyers par le DDE quelques jours avant et n’ont pas été consultés.

Ces arbres formaient une  barrière de protection naturelle contre les nuisances sonores et la pollution. A cet endroit le traffic routier est intense et le chantier du nouvel hôpital engendre du bruit supplémentaire et beaucoup de poussière qui gênent les habitantEs du quartier Schuman.

Nous souhaitons savoir pourquoi ces arbres ont été abattus et si d’autres arbres seront replantés à leur place.

Pourquoi nous soutenons le collectif de défense de la place Praslin

La reprise du projet immobilier sur la Place Praslin est un vrai scandale. Un scandale sur le plan urbanistique d’abord. Qu’est-ce qu’une ville ? Un dortoir de béton ou un lieu de vie que le maire s’emploie à améliorer pour ses habitants. Il faut un jardin public Place Praslin ouvert sur la seine et au coeur de la ville. Un grand jardin où pourraient se côtoyer tou-te-s les melunais-e-s et un espace vert supplémentaire dans une ville qui souffre de la pollution atmosphérique. Un grand jardin qu’on pourrait même imaginer bordé de cafés et de commerces, en bord de Seine, avec ses quelques jolies façades. La ville serait plus belle et attractive, ne croyez-vous pas ? Au lieu de cela, le maire vend notre cadre de vie à un promoteur immobilier qui érigera un immeuble de plusieurs étages sur la quasi totalité de la surface de la place avec, en sous-sol, un parking de deux étages, cuvelé. Comme la cale d’un bateau !

Ce projet est un scandale écologique. La densification de la population sur l’île va intensifier le trafic routier. Cela engendrera davantage d’encombrement et de pollution atmosphérique en centre ville. De plus, l’île Saint-Étienne est fragile, la forme qu’elle a aujourd’hui ne date que du 19ème siècle (une partie de son terrain a été remblayé à cette époque là). Le maire joue aux apprentis sorcier en engageant des travaux d’une telle ampleur. Il pense être plus fort que la nature. Mais à long terme, le réchauffement climatique et la pénurie de matières premières et de bien aussi essentiel que l’eau, montrent que le maire se trompe. À force de vouloir plier la nature à leur volonté de profit, avec la bénédiction des politiques parfois, ceux qui ont le pouvoir économique n’ont fait que l’abîmer, la dérégler au point que notre destin à tou-te-s est aujourd’hui compromis.

Ensuite, ce projet immobilier est un scandale financier. Parce que le maire, si le projet venait à exécution, ne réaliserait cette opération que pour des raisons financières de courts termes : il espère renflouer une petite partie des dettes contractées par son administration tout en honorant le contrat qui lie la ville à Vinci Park. Un étage du parking construit en sous-sol sera concédé en gestion à Vinci au titre du contrat que nous avons avec cette multinationale pour le parking de surface qui existe aujourd’hui Place Praslin. D’autre part, ce projet augmentera le nombre d’usagers des services publics. Or nous savons que les cantines scolaires sont saturées malgré, là encore, la délégation de service public concédée à Elior, une autre des multinationales qui « gère » la ville de Melun.

Enfin, c’est un projet injuste. Au prétexte de vouloir encourager l’arrivée d’une classe moyenne plutôt aisée en centre ville on renforce la ségrégation dans la ville en empêchant les classes populaires de pouvoir y accéder au logement. Si nous voulons favoriser la mixité sociale il faut au contraire décloisonner la ville. Et, par exemple, penser l’aménagement d’espaces dans la ville qui soient véritablement des espaces de rencontre, de vrais espaces publics pour tou-te-s les Article Rép' 08.06habitant-e-s. La place Praslin serait un très bel espace de ce point de vue, au coeur de la ville.

Bénédicte Monville-De Cecco et Claude Bourquard

Question écrite (CM du 12 février 2015) relative à la seconde phase de la rénovation urbaine

Dans le cadre du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) l’état a retenu en décembre dernier les quartiers Beauregard et Schuman. Les travaux de rénovation urbaine seront donc en partie financés par l’ANRU.

Nous avons été interpellés par des melunais ayant participé à la réunion de présentation des projets de rénovation urbaine qui s’est tenue le 11/12/2014 à la Maison du Projet.

Il nous a été relaté le souhait d’inclure dans ce projet la tour « Plein Ciel » alors que la ville du Mée-sur-Seine n’a pas été retenue par l’ANRU et, qu’en conséquence, le budget prévisionnel prévoyait d’affecter 50 % des aides au quartier Beauregard, 30 % au quartier Plein Ciel et seulement 20 % au quartier Schuman.

1) Ces informations sont-elles exactes ?

2) Pour quelles raisons le quartier Schuman est-il amputé de 30 % des aides de l’ANRU ?

3) Pour quelles raisons le quartier Schuman est-il si peu aidé dans ce projet alors que sa situation sociale et urbanistique est plus critique que celle du quartier Plein Ciel ?

4) Est-il autorisé par l’ANRU de financer la rénovation urbaine de quartiers non retenus par sa commission d’attribution ?

5) Dans la mesure où la rénovation urbaine des quartiers melunais est amputés de 30 % de ses financements, cela signifie-t-il que la ville de Melun devra financer 30 % supplémentaires du budget soumis initialement à l’ANRU ?

6) Dans quelle mesure peut-on considérer que la ville de Melun devra s’endetter au profit de la ville du Mée-sur-Seine ?

Je vous remercie par avance, Monsieur le Maire, des réponses que vous pourrez nous apporter et que nous transmettrons aux melunais.

Question écrite (CM du 12 février 2015) : Subventions aux associations sportives

– Quels critères sont à la base de la répartition des montants des subventions aux associations sportives ?
– Pourrions-nous avoir le détail de ces critères pour mieux comprendre les grandes disparités observées entre les associations ?
– Est-ce que les subventions sont proportionnelles au nombre de licencié-e-s ?
– pouvons-nous connaître le nombre de licenciés de chaque association ? Est-il controlé par la mairie auprès des fédérations nationales ?
– Est-ce que la subvention considère la part de licencié-e-s mineur-e-s (moins de 18 ans) comme un facteur positif au vu du rôle social important que joue l’encadrement et l’éducation sportive de la jeunesse ?
– Est-ce que la subvention considère la capacité de croissance démontrée (ou non) par les associations en nombre de licencié-e-s et notamment de licencié-e-s jeunes?

Question écrite (CM du 12 février 2015) : Point sur les négociations du PPP hôpital, précisions sur les questions au Maire du comité de défense de l’hôpital public

Nous sommes comme vous le savez opposés au principe du PPP pour l’hôpital de Melun, nous soutenons au contraire un hôpital 100% public et de plein exercice. Le seul mode de gestion de la santé publique apte à garantir un accès au soins pour touts-tes les citoyens à des tarifs et des conditions abordables et de qualité. La santé pour nous ne doit pas faire partie du secteur des échanges économiques marchands mais elle doit devenir un droit universel et un bien commun.

C’est pourquoi nous sommes aussi très attentifs au suivi de ce projet aussi important pour notre ville et nous souhaiterions que M. le Maire puisse fournir à ses concitoyens toutes les informations aptes à les renseigner sur le futur service hospitalier et son fonctionnement tel qu’il prendra forme.

Aussi, nous soutenons totalement la démarche et les principes défendus par le comité de défense de l’hôpital public de Melun. Pour référence nous mettons en pièces jointes la lettre du comité en date du 5 janvier, et la réponse pour compte du Maire de Melun en date du 23 janvier.

Par soucis de transparence démocratique nous demandons que M. le Maire nous fasse un point précis sur la négociation du PPP et sur la strategie de la Mairie, en argumentant sur ses avantages pour la collectivité et pour les citoyens. En particuliers en ce qui concerne les points suivants, qui nous paraissent très critiques et délicats :

– 1) On trouve dans votre réponse deux confirmations des nouvelles apparues dans la presse ces derniers mois : les blocs opératoires seront bien la propriété de la clinique (ce qui de fait signifie la privatisation de la chirurgie) et il n’y aura que 30 lits de chirurgie dans l’hôpital public. Rappelons que le chiffre de 240 lits de chirurgie privés a été annoncé par la presse. Avez vous essayé de négocier à la hausse les lits publics en chirurgie? Si non, pourquoi?

– 2) Coût de l’opération : pour un coût annoncé de 194 millions d’euros, le financement serait de 200 millions d’euros (140 emprunt + 60 par l’état), pourquoi 6 millions d’euros de plus?

– 3) Un financement par l’emprunt de 140 millions est annoncé. Quelle sera la charge pour la Mairie de Melun qui est déjà bien endettée ?

– 4) Quelle part prendrons les recettes des opérations de valorisation des terrains CHMJ et ex-IUFM, dans l’apport financier de la Mairie, et des autres collectivités concernées, pour le financement du PPP hôpital ? En d’autres termes, quels liens entre le budget du PPP et le projet de spéculation immobilière sur le site actuel de l’hôpital Marc Jacquet ?

– 5) En ce qui concerne la clinique privée, à ce stade de la construction (la viabilisation du terrain est terminée, les permis de construction délivrés et la pose de la première pierre annoncée), il est plutôt étrange que la Mairie n’ait aucune information sur ce que seront les capacités d’accueil de la clinique en chirurgie. Aussi, nous ne sommes pas d’accord sur le faite que « les données relatives à son capacitaire » seraient « sans impact sur le projet hospitalier » comme il est écrit. Il est évident que si la clinique possède 30 lits de chirurgie ou 240, l’impact ne sera pas le même sur les activités de l’hôpital public et sur le choix offert aux patients. Il y aura, certes, un bâtiment particulier abritant les services de la clinique mais y aura-t-elle des lits réservés dans le bâtiment public ?

– 6) Nous prenons acte que selon Monsieur le Directeur, seule l’ARS a compétence « pour fixer un cadre contraignant à notre partenaire privé » au sujet du dépassement d’honoraires mais nous souhaitons connaître la position de Monsieur le Maire. Rappelons à ce propos que le responsable de la clinique a annoncé que les dépassements d’honoraires ne seraient pas supérieurs à 50% du tarif de base de la Sécurité Sociale !

– 7) Nous sommes aussi étonnés qu’à quelques jours ou semaines de la pose de la première pierre, la « convention d’occupation temporaire du domaine public » entre l’hôpital et la clinique ne soit pas toujours finalisée. Pourquoi ? Pourriez vous nous faire un point détaillé des négociations encore en cours? Quels sujets ne sont pas encore finalisés ? Quel calendrier ?

– 8) Le conseil municipal aura-t-il son mot à dire, ou sera-t-il informé des différentes étapes dans la mise en œuvre du projet ? Est-ce qu’une consultation des habitants est prévue ? Et si oui, quand et sous quelle forme ?

Question écrite posée au dernier conseil municipal sur la circulation et à la sécurité des personnes à Melun

A vélo15-02-2014

Melun, le 26 novembre 2014,

Question relative à la circulation et à la sécurité des personnes à Melun, portée par le groupe minoritaire au conseil municipal « Bien vivre à Melun ».
Plusieurs incidents graves ces derniers mois et ces dernières semaines nous poussent à soumettre à la majorité municipale une question relative à la circulation et à la sécurité des personnes dans notre ville et à alerter le conseil municipal de Melun sur les difficultés rencontrées par nos concitoyen-e-s du fait d’un plan de circulation obsolète et dangereux.
C’est un problème connu de tou-te-s et depuis longtemps (c’est en soi un problème).
Notre diagnostic s’impose avec la force de l’évidence :
1) un plan de circulation inadapté aux exigences de sécurité et de santé publiques : la place beaucoup trop grande laissée à la voiture, des trottoirs ridicules où un parent ne peut même pas tenir son enfant par la main (par exemple la côte Saint-Liesne), des personnes à mobilité réduite contraintes de se déplacer sur la chaussée avec les voitures faute d’aménagements adéquats, des vélos qui circulent avec les voitures ou sur les trottoirs ce qui entraine un risque considérable pour les cyclistes et pour les piétons, etc.

2) des infrastructures vétustes et surtout accidentogènes (par exemple, et sans exhaustivité, l’axe allant du pont de Notre Dame au bd Gambetta est une véritable autoroute urbaine à quatre voies puis deux voies qui encourage la vitesse des véhicules, une place Saint-Jean qui fait office de parking et de chicane pour les bolides s’élançant dans la continuité du boulevard Gambetta) ;

3) des décisions a priori raisonnables en matière de sécurité routière mais qui ne s’accompagnent d’aucune application réelle ni, semble-t-il, d’une réflexion quant à leur mise en œuvre (aucune communication sur la nécessité et les objectifs du passage à 30 km/h, aucun outil contraignant les automobilistes à respecter cette nouvelle limitation de vitesse à l’exception de quelques contrôles de police sporadiques et totalement insuffisants).

Chacun peut constater que ça ne va pas et que ça dure ainsi depuis trop longtemps. Il faut apporter des solutions au plus vite et agir, ici et maintenant. Il serait irresponsable d’attendre les réfections promises via le T-Zen, qui n’est pas près d’être en place : d’ici là, des piétons peuvent encore être renversés et des accidents graves endeuiller des familles.

Quand sera enfin conçu un plan de circulation viable et sécurisé/ant qui donne aux modes de circulation douce (marche à pied, vélo, trottinette) toute leur place dans la ville, qui limite la place de la voiture, porte une attention particulière aux enfants et respecte pleinement le droit des personnes handicapées à se déplacer en toute sécurité dans l’espace public ?

Certaines mesures ne couteraient pourtant pas cher à mettre en oeuvre et résoudraient immédiatement des problèmes cruciaux :

− signaler les passages piéton par de la peinture au sol (au hasard, le croisement des rues du Franc Mûrier et Notre Dame avec le pont ND, dont on ne sait si les piétons peuvent simplement les traverser) ;
− boucher quelques nids de poule plutôt que de tout goudronner ;
− faire respecter les décisions relatives à la vitesse : une solution communément adoptée pour réduire la vitesse est de réintroduire le double sens de circulation. Pourquoi ne pas l’envisager (pour le pont Notre Dame par exemple) ? Poser des ralentisseurs au sol dans les rues les plus dangereuses parce que leur tracé permet des vitesses bien supérieures aux limites autorisées (la rue Delaunoy, par exemple)

D’autres mesures s’imposent à brève échéance :
− revoir complètement l’aménagement de la côte Saint-Liesne extrêmement dangereuse,
− réfléchir sérieusement à la promotion et à l’implantation des modes de circulation doux, non polluants et non invasifs comme le vélo, la marche à pied, la trottinette, etc. Il est urgent de dédier une partie de la chaussée à une piste cyclable qui relierait le centre ville au pôle gare (dans un premier temps) et aux différents quartiers de Melun.

Ces questions sont cruciales. Il en va de notre sécurité, de notre santé et du respect de l’égalité des citoyens.
Nous vous remercions par avance de la précision des réponses que vous pourrez nous apporter.

Respectueuses salutations,

Le groupe minoritaire « Bien Vivre à Melun »,