Politique générale

Discours candidature B Monville-De Cecco à la mairie de Melun, le 7/04/2016

Ce discours a été prononcé à l’occasion de la démission du maire de Melun M. Gérard Millet lors du conseil municipal du jeudi 7 avril. 

Chers collègues, conseillères et conseillers municipaux.

J’ai l’honneur de me présenter devant vous à la candidature de maire de notre ville. Nous restons convaincus que le projet de la liste écologiste et citoyenne Bien Vivre A Melun que nous avons porté en 2014 est le seul capable de répondre aux nombreuses attentes de nos concitoyenNEs et aux enjeux que doit affronter notre ville.

Depuis plusieurs mois maintenant que notre conseil municipal siège et délibère sur les affaires de notre ville M Claude Bourquard et moi-même, souvent soutenus par l’ensemble de l’opposition, avons, avec un réel sens des responsabilités, présenté plusieurs voeux, défendus plusieurs amendements, portés d’innombrables arguments au débat pour essayer d’infléchir la politique dessinée par la majorité.

Malheureusement nous n’avons pas réussi à modifier l’orientation fondamentalement néolibérale et conservatrice de la politique menée. Cette politique idéologique est un échec et force est de constater que l’administration communale de droite depuis des dizaines d’années n’a pas réussi à préserver les citoyenNEs melunaisES des effets catastrophiques de la récession économique et des politiques de rigueur.

Et pourtant il est parfaitement possible de faire autrement et le projet que nous portons en constitue la preuve irréfutable.

Il est urgent de redonner du dynamisme économique à notre ville et dans une situation contrainte budgétairement cela ne peut passer que par l’inventivité et l’innovation. Nous développerons plusieurs projets qui en plus d’améliorer la qualité de vie des melunaises et des melunais augmenteront nos ressources et par voie de conséquence nos capacités d’investissement. Des choix qui, pour les grands projets structurants, nous amèneront à consulter les habitantEs de notre ville. Parce que nous croyons en l’intelligence collective et en la force d’une ville qui s’appuie sur une démocratie locale vivante. L’affectation de nos moyens financiers sera proportionnée à leur impact réel sur la qualité de vie des habitantEs.

Alors, plutôt que de vendre le moindre cm2 d’espace disponible dans notre ville à des promoteurs immobiliers afin de renflouer des caisses vidées par une gestion périlleuse dans une espèce de fuite en avant qui s’apparente à vouloir remplir le tonneau des danaïdes, nous développerons l’agriculture urbaine et de proximité. Nous encouragerons partout où c’est possible l’installation de jeunes agriculteurs et le développement d’AMAP. Nous leur garantirons des débouchés dans nos restaurants scolaires en reprenant leur gestion en régie publique. En contrepartie, ces activités nouvelles augmenteront l’assiette fiscale de notre ville, garantiront aux enfants de la ville une alimentation de qualité sans chimie et permettra à de nombreux melunaisES d’avoir accès à des fruits et des légumes biologiques à des prix raisonnables.

La ville que nous voulons est une ville innovante où les déchets seraient transformés en ressources à l’instar de ce qui se fait déjà dans plusieurs villes d’Europe et des Etats-Unis. Nous mettrons en place un plan zéro-déchets susceptible, si on en croit ce qui se passe ailleurs, de créer plusieurs dizaines d’emplois, des revenus nouveaux pour notre ville et nous favoriserons l’implantation d’entreprises innovantes comme la fabrication de bioplastique qui nécessite d’avoir accès à des biodéchets compostables.

Nous investirons dans la rénovation thermique du patrimoine immobilier de notre ville afin de créer des opportunités nouvelles pour les entrepreneurs du bâtiment tout en nous permettant à terme de dégager d’importantes économies de fonctionnement qui pourraient être réinvesties ailleurs.

Nous nous attaquerons au fléau que représente l’augmentation constante de la circulation automobile. Un fléau pour notre santé à touTEs et qui rend la ville dangereuse en particulier pour nos jeunes, nos personnes âgées et nos concitoyenNEs handicapéEs. Rien ne coûte moins cher à une ville que de développer un réseau cyclable et des espaces dédiés à la marche à pied qui changent du tout au tout son atmosphère. Aujourd’hui, dans de nombreuses villes d’Europe 30% des déplacements se font en vélo, l’encouragement à la marche et la construction de voies réservées pour les bus afin d’encourager les déplacements en transport en commun viendront compléter le dispositif. Tout le monde s’accorde à dire que non seulement nous vivons mieux dans des villes qui mettent en place une vraie politique favorable aux mobilités douces mais nous sommes en meilleure santé et les rapports sociaux sont vivifiés.

Le Melun que nous voulons ne bradera pas sa place Praslin à une multinationale vendeuse de places de parking ou à des promoteurs immobiliers. Au contraire nous en ferons un des centres névralgiques de la ville une belle place publique ouverte sur les bords de Seine, bordée de cafés, de commerces de proximité, une place accueillante pour les étudiantEs de l’université qui sont déjà là et celles et ceux que nous nous apprêtons à recevoir. Une place où les melunaisES pourraient flâner, se croiser, parler, les enfants jouer, bref une place où nous pourrions profiter de notre ville.

Nous construirons une véritable régie publique de l’eau. Il est inadmissible que nous permettions à une des plus grandes multinationales de l’eau dont les bénéfices ont bondi de 50% en 2014 passant à 151 millions d’euros, contre 100 millions d’euros sur la même période l’an dernier et qui verse à ses actionnaires des dividendes qui augmentent de 10% par an. L’eau est un bien commun, nous devons préserver cette ressource indispensable à nos vies et faire en sorte qu’elle soit accessible à touTEs.

Car la ville que nous voulons est une ville solidaire où le prix de l’ensemble des services municipaux sera calculé en fonction du quotient familiale de façon à permettre à touTEs les melunaisES d’avoir accès à tous les services.

L’éducation et la culture seront également des axes centraux de notre politique et en plus de permettre l’implantation sur notre ville d’une école innovante sur le plan pédagogique en partenariat avec l’éducation nationale, de soutenir avec opiniâtreté le travail de nos professeurEs des écoles et de nos directrices et directeurs d’école, nous impulserons un festival des arts de rue et confierons la gestion du cinéma de notre ville, aujourd’hui remunicipalisé, à une association à but non lucratif qui développera une politique ambitieuse d’accès et d’éducation au cinéma.

Bref, nous transformerons Melun en une ville, bien différente du Melun actuel, avant tout organisée pour favoriser la qualité de vie de touTEs ses habitantEs : un environnement sans pollutions, une alimentation saine, des transports fréquents et rapides, des espaces urbains à vivre, des services publics de qualité et accessibles à touTEs. Dès maintenant nous devons engager Melun dans la transition écologique et sociale, dans la réappropriation des biens communs par les citoyennes et les citoyens et la promotion d’une citoyenneté active de chacun quelles que soient ses origines et son statut.

Je vous remercie.

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APPEL de MILITANTS DE GAUCHE ET ECOLOGISTES DE L’AGGLOMERATION DE MELUN POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KOHMRI

L’avant-projet de loi présenté par la ministre du travail Myriam El Khomri constitue une grave remise en cause des droits des salarié-e-s, une véritable déclaration de guerre au monde du travail en même temps qu’un terrible retour en arrière. Plafonnements des indemnités à 15 mois de salaires pour les travailleurs licenciés, temps d’astreinte décomptés du temps de repos, possibilité de faire travailler les apprenti-e-s 10 heures par jour et 40 heures par semaine et les salarié-e-s 60 heures hebdomadaire (sans possibilité de refus), moindre majoration des heures supplémentaires, disparition des jours accordés en cas de décès d’un proche…Les principales dispositions de ce projet aboutiront à une destruction du code du travail au seul profit du patronat qui applaudit d’ailleurs cette réforme. Le projet du gouvernement serait une rupture dans la hiérarchie des normes en prévoyant la possibilité d’accords d’entreprises contournant les organisations syndicales et qui prévaudraient sur la loi. Les salarié-e-s ne seraient, pour ainsi dire, plus protégé-e-s.

Après les 41 milliards du pacte de responsabilité distribués aux grandes entreprises, financés par une baisse dramatique des dépenses publiques, et sans aucun effet sur l’emploi, après la loi Macron facilitant le travail du dimanche, instituant des transports pour riches et pauvres, après l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, la coupe est pleine : trop c’est trop !

Nous appelons à une large mobilisation sociale et politique pour obtenir le retrait de ce projet dangereux pour nos droits en signant la pétition en ligne (https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci) ainsi que toute autre pétition allant en ce sens et en participant à la construction d’un mouvement associant toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit du travail protecteur pour tous les salarié-e-s. Nous ne sommes pas dupes du report temporaire de la loi par le gouvernement et restons mobilisés et vigilants.

Nous prendrons, dans les semaines qui viennent, des initiatives locales en ce sens et appelons dores et déjà à participer aux manifestations syndicales qui exigent le retrait du projet de loi dès le 9 mars avec la perspective d’une grève générale si nécessaire.

Bénédicte Monville (EELV, Melun), Pierre Carassus (Gauche Républicaine, Vaux le Pénil), Thomas Guyard (PCF, Melun),  Nicolas Alix (PS, Dammarie les Lys), Jean-Louis Masson (PCF, Vaux le Pénil), Farida Atigui ( Front de gauche, Melun) Patricia Rouchon (PCF, Vaux le Pénil), Régis Dagron (PCF, Livry sur Seine),  Jean-François Chalot (POID, Vaux le Pénil), Margot Cimic (PCF, Dammarie les Lys) Sandro De Cecco (Parti de gauche, Melun), Julien Guérin (République et socialisme, Vaux le Pénil), Vincent Benoist ( PCF, Dammarie les Lys), Yves Rémy (PCF, Melun).

La question de l’égalité et de la défense des plus fragiles est la première des questions écologiques

Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Dans notre région, les inégalités sociales sont plus importantes que nulle par ailleurs. Un-e francilien-ne sur dix a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et les contrastes d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre, sont criants. Les départements les plus pauvres cumulent les difficultés : chômage, sous-emploi, paupérisation des populations, difficultés d’accès aux soins, échec scolaire, et la liste n’est pas exhaustive. À ces inégalités sociales flagrantes s’ajoutent une plus grande exposition aux risques environnementaux : emplois pénibles, mal-logement, précarité énergétique, exposition aux pollutions, trafic routier, industries et agriculture polluantes, déchets dangereux, alimentation industrielle ne concernent pas de la même manière tous/tes les francilien-nes. Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Les écologistes ont déjà montré leur détermination à lutter contre l’injustice sociale. La loi ALUR sur l’encadrement des loyers, dite loi Duflot, en est une illustration. Cette mesure de justice territoriale et de lutte contre la pauvreté s’oppose à la surévaluation du prix de l’immobilier dans certains quartiers et à la segmentation de notre région en territoires homogènes socialement. En empêchant une trop forte progression des loyers dans des quartiers où la population est en moyenne plus riche, l’encadrement des loyers peut enrayer le départ des populations modestes et limiter le mouvement de spécialisation des quartiers et communes les plus pauvres dans l’accueil des plus précaires. Au lieu de cela, la politique poursuivit aujourd’hui, qui restreint l’application de la loi à Paris, encourage l’hyperspécialisation des territoires. C’est pour ça que nous voulons que l’encadrement des loyers soit étendu à l’ensemble de l’Île de France.

D’autant que ces inégalités territoriales d’accès au logement se doublent d’inégalités d’accès à l’emploi. En effet, les territoires de la grande couronne, en particulier la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise mais aussi certaines zones de la Seine-Saint-Denis sont particulièrement exposées aux risques économiques (12,7% des actifs en Seine-Saint-Denis sont au chômage, pour un taux moyen de 8,6% en Île de France). C’est, entre autre, pour cette raison qu’il était essentiel de permettre à l’ensemble de la population francilienne de se déplacer dans les meilleures conditions possibles. Et c’est ce que nous avons fait avec la mise en oeuvre concrète du Pass Navigo à tarif unique et l’amélioration continue du réseau francilien des transports en commun après des années de non investissement.

Pour autant, si la distance physique à l’emploi est une partie de l’explication, les demandeurs/euses d’emplois francilien-nes souffrent aussi d’effets de ségrégation. Sur un marché du travail hyperconcurrentiel et hyperspécialisé, notamment dans des activités marchandes et de service aux entreprises à forte valeur ajoutée, les populations les moins qualifiées, les plus jeunes et le plus souvent d’origine immigrée (réelle ou supposée) sont aussi, de fait, les plus éloignées de l’emploi. Or, les nouvelles compétences des régions en matière de développement économique et d’aménagement durable du territoire nous permettront d’engager la transition écologique de l’Île de France. Notre programme porte des politiques ambitieuses de relocalisation des activités économiques, de lutte effective contre les discriminations et de conversion vers une économie socialement utile et écologiquement durable. Sa mise en oeuvre créera les conditions d’une refonte du marché du travail et d’une offre suffisamment large en compétences et en qualifications pour fournir les emplois nécessaires à l’ensemble des habitant-es de notre région.

L’exemple plus spécifique de la transition agricole que nous voulons pour notre région illustre parfaitement cette convergence entre politique écologiste et justice sociale. La conversion écologique de l’agriculture francilienne permettrait de créer plusieurs milliers d’emplois, divers en compétences et en qualifications, de diminuer notre dépendance aux importations (aujourd’hui équivalente à 90% de notre alimentation) et, par conséquent, nos émissions de gaz à effet de serre tout en garantissant aux francilien-nes qui souffrent le plus aujourd’hui de la mal-bouffe de pouvoir accéder à une alimentation de qualité.

Nous le voyons, encourager les usager-es à utiliser les transports en commun, relocaliser l’activité économique sont autant de mesures qui s’attaquent également à la pollution de l’air. Or, là encore, les classes populaires sont les plus touchées : temps de transport décuplé (plus de deux heures par jour pour près de 10% d’entre nous), proximité des axes routiers, faible capacité à sortir de la ville et, dans les zones rurales, exposition aux intrants chimiques de l’agriculture industrielle. Aujourd’hui, ce sont trois milliards d’euros supplémentaires que nous voulons mobiliser pour en finir avec la pollution de l’air en Île de France. En faisant de la qualité de l’air un enjeu crucial, en rendant plus cher ce qui pollue, moins cher ce qui ne pollue pas et en aidant celles et ceux qui en ont besoin à abandonner leur véhicule polluant, les écologistes se donnent les moyens de leur ambition : faire de l’Île de France une région où tout le monde respire un air sain. Des mesures qui profiteront en priorité aux populations les plus exposées et les plus fragiles.

De la même manière, l’objectif que nous nous sommes fixés de transformer la région Île de France en première région zéro-déchets de France n’est pas seulement une mesure environnementaliste. Les décharges et incinérateurs sont fréquemment installés à proximité des quartiers populaires ou des zones péri-urbaines où les populations sont dispersées et les solidarités et les résistances sont plus difficiles à organiser. De fait, il existe un déséquilibre spectaculaire entre l’Est et l’Ouest de I’Île de France (57% des déchets dits « non dangereux » sont enfouis en Seine et Marne et 37% dans le Val d’Oise). Par conséquent, moins la capacité des populations à se défendre est forte plus la probabilité de trouver un incinérateur ou une décharge à proximité du territoire qu’elles habitent augmente. Or, une politique écologiste de réduction et de valorisation des déchets à travers leur réutilisation, réparation et recyclage permettrait de créer 55000 emplois supplémentaires dans notre région tout en réglant le problème de notre exposition inégales aux pollutions qu’ils entrainent.

Nous le voyons, plus nos ressources sont faibles, plus notre exposition aux risques sociaux et environnementaux est forte. Pour les classes populaires, de la périphérie comme des banlieues pavillonaires modestes, elle est encore aggravée par de plus grandes difficultés d’accès aux soins. En Île de France, le nombre de zones dites « déficitaires et fragiles » passera si aucune politique contraire n’est menée de 13 % du territoire francilien aujourd’hui à 30 % en 2017. Une situation d’autant plus injuste que les modes de consommation des familles modestes sont aussi les moins polluants.

Parce qu’il intègre systématiquement les notions d’inégalités écologiques et sociales, dont on a vu combien elles étaient liées, et qu’il se donne pour objectif de les empêcher, le projet écologiste que nous portons pour notre région, répond conjointement à cette double violence, sociale et environnementale, qui touche un très grand nombre de francilien-nes. Respirer un air pur, travailler, travailler proche de chez soi, pouvoir se déplacer dans les meilleurs conditions possibles, manger sainement mais aussi lutter contre le dérèglement climatique, encourager l’émergence d’un modèle économique fondé sur l’utilité sociale et la coopération sont autant de promesses que porte le rassemblement écologiste et citoyen en Île de France, mené par Emmanuelle Cosse. Parce que notre programme pour l’Île de France est résolument écologiste, il place la question de l’égalité et de la défense des plus fragiles au coeur des politiques publiques.

Bénédicte Monville-De Cecco

porte-parole du rassemblement écologiste et citoyen pour les élections régionales de décembre 2015, tête de liste en Seine et Marne, élue écologiste à Melun et à la communauté d’agglomération Melun-Val de Seine.

Tribune parue :

https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/261115/la-question-de-legalite-et-de-la-defense-des-plus-fragiles-est-la-premiere-des-questions-eco

CP – EELV 77 a élu les membres de son bureau exécutif départemental et ses deux nouveaux co-secrétaires pour la Seine-et-Marne

CP_elections_bureauEELV77(1)Vendredi 5 juin, EELV 77 a élu les membres de son bureau exécutif départemental et ses deux nouveaux co-secrétaires pour la Seine-et-Marne.

Vendredi 5 juin dernier, les membres du conseil politique Europe Écologie-Les Verts nouvellement élu-e-s pour le département de la Seine-et-Marne se sont réuni-e-s pour la première fois.

Ils-elles ont élu-e-s, pour les deux ans à venir, les huit membres du bureau exécutif départemental :

Bénédicte Monville-De Cecco (Melun) : co-secrétaire départementale, porte-parole et chargée de la communication.

Pascal Vesvre (Emerainville) : co-secrétaire départemental, chargé de l’administration et de la gestion du parti en Seine et Marne.

Jean Morlais (Saint-Fargeau-Ponthierry) et Cuong Pham-Phu (Lognes) deviennent co-trésoriers.

Brigitte Maisonneuve (Courtry) est chargée des évènements et manifestations.

Liliane Pays (Fontainebleau) s’occupera des relations avec les élu-e-s.

Rose de la Fuente (Thomery) et Jacques Huleux (Emerainville) sont chargé-e-s de la co-animation des Groupes Locaux.

Les priorités politiques d’EELV 77 seront déterminées par le Conseil Politique Départemental qui compte, avec les 8 membres du bureau, 21 femmes et hommes, militant-e-s et élu-e-s de terrain, investi-e-s localement dans nos territoires.

La fin de l’année 2015 sera marquée par notre implication dans la préparation d’actions concomitantes à la COP21 et qui viseront à peser sur son déroulé dans le sens d’un accord ambitieux pour « sauver le climat ».

D’une manière générale, nous réaffirmerons notre engagement dans la promotion de l’ESS et de l’agriculture paysanne, la sauvegarde des terres agricoles, la promotion d’une politique volontariste de réduction des déchets.

Nous continuerons à lutter contre les pollutions, les grands projets inutiles en Seine-et-Marne (parc Napoléon près de Montereau-Fault-Yonne, la construction de Villages Nature à Villeneuve-le-Comte, le casier pilote inondable dans la Bassée, le CDG express qui rallierait la Gare de l’Est à l’aéroport Charles-de-Gaulle…), l’exploitation des gaz et huiles de schiste et pour la fin des permis d’exploration qui menacent notre département.

Nous réaffirmerons notre engagement pour la défense des plus faibles, qui sont aussi les plus exposé-e-s aux pollutions, et contre les inégalités territoriales.

Débat d’orientation budgétaire du 12 février 2015 – déclaration de politique générale de Bénédicte Monville-De Cecco

Dans votre paragraphe de conclusion à votre introduction au contexte économique et social, vous écrivez :

« Par conséquent, la situation économique décrite impose la poursuite de la stratégie pour atteindre un déficit conforme au programme européen de stabilité, tout en agissant sur l’emploi pour réduire le taux de chômage, sur la croissance et la compétitivité des entreprises pour accroître la demande interne et les exportations »

Voilà un bel exemple d’aplatissement sur la pensée unique neo-libérale/T.I.N.A. (There Is No Alternative) acceptée aussi bien par la droite que par le Gouvernement socialiste. Cette stratégie n’est évidemment pas la seule possible tant au niveau national que local. Ce « nouveau paradigme » comme certains l’appellent, alors même qu’il commence il y a plus de trente ans avec le néolibéralisme de Tatcher et Reagan, n’est pas le nôtre ! Il répond aux exigences démesurées des actionnaires des grandes entreprises, non pas aux nécessitées vitales de l’humanité et de notre société !La dette souveraine française est en soi soutenable, la France grâce à sa richesse publique et privée peut la rembourser. La dette publique n’augmente que parce que l’État et les collectivités sont obligés de se financer auprès des banques privées sur le marché secondaire et de se soumettre à la spéculation financière. Dès lors, l’Etat et les collectivités locales paient des intérêts importants. Et à Melun, nous en savons quelque chose, entre emprunts toxiques indexés sur le Franc Suisse et un taux d’intérêt moyen très élevé de 5,02%. Ceci alors même que ces banques privées empruntent auprès de la Banque Centrales Européenne à un taux proche de Zéro.La cause principale de cette situation est lié au fait que la France a signé tous les traités européens depuis Maastricht, y compris le dernier, le plus contraignant, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, dit « Fiscal Compact » ou « Règle d’or » (TSCG) par Francois Hollande en 2012. Malgré ses promesses électorales Francois Hollande et sa majorité n’ont rien renégocié sur ces traités qui imposent les politiques d’austérité aux États européens.

Les conséquences sont sous les yeux de tous. Les politiques d’austérité des gouvernements successifs de l’UMP et du PS ont fait augmenter la dette publique française de 65% du PIB en 2007 à presque 100% aujourd’hui. Dans le même temps les gouvernements de Sarkozy et Hollande imposaient des coupes budgétaires importantes dans les services publics et aux collectivité territoriales. Par la même occasion, ces mêmes gouvernements UMP et PS en ont profité pour attaquer les droits des travailleurs et les acquis sociaux, en conduisant le pays vers l’horizon illusoire de « l’autorégulation des marchés » et libéralisme économique qui affaiblit et isole les travailleurs, augmente les disparités sociales et qui finalement ne bénéficie qu’aux actionnaires des grandes entreprises qui ne cessent de s’enrichir. En 2014, les entreprises du CAC40 ont versé 56 Milliards de dividendes à leurs actionnaires ! Alors que la loi de finance 2015 du gouvernement Valls-Hollande, votée aussi par une majorité des députés socialistes dits « frondeurs », prévoit 50 Milliards d’économies sur le budget de l’État pour la période 2015-2017 !

Il faut être très clairs, la continuité idéologique entre l’UMP et le PS est evidente, de la reforme des retraites dite « Fillon » à la loi « Macron » en passant par le CICE.

C’est malheureusement une des principales causes de la progression du vote populiste et du repli nationaliste et identitaire, en France comme en Europe. L’appauvrissement, la violence sociale et la perte d’espoir ont toujours porté à des dérives autoritaires.

Une autre vision des choses est bien sur possible, une alternative et une réponse populaire non nationaliste et non populiste existe. L’exemple du nouveau gouvernement de Syriza en Grèce, porté au pouvoir par le peuple grec le montre bien. Il est possible et même nécéssaire de renverser la vision dogmatique imposée par les traités européens.

C’est pour ça que nous jugeons inacceptable de justifier les coupes au budget de la ville de Melun et une prochaine augmentation des impôts locaux, par ce préambule totalement idéologique présenté comme une fatalité. Cette situation de crise n’est pas un problème comptable et économique elle est le résultat d’un choix politique et exprime surtout une crise des idées.

C’est pour cela que, conformément à notre vision politique générale et à notre plateforme présentée aux Melunais qui nous ont élu-e-s, nous tenons à dire qu’aussi bien au niveau local que global, une alternative à gauche est possible. C’est même la seule voie de sortie à la crise politique actuelle qui soit à la fois démocratique et socialement juste. Et nous, élu-e-s de la liste BIEN VIVRE À MELUN, sommes ici pour la défendre.

Nous souhaitons…

Nous souhaitons l’avènement d’une société qui mette au premier rang les joies de l’amitié, de l’amour, de la libre coopération et de la créativité personnelle. Le modèle capitaliste de développement détruit notre environnement et rend précaire la vie des êtres humains. La sortie du capitalisme : du monopole des moyens de production, de la marchandisation des richesses premières – matières premières et travail humain -, de l’emprise qu’exerce le capital sur la consommation, est une condition nécessaire à l’avènement d’une société du Bien Vivre basée sur la coopération et le partage entre des êtres humains autonomes, capables de réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs.