Communiqué de presse

Melun, certains l’aiment chaud !

Communiqué de presse 

La période de fortes chaleurs du mois de juin pose à nouveau la question d’une conception de la ville et de ses alentours qui limite l’effet d’îlot de chaleur urbaine (ICU). La majorité municipale de Melun n’est malheureusement pas encore entrée dans cette logique. Alors que tous les experts proposent le maintient et le développement des espaces végétalisés, à Melun, on les fait disparaître pour y construire de nouveaux bâtiments comme aux alentours de l’école des Mézereaux, en bas de l’Almont sur l’ancien terrain de boules qui sert depuis longtemps d’espace de promenade aux habitant.e.s ou sur la colline de l’hôpital à l’emplacement de l’ancien IUFM où s’élèvent maintenant deux gros immeubles de béton. Alors que les urbanistes conseillent de ne pas recouvrir les sols naturels et, là où on ne peut pas faire autrement, d’utiliser des matériaux de couleur claire sur les sols, la majorité municipale de Melun recouvre de nombreux espaces urbains et ne tient pas compte de ces recommandations lors des travaux de voirie. Ainsi la place Saint-jean vient d’être transformée en une énorme dalle de bitume, véritable étuve quand il fait chaud. Alors qu’il serait nécessaire de végétaliser toitures et façades, et de capter l’énergie solaire, aucune politique ambitieuse n’existe sur Melun comme le monstre de béton qu’est le nouveau santé-pôle public-privé (sic) là où se trouvait un grand espace boisé. Pour ne rien dire du soi-disant éco-quartier qui a d’abord consisté à détruire la nature environnante, végétaux et animaux, et à urbaniser les alentours de la ville. Les conséquences, ce sont des températures plus élevées de 2 à 3 degrés, par rapport à l’extérieur de la ville, voire de 4 à 8 degrés supplémentaires par rapport aux massifs forestiers qui l’entourent.

Dedans, dehors, les espaces de nature sont dévorés par la ville pour servir les intérêts spéculatifs des multinationales du béton et les ambitions anti-écologiques et socialement injustes de notre maire. Car cette politique est irresponsable d’un point de vue écologique. Elle dégrade les conditions de vie des habitant.e.s de Melun et augmente le phénomène globale du réchauffement climatique. Elle n’a qu’une seule ambition vendre tous les espaces disponibles possibles à des promoteurs immobiliers pour désendetter la ville et recouvrer une capacité d’emprunt sur les marchés qui permette au maire de mener sa politique sécuritaire. En effet, l’achat chaque année de nouvelles caméras de vidéo-surveillance sont les seuls investissements consentis par le maire et la police municipale est la seule administration à voir ses effectifs progresser quand le personnel communal au service de la population de notre ville diminue. Nous regrettons, par exemple et depuis des années, une médiathèque qui ne fonctionne qu’à temps partiel faute de moyens humains. Des services publics accessibles et nombreux sont pourtant un des leviers les plus efficaces en faveur de l’inclusion de toutes et tous dans la ville et de la lutte contre les inégalités sociales. Mais le maire n’en a cure. Il n’a qu’un seul objectif augmenter le nombre de policiers municipaux jusqu’à 50. Là où son rôle de premier magistrat de notre ville devrait lui commander au contraire d’enjoindre à l’Etat d’assurer comme il se doit la sécurité des citoyen.ne.s et de mettre tous les moyens à sa disposition dans l’amélioration du cadre de vie des melunaises et des melunais. N’est-ce pas pourtant ce qu’il avait annoncé ?

Claude Bourquard et Bénédicte Monville-De Cecco

élu.e.s du groupe Bien Vivre à Melun

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CP-Melun, certains l’aiment chaud !

APPEL de MILITANTS DE GAUCHE ET ECOLOGISTES DE L’AGGLOMERATION DE MELUN POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KOHMRI

L’avant-projet de loi présenté par la ministre du travail Myriam El Khomri constitue une grave remise en cause des droits des salarié-e-s, une véritable déclaration de guerre au monde du travail en même temps qu’un terrible retour en arrière. Plafonnements des indemnités à 15 mois de salaires pour les travailleurs licenciés, temps d’astreinte décomptés du temps de repos, possibilité de faire travailler les apprenti-e-s 10 heures par jour et 40 heures par semaine et les salarié-e-s 60 heures hebdomadaire (sans possibilité de refus), moindre majoration des heures supplémentaires, disparition des jours accordés en cas de décès d’un proche…Les principales dispositions de ce projet aboutiront à une destruction du code du travail au seul profit du patronat qui applaudit d’ailleurs cette réforme. Le projet du gouvernement serait une rupture dans la hiérarchie des normes en prévoyant la possibilité d’accords d’entreprises contournant les organisations syndicales et qui prévaudraient sur la loi. Les salarié-e-s ne seraient, pour ainsi dire, plus protégé-e-s.

Après les 41 milliards du pacte de responsabilité distribués aux grandes entreprises, financés par une baisse dramatique des dépenses publiques, et sans aucun effet sur l’emploi, après la loi Macron facilitant le travail du dimanche, instituant des transports pour riches et pauvres, après l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, la coupe est pleine : trop c’est trop !

Nous appelons à une large mobilisation sociale et politique pour obtenir le retrait de ce projet dangereux pour nos droits en signant la pétition en ligne (https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci) ainsi que toute autre pétition allant en ce sens et en participant à la construction d’un mouvement associant toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit du travail protecteur pour tous les salarié-e-s. Nous ne sommes pas dupes du report temporaire de la loi par le gouvernement et restons mobilisés et vigilants.

Nous prendrons, dans les semaines qui viennent, des initiatives locales en ce sens et appelons dores et déjà à participer aux manifestations syndicales qui exigent le retrait du projet de loi dès le 9 mars avec la perspective d’une grève générale si nécessaire.

Bénédicte Monville (EELV, Melun), Pierre Carassus (Gauche Républicaine, Vaux le Pénil), Thomas Guyard (PCF, Melun),  Nicolas Alix (PS, Dammarie les Lys), Jean-Louis Masson (PCF, Vaux le Pénil), Farida Atigui ( Front de gauche, Melun) Patricia Rouchon (PCF, Vaux le Pénil), Régis Dagron (PCF, Livry sur Seine),  Jean-François Chalot (POID, Vaux le Pénil), Margot Cimic (PCF, Dammarie les Lys) Sandro De Cecco (Parti de gauche, Melun), Julien Guérin (République et socialisme, Vaux le Pénil), Vincent Benoist ( PCF, Dammarie les Lys), Yves Rémy (PCF, Melun).

Nous voulons des transports qui fonctionnent

Lors du dernier conseil municipal, Claude Bourquard est intervenu pour demander au maire de Melun de bien vouloir se faire l’écho auprès du STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France) de notre préoccupation.

En effet, ces derniers mois les conditions de circulation sur les lignes D du RER et R du transilien se sont considérablement dégradées.

Il y a les travaux, nécessaires bien sûr, mais il y a surtout, et les chemineaux n’ont cessé de nous alerter, de très mauvaises conditions d’exploitation étant donné un manque de personnel chronique et du matériel vieillissant.

Non seulement cette situation augmente nos temps de transport et alourdit nos journées jusqu’à la limite du supportable mais elle bouleverse l’organisation des familles. Combien de parents se sont retrouvé.e.s ces semaines passées dans l’incapacité d’aller récupérer un enfant à l’école ?

En outre, cela dégrade l’image de notre ville.

Nous voulons redire que les politiques d’austérité menées par l’Etat empêchent le recrutement du personnel et du matériel nécessaires au bon fonctionnement de nos transports en commun.

Ces politiques pénalisent les usagers que nous sommes et nos familles. Elles pénalisent le personnel qui n’a pas les moyens de faire son travail correctement et vont à l’encontre du développement nécessaire des transports en commun pour limiter les transports individuels, nos émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Ces politiques doivent cesser et la satisfaction de l’intérêt général doit redevenir l’objectif premier des politiques publiques.

Nous remercions le maire de Melun qui a accepté notre requête, soutenue par l’ensemble du conseil municipal, et a déjà adressé une lettre à Mme Valérie Pécresse. Nous attendons sa réponse.

CP-Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant

MELUN, le 26/11/2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GROUPE MUNICIPAL BIEN VIVRE À MELUN

Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant.

Alors que les alertes sur le climat sont de plus en plus nombreuses et confirmées par les résultats des études scientifiques, la majorité melunaise est en incapacité de gérer de façon responsable la ressource en eau comme l’a montré la récente délibération adoptée lors du conseil municipal du 19 novembre dernier.

Vis à vis d’une ressource en eau, bien commun de l’humanité, qui risque, dans l’avenir, de devenir rare dans notre région, la responsabilité des élus communaux aurait été de tout mettre en œuvre pour diminuer nos prélèvements agricoles, domestiques et professionnels. Donc investir dans l’éducation aux gestes d’économie d’eau, dans le développement de technologies industrielles et dans la recherche sur une agronomie économe en eau. C’est à dire de réfléchir en priorité sur la réduction de la consommation et non sur l’augmentation de la production.

Ce n’est malheureusement pas le choix qu’à fait la majorité municipale en décidant d’adopter une délibération qui prévoit la construction d’une usine de traitement de l’eau de la Seine dont l’objectif est d’augmenter la consommation d’eau que ne peut plus assurer seule la nappe du calcaire de Champigny, par ailleurs très fortement polluée par les pesticides d’origine agricole. C’est une fuite en avant qui ne peut qu’aboutir à une catastrophe écologique et économique.

Cette décision a été prise en dépit du bon sens. Il est bien évident que lorsque le niveau de la nappe du calcaire de Champigny est bas en raison d’une pluviométrie insuffisante, il en est de même du niveau de la Seine. Il n’est donc pas question de compenser l’une par l’autre sans nuire gravement aux écosystèmes et aux activités économiques. Pour que cela soit possible, il faudrait construire, en plus de cette usine de traitement, d’énormes réservoirs pouvant stocker l’eau de la Seine en amont de Melun. Cela signifierait une explosion des impôts locaux et de la facture d’eau, toutes deux déjà très élevées.

Une politique alternative beaucoup moins coûteuse et plus responsable existe. Elle passe avant tout par la mise en œuvre d’une agro-écologie péri-urbaine affranchie de l’usage des pesticides, la surveillance et la maintenance plus performante des fuites sur les réseaux de distribution d’eau, l’indexation du coût de l’eau sur la baisse de la consommation par habitant ou par unité de production, le développement d’une éducation à la ressource en eau. Bien sur, tout cela serait plus facile si la collectivité publique avait la maîtrise de la ressource en eau. Ce qui n’est pas le cas dans la mesure où elle a délégué cette charge à une entreprise privée.

Mais finalement, si l’avenir de la ressource en eau des melunais est fortement compromis, ce n’est pas le cas de l’entreprise qui en assure la gestion. Dans cette délibération, il est prévu que la durée de sa délégation de service public passe de dix à vingt ans pour amortir cet investissement. L’eau s’asséchera peut-être, tout comme le porte-monnaie des melunais, mais le marché restera juteux !

Pour le groupe politique Bien Vivre à Melun

Claude BOURQUARD