Auteur : benmonville

Stratégie régionale pour la forêt et le bois 2018-2021, Intervention Bénédicte Monville-De Cecco

Séance plénière du conseil régional des 23 et 24 novembre 2017

Rapport CR 2017-185 : Stratégie régionale pour la forêt et le bois 2018-2021

Intervention Bénédicte Monville-De Cecco
Groupe AES (Alternative écologiste et sociale)

Monsieur le président, Madame la vice-présidente, Mesdames et messieurs les élu.es,

Ce rapport qui énonce la stratégie régionale pour la forêt et le bois part d’un constat que nous partageons. La forêt qui s’étend aujourd’hui sur 1/3 du territoire national et 1/4 du territoire francilien et compte quelques 126 espèces d’arbres constitue un formidable trésor. Pour autant, le défaut d’une politique industrielle concertée explique que la filière hexagonale de gestion de la forêt représente 12% du déficit commercial de notre pays et qu’elle ait inexorablement perdu au plan national des dizaines de milliers d’emplois depuis trente ans.

Parmi les raisons qui expliquent cette situation, votre rapport souligne les difficultés liées à l’émiettement de la forêt entre une multitude de propriétaires privés, sa sous- exploitation mais aussi et c’est à mon avis un point sur lequel votre rapport n’insiste pas assez la vente directe de bois brut sur un marché mondialisé qui a détruit la filière des scieries. Notre pays comptait 7000 scieries en 1970, il n’en reste que 1600 sur le territoire nationale et, à en croire votre rapport, une seule en IDF. La mondialisation a abouti à la destruction d’une filière en circuit court qui existait jusque dans les années 70. Et, à une perte de la culture du bois de la part d’industriels qui n’avaient plus à se soucier de gestion forestière. Car, au contraire de l’Allemagne ou du Gabon, la France n’a pas interdit l’exportation de grumes ou troncs bruts non sciés. De ce point de vue, nous regrettons que vous ne vous engagiez pas à porter l’exigence d’une nouvelle réglementation en ce sens. Tout comme vous ne proposez aucune solution à l’éparpillement de sa propriété et aux difficultés de gestion que cela induit.

Nous partageons votre souci de replacer la forêt au cœur de la stratégie de développement de notre région en créant les conditions du développement d’une filière forêt-bois à l’échelle régionale et interrégionale. Nous avons bien noté aussi la reconnaissance des services écologiques que rend la forêt à notre écosystème entre autre en absorbant et, par conséquent, en limitant nos émissions de CO2.

Cependant, votre rapport fait l’impasse sur au moins deux dangers immédiats qui menacent la forêt et par conséquent toute politique industrielle sylvicole.
D’une part, si la filière que vous souhaitez dynamiser peut se trouver renforcée par le développement de la construction en bois et l’incitation à l’usage du bois comme source d’énergie renouvelable, elle se trouvera immanquablement fragiliser par le doublement de la production mondiale de bois d’ici à 2050. Sans une intervention politique qui vise à la protection des circuits courts, plutôt que de continuer à s’en remettre à la main invisible du marché, l’accroissement de la concurrence internationale fragilisera une filière et des conditions sociales déjà insatisfaisantes. Vous n’en faites aucun cas.

D’autre part, il faut attendre l’action n°11 et la p.33 sur 35 de votre rapport pour qu’apparaisse le souci de la préservation de la ressource et que vous parliez enfin, je cite : « de renouvellement de peuplements forestiers voire de création d’espace forestier ». Mais votre rapport ne fixe aucune limite à l’urbanisation de notre région qui, proportionnellement, compte déjà moins de surface boisée que le territoire national. Au contraire, vous encouragez par exemple la construction d’une autoroute qui traversera de part en part le bois de Bréviande en Seine et Marne et portera un coup terrible aux services sociaux et environnementaux qu’il rend aux habitant.es de notre région.

En outre, la forêt est fragilisée par sa vulnérabilité face au changement climatique. Votre rapport n’en parle pas du tout. Au risque d’une gestion de court terme qui envisage essentiellement la forêt comme une réserve de bois ou un puits de carbone et ignore que la forêt est un écosystème complexe dont la préservation passe par la conservation des ressources génétiques et de la biodiversité forestière.
La forêt française, telle que nous la connaissons aujourd’hui est le résultat d’une politique volontariste initiée par Colbert en 1663 qui voulait assurer l’indépendance de la fourniture en bois de la flotte royale. En 2017, le réchauffement climatique, des émissions de CO2 reparties à la hausse, la mondialisation des marchés non régulés auraient dû vous dicter des mesures contraignantes dans la sanctuarisation des bois et forêts d’IDF, de protection des ressources génétiques et de la biodiversité des forêts et des actions qui visent à la protection sur le long terme de la filière industrielle locale que vous souhaitez dynamiser avec le présent rapport.

Si nous sommes favorables à votre rapport, si nous en partageons le constat et les objectifs, nous pensons, qu’il ne se donne pas les moyens de son ambition. Nous espérons qu’il ne s’agira pas seulement d’une stratégie de communication et que vous saurez entendre les manques qui le caractérisent.

Publicités

L’eau est indispensable à la vie et pourtant si mal traitée

Voici notre tribune pour le prochain journal municipal. Nous sommes toujours très limité.e.s par le nombre de signes (1000) qui ne nous permet pas d’argumenter. Au prochain conseil municipal nous demanderons à présenter une délibération pour augmenter le nombre de signes.

L’eau est indispensable à la vie et pourtant si mal traitée. La majorité a décidé qu’une usine de captage et de traitement des eaux de la Seine serait construite par la multinationale de l’eau Véolia. En échange, elle prolonge de 9 ans la délégation confiée à Veolia pour l’eau. La majorité argue du fait que la ressource en eau est sous tension parce que les pluies sont moins abondantes. Sauf que le rapport du délégataire Véolia fait état de pertes en ligne importantes : 20,22% pour 2016. Qu’attend donc la mairie pour obtenir de son délégataire qu’il fasse les réparations nécessaires. Et, nous savons que la préfecture limite les prélèvements dans la nappe du champigny du fait de sa mauvaise qualité biologique : « son niveau n’a pas trop baissé malgré un hiver sec mais nombre de polluants émergents font leur apparition » (A’QuiBrie).

Plutôt que de mener une politique de préservation de notre ressource en eau courageuse, la mairie préfère demander à Véolia de construire une usine sur la Seine en alourdissant encore un peu plus longtemps la facture d’eau des Melunais.

Bénédicte Monville-De Cecco et Claude Bourquard

Groupe municipal d’opposition Bien Vivre à Melun

Melun, certains l’aiment chaud !

Communiqué de presse 

La période de fortes chaleurs du mois de juin pose à nouveau la question d’une conception de la ville et de ses alentours qui limite l’effet d’îlot de chaleur urbaine (ICU). La majorité municipale de Melun n’est malheureusement pas encore entrée dans cette logique. Alors que tous les experts proposent le maintient et le développement des espaces végétalisés, à Melun, on les fait disparaître pour y construire de nouveaux bâtiments comme aux alentours de l’école des Mézereaux, en bas de l’Almont sur l’ancien terrain de boules qui sert depuis longtemps d’espace de promenade aux habitant.e.s ou sur la colline de l’hôpital à l’emplacement de l’ancien IUFM où s’élèvent maintenant deux gros immeubles de béton. Alors que les urbanistes conseillent de ne pas recouvrir les sols naturels et, là où on ne peut pas faire autrement, d’utiliser des matériaux de couleur claire sur les sols, la majorité municipale de Melun recouvre de nombreux espaces urbains et ne tient pas compte de ces recommandations lors des travaux de voirie. Ainsi la place Saint-jean vient d’être transformée en une énorme dalle de bitume, véritable étuve quand il fait chaud. Alors qu’il serait nécessaire de végétaliser toitures et façades, et de capter l’énergie solaire, aucune politique ambitieuse n’existe sur Melun comme le monstre de béton qu’est le nouveau santé-pôle public-privé (sic) là où se trouvait un grand espace boisé. Pour ne rien dire du soi-disant éco-quartier qui a d’abord consisté à détruire la nature environnante, végétaux et animaux, et à urbaniser les alentours de la ville. Les conséquences, ce sont des températures plus élevées de 2 à 3 degrés, par rapport à l’extérieur de la ville, voire de 4 à 8 degrés supplémentaires par rapport aux massifs forestiers qui l’entourent.

Dedans, dehors, les espaces de nature sont dévorés par la ville pour servir les intérêts spéculatifs des multinationales du béton et les ambitions anti-écologiques et socialement injustes de notre maire. Car cette politique est irresponsable d’un point de vue écologique. Elle dégrade les conditions de vie des habitant.e.s de Melun et augmente le phénomène globale du réchauffement climatique. Elle n’a qu’une seule ambition vendre tous les espaces disponibles possibles à des promoteurs immobiliers pour désendetter la ville et recouvrer une capacité d’emprunt sur les marchés qui permette au maire de mener sa politique sécuritaire. En effet, l’achat chaque année de nouvelles caméras de vidéo-surveillance sont les seuls investissements consentis par le maire et la police municipale est la seule administration à voir ses effectifs progresser quand le personnel communal au service de la population de notre ville diminue. Nous regrettons, par exemple et depuis des années, une médiathèque qui ne fonctionne qu’à temps partiel faute de moyens humains. Des services publics accessibles et nombreux sont pourtant un des leviers les plus efficaces en faveur de l’inclusion de toutes et tous dans la ville et de la lutte contre les inégalités sociales. Mais le maire n’en a cure. Il n’a qu’un seul objectif augmenter le nombre de policiers municipaux jusqu’à 50. Là où son rôle de premier magistrat de notre ville devrait lui commander au contraire d’enjoindre à l’Etat d’assurer comme il se doit la sécurité des citoyen.ne.s et de mettre tous les moyens à sa disposition dans l’amélioration du cadre de vie des melunaises et des melunais. N’est-ce pas pourtant ce qu’il avait annoncé ?

Claude Bourquard et Bénédicte Monville-De Cecco

élu.e.s du groupe Bien Vivre à Melun

Téléchargez le communiqué de presse en PDF :

CP-Melun, certains l’aiment chaud !

Voir l’article du Parisien

#Melun, Protection du massif de #Bréviande, notre voeu est rejeté par la majorité, l’opposition socialiste et communiste s’abstient

La question du contournement de Melun est prégnante depuis les années 1990. Bien que les associations locales ainsi que plusieurs communes concernées aient proposé des solutions raisonnables et alternatives, c’est le projet autoroutier (anciennement C5) qui a été mis en avant par les pouvoirs publics. Ce projet de rocade est prévu entre les D605, D606, D346 et un pont situé sur la Seine entre Boissettes et Boissise-la-Bertrand, pour rejoindre ensuite le contournement de Ponthierry-Pringy.

Cette nouvelle voirie, longue de 6 kilomètres, amputerai le Massif de Bréviande de 9 ha (voie de transit simple 2×1) à 20 ha (voie rapide 2×2) soit entre 9,8 % et 21,5 % de la surface du massif. Elle aurait aussi pour effet de couper le massif en deux zones qui ne seraient plus en communication écologique.

L’Agence Régionale des Espaces Verts d’Île-de-France reconnaît l’intérêt du massif de Bréviande en ces termes : « Véritable poumon vert pour les agglomérations qui l’entourent, l’espace naturel régional de Rougeau et Bréviande englobe également plusieurs bois communaux et couvre au total trois Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ».

De même, dans le cadre du Plan Vert de la région Île-de-France, Valérie Pécresse et Chantal Jouanno ont fait l’annonce suivante : « Le but est de devenir producteur net d’espaces verts en créant 500 hectares d’ici à 2021. Soit l’équivalent d’un bois de Boulogne ». Cet objectif est notamment incompatible avec le contournement de Melun prévu au plan anti-bouchon de ce même conseil régional.

Le massif de Bréviande n’a pas le même statut social que les grands massifs forestiers de Seine et Marne. Il rend un service social à de très nombreux habitants et habitantes, principalement des classes populaires, de Melun, du Mée, de Vert-Saint-Denis, de Cesson, de Boissettes, de Boissise-la-Bertrand, attirés par la présence en son sein d’une Maison de l’Environnement, d’un arboretum, d’un sentier botanique unique (accessible aux aveugles), des nombreux sentiers permettant les activités physiques et d’une aire de pique-nique aménagée avec des barbecues. Ces populations ne vont pas dans le massif de Fontainebleau qui ne joue pas ce rôle social et qui nécessite de se déplacer en voiture.

Cet aspect social est confirmé par l’ensemble des scientifiques dont Anne-Marie Granet de l’ONF qui cite en exemple le Bois de Bréviande : « La fréquentation de bois et forêts proches de quartiers populaires et aménagés pour répondre aux besoins des riverains montre que se jouent pourtant autour de ces espaces de vrais enjeux sociaux (photo 1, ci-dessus Bréviande) qui vont bien au-delà du seul loisir dont l’importance ne saurait cependant être niée. On peut évoquer les enjeux de santé face à la sédentarité ou à l’excès de stress, d’apprentissage de l’autonomie pour les plus jeunes, de cohésion sociale par l’appropriation symbolique de ces espaces. »

En conséquence des éléments ci-dessus, le Conseil Municipal de Melun émet le vœu suivant :

Le Conseil Municipal de Melun réuni le 23 mars 2017 :

  • Demande à Madame la Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Madame la Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France, Monsieur le Président du Conseil Départemental de Seine et Marne, Monsieur le Président de la communauté d’agglomération Melun – Val de Seine de prendre toutes les mesures nécessaires à la préservation intégrale du massif de Bréviande relativement à l’éventualité d’implantation de nouvelles voiries.
  • Renouvelle son attachement au principe de protection intégrale de la forêt régionale de Bréviande en tant que massif forestier de proximité et demande à ce qu’aucune nouvelle voirie ne soit implantée dans cette forêt.

    Claude BOURQUARD
    Bénédicte MONVILLE – DE CECCO

 

Lire aussi : « Melun, Les vœux des écolos tombent à l’eau », par Julien Van Caeyseele, La République de Seine et Marne du 23/05/2017.

La majorité refuse nos voeux en faveur d’une politique responsable pour limiter la pollution de l’air à Melun, l’opposition socialiste et communiste quitte la salle du conseil, visiblement pas concernée par le sujet, ou s’abstient.

25401-170128104416762-01-630x0

Après avoir dénoncé cet hiver l’inaction de la majorité municipale devant les résultats inquiétant de notre enquête sur la pollution de l’air à Melun, nous avons fait des propositions concrètes au conseil municipal. La majorité a voté contre, les socialistes et les communistes ont quitté la salle du conseil, visiblement pas concernés par le sujet, à l’exception de François Kalfon qui s’est abstenu. 

Jeudi soir, Bénédicte Monville et Claude Bourquard ont présenté quatre voeux au conseil municipal en faveur d’une politique responsable pour limiter la pollution de l’air à Melun (voir notre article sur l’inaction de la majorité contre ce fléau).

  • un voeu adressé au Conseil Régional demandant la préservation de la forêt de Bréviande, poumon de l’agglomération, à l’encontre du projet de contournement de Melun par l’ouest, qui pourrait l’amputer a minima de 9 ha, au pire de 20 ha (entre 9,8 et 21,5 % de la surface totale), qui plus est en le divisant en deux parcelles sans communication écologique;
  • un voeu adressé au Conseil Régional concernant le projet d’un nouveau franchissement de la Seine, susceptible d’augmenter dans les années à venir la circulation sur l’agglomération en favorisant le recours à l’automobile, alors même que des épisodes de pollution atmosphérique sévère ont été constatés par la borne Airparif en novembre et décembre dernier, demandant que des études objectives et indépendantes administrent la preuve de l’efficacité d’un tel projet, déterminent l’impact sur la biodiversité, tout en réaffirmant le souhait de diminuer l’importance des voitures et des camions dans la ville;
  • un voeu adressé à la Communauté d’Agglomération Melun-Val-de-Seine pour développer les mobilités actives (marche, vélo, trottinette) en leur donnant un vraie place, sécurisée, dans l’espace urbain, en excluant tout nouvel aménagement en faveur du transport routier, hors celui en commun à renforcer en fonction des besoins de circulation de la population;
  • enfin, un voeu à la Communauté d’Agglomération Melun-Val-de-Seine pour appeler à une conférence de citoyen-ne-s dans le cadre d’une consultation des populations sur la circulation des véhicultes dans l’agglomération et sur les aménagements à y apporter pour l’améliorer.

Différents aspects d’une vision politique alliant souci de santé publique, respect de la biodiversité, qualité de vie, justice sociale, démocratie et efficacité dans la conduite des politiques publiques qui sont les marqueurs de la liste citoyenne et écologiste portée en 2014 par le groupe Bien Vivre à Melun.

Les socialistes et les communistes ont quitté la salle du conseil, visiblement pas concernés par le sujet, à l’exception de François Kalfon qui s’est abstenu. La majorité a voté contre.

ps : Initialement proposés au conseil municipal du 23 mars, nos quatre voeux ont finalement été soumis au conseil municipal le 18 mai 2017, selon le bon vouloir du maire.

Voir l’article de la République de Seine et Marne

Voeu-Bréviande

voeu CM du 23:03:17-Franchissements

Voeu CM du 23:03:17-Mobilités actives

Voeu-conférence-de-citoyens

Nemours. Un rapport et des pistes pour mieux faire face aux inondations

par Sylvain Deleuze
12 avril 2017, 12h20 | MAJ : 12 avril 2017, 19h50

« Ce rapport est complet. Cela va de l’alerte en amont, la crise et l’après, les conséquences, salue Valérie Lacroute, la députée et maire (LR) de Nemours, qui a « longuement étudié » le rapport présenté par la ministre Ségolène Royale (PS), le mois dernier, sur les inondations du printemps 2016. Les intempéries ont très lourdement touché le département, notamment autour de Nemours et Moret-sur-Loing.

Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère régionale d’Ile-de-France (groupe EELV) et conseillère municipale d’opposition à Melun, est plus mitigée. « Nous savons comment gérer la crise, même si le rapport pointe des choses à améliorer, mais rien n’est prévu sur le long terme. Ce rapport confirme aussi que ces inondations sont dues à des pluies exceptionnelles. Malheureusement, cela risque de se reproduire avec le réchauffement climatique. »

« Quelque chose de schizophrénique »

Valérie Lacroute préconise que « les services de l’État mettent en œuvre les recommandations et non les petites communes ». La députée réclame en outre une réorganisation complète des syndicats des rivières, pour avoir une meilleure réactivité face à la montée des eaux. « Dans une deuxième phase, nous devons nous mettre en lien avec le département du Loiret. J’ai compris que nous allions être inondés quand j’ai vu Montargis sous les eaux », explique-t-elle, consciente de la difficulté de la tâche. « On doit revoir notre façon de nous implanter, notamment dans des zones inondables. Les constructions imperméabilisent les sols. L’eau ne va donc plus dans les nappes phréatiques mais dans les fleuves », dénonce, effarée, Bénédicte Monville-De Cecco.

Autre élément à développer, la communication. La transmission des informations émanant de la préfecture doit être plus directe, selon l’élue LR. « C’est très bien que les messages importants arrivent sur nos portables », apprécie Valérie Lacroute. « On est dans quelque chose de schizophrénique, juge l’élue écologique. On peut faire tous les rapports que l’on veut mais si l’on continue à se développer de la même manière, cela se reproduira. »

leparisien.fr

http://m.leparisien.fr/nemours-77140/nemours-un-rapport-et-des-pistes-pour-mieux-faire-face-aux-inondations-12-04-2017-6847902.php

#Melun #Justicesociale et #politiquesécuritaire, nos amendements pour la généralisation du quotient familial à tous les services municipaux pour plus de justice sociale et contre le déploiement inconsidéré de la video-surveillance sont rejetés par la majorité. L’opposition socialiste et communiste s’abstient.

Au conseil municipal du 23 mars 2017, Bénédicte Monville et Claude Bourquard, élus d’opposition du groupe Bien Vivre à Melun, ont présenté deux amendements au budget 2017 que nous soumettait la majorité.

  • un amendement pour plus de justice sociale et pour la généralisation du quotient familial à l’ensemble des services à la population de la municipalité;
  • un autre visant à limiter le déploiement de la vidéo-surveillance dans la ville et à consacrer une partir des 200 000 euros prévus pour l’achat de nouvelles caméra à la réalisation d’une étude indépendante qui pourra dire si oui ou non ces caméras sont efficaces pour assurer la sécurité de nos concitoyens ou si, au contraire et comme nous le pensons, elles sont inefficaces. Nous pensons qu’une politique efficace de sécurité doit d’abord viser à la prévention de la délinquance et consacrer son budget à renforcer la présence sur le terrain de femmes et d’hommes dont c’est le métier.

La majorité municipale a voté contre, l’opposition socialiste et communiste s’est abstenue.

Voir l’article du parisien : Melun, pas de bilan sur la vidéosurveillance

Amendement-1-CM-23-03-16

Amendement-2-CM-23-03-16

Melun Val-de-Seine. Le plan anti-bouchon de la région booste le contournement

Sophie Bordier
12 mars 2017, 12h30 | MAJ : 13 mars 2017, 17h02
« Ce plan est ultra-rétrograde » selon Bénédicte Monville De Cecco (EELV), conseillère régionale et élue d’opposition à Melun « car il réinstalle la voiture au centre des mobilités. Or, plus il y a de voies, plus il y aura de véhicules. Cela va augmenter la pollution atmosphérique car le trafic routier représente 25% de cette pollution. »
Pour lire l’ensemble de l’article

#CIN Une vision technocratique et libérale de l’aménagement du territoire #CAMVS @villeMelun

Un Contrat d’Intérêt National qui pêche par UNE VISION TECHNOCRATIQUE ET LIBÉRALE de l’aménagement du territoire.

Hier, la Communauté d’Agglomération Melun-Val de Seine (Agglo Mvs#CAMVS) a adopté son Contrat d’Intérêt National (#CIN), un dispositif récent qui permet la signature d’un pacte entre l’Etat, la Région, le Département et la Communauté d’Agglomération en vue de financer de manière concertée les politiques de développement que la Communauté d’agglomération a définies pour elle-même.

Ce Contrat d’Interêt National (CIN) pêche par une vision technocratique et libérale de l’aménagement du territoire. On nous y parle de compétitivité des territoires, croissance, construction métropolitaine quand il y a urgence à penser et à parler en terme de résilience, emploi pour tou.te.s, souveraineté alimentaire, nourriture saine, air respirable, qualité de vie. Dans ses diagnostiques ce Contrat d’Intérêt National (CIN) souligne que la majeur partie des activités de notre territoire sont des activités de service et qu’elle ne profitent que partiellement aux actifs de notre territoire qui affiche un fort taux de chômage et un faible revenu moyen par habitant. On s’étonne alors de voir qu’une part importante de l’argent, 40 millions sur les 55,5 millions consacrés au développement économique, est concentrée sur le pôle aéronautique de Villaroche. Le choix d’un soutien au développement de filières industrielles sur notre territoire n’est pas en soi négatif, sinon qu’une part des activités de la Snecma-Safran est située dans l’aéronautique militaire. Autrement dit, la croissance d’une partie des activités de ce groupe est liée à la dramatique croissance des guerres dans notre monde. Mais si nous partageons l’idée d’un soutien local au développement de l’industrie nous déplorons que ce soutien appuyé à l’aéronautique se fasse au détriment de l’agriculture et de la promotion d’une autre filière d’activités industrielles, les énergies renouvelables. En effet, agriculture et politique énergétique se partagent deux maigres millions d’euros alors même que leur potentiel en terme de création d’emplois est énorme sur notre territoire. Ce n’est absolument pas à la hauteur des enjeux : résorption du chômage de masse, lutte contre la pollution de notre nourriture et de notre air, et contre le dérèglement climatique et ses conséquences dramatiques. De plus, quand on lit que potentiellement le développement du pôle aéronautique de Villaroche pourrait entrainer l’artificialisation de 700 hectare de terres agricoles, il y a de quoi être très inquiet.

De la même manière, les priorités en termes de « maîtrise des déplacements » affichent des objectifs que les crédits octroyés contredisent. Hors TZen, dont nous avons plusieurs fois dit que nous considérions qu’il était un équipement bien trop cher pour le service rendu (nous réaffirmons ici que nous sommes évidemment favorables au déploiement de bus en sites propres). Le CIN consacre 20 Millions d’euros à la réalisation d’un pont amont sur la Seine et moitié moins en faveur d’actions qui favoriseront le report modal vers les transports en commun et les mobilités actives. Or, notre territoire qui se situe au carrefour des grands axes d’échanges souffre déjà d’une présence asphyxiante des modes de transport routier. Rappelons que, lors des pics de pollution des mois de novembre et décembre 2016 et janvier 2017, la borne d’enregistrement de la pollution de l’air située avenue Thiers à Melun a enregistré les taux de pollution aux particules fines les plus forts de toute l’Île de France. Le pont supplémentaire provoquera le report d’une partie du traffic routier et, dans un premier temps, du fait de sa répartition, le sentiment d’une amélioration. Mais sans une politique de dissuasion efficace contre l’usage de la voiture individuelle quand elle n’est pas nécessaire et le transit des camions, quand ils n’ont pas de raison de traverser notre agglomération, toutes les expériences montrent que, du fait même de l’amélioration de ses conditions, le traffic augmentera inexorablement jusqu’à provoquer (en moyenne en cinq ans selon les études) les mêmes nuisances et désagréments qu’avant. A ceci près que le traffic global dans l’agglomération aura du coup fortement augmenté. Là encore on passe en grande partie à côté des enjeux et on ne fait pas ce qu’il faudrait faire.

Pour ce qui concerne le tourisme, là encore la vision déployée par le CIN est étroite et ce, alors même que le président Vogel en a fait une de ses priorités. Il se concentre sur le Château de Vaux-Le-Vicomte pour lequel il demande le classement de Maincy en qualité de « Grand Site » et prévoit d’en améliorer la desserte. En tout, ce sont 3 millions de financement public qui seront consacrés au château sans qu’aucune contrepartie ne soit demandée au propriétaire de ce château privé dont l’accès reste extrêmement cher et hors de la portée de nombreux habitant.e.s de notre communauté d’agglomération. C’est 1 million de plus que ce que le CIN prévoit de consacrer à l’agriculture et aux énergies renouvelables combinées ! En outre, ce volet tourisme ne prévoit rien quant à la promotion de l’éco-tourisme alors même que la présence d’un grand fleuve, de plusieurs rivières, de bois, de la forêt, sur le territoire de l’agglomération représente un atout extraordinaire dans une région soumise à une urbanisation galopante et où des plus en plus d’individus souffrent du manque d’espaces verts.

Enfin et pour terminer, cette vision technocratique et libérale est particulièrement bien illustrée par la terminologie employée pour parler du futur hôpital de Melun. On parle de « Santé-pôle » comme on parle de pôle-aéronotique, comme si les mots n’avaient plus aucun sens. Pourtant l’abandon du mot hôpital dont l’étymologie renvoie à hospitalité est significative d’une volonté de transformer la santé en une marchandise, que certain.e.s pourront s’offrir et d’autres non. Cette vision libérale de la santé nie toute notre histoire où l’hôpital était depuis le moyen âge « un établissement charitable hospitalier où on recevait les gens sans ressources pour les entretenir et les soigner », c’est-à-dire l’expression de notre solidarité et de notre fraternité, de ce que notre société a généré de meilleure et auquel malheureusement notre communauté d’agglomération tourne le dos.

Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère communautaire

Feu vert pour la reprise des travaux de l’éco-quartier Montaigu

Après plusieurs années de blocage, lié à des contentieux judiciaires, les élus melunais ont évoqué la reprise des travaux pour l’éco-quartier de Montaigu. Des négociations ont été menées afin d’éviter d’attendre la décision de justice.

12/02/2017 à 17:33 par Julien Van Caeyseele

Des bulles de ventes désertes alignées à l’entrée nord de Melun, des travaux entamées sur la plaine de Montaigu et au point mort depuis des années. Lors du conseil municipal de Melun, jeudi 2 février, les élus ont évoqué la reprise prochaine des travaux de l’éco-quartier de Montaigu. Les groupes d’opposition sceptiques
Lors du conseil municipal, les élus d’opposition ont indiqué leur crainte quant aux nouveaux contours du projet. Dans leur ligne de mire, l’appellation d’éco-quartier et la densification liée aux 219 logements supplémentaires.


(…)
Ils ont voté contre la délibération. Lors de la délibération concernant l’éco-quartier Montaigu, les groupes d’opposition Bien vivre à Melun et Un nouveau souffle pour Melun ont fait part de leurs interrogations quant aux contours de la reprise de ce projet.
« La commune n’est pas responsable des recours en justice, a admis François Kalfon (PS). Mais nous ne voulons pas d’un éco-quartier cosmétique qui ressemble plus à du greenwashing qu’autre chose. »
Ainsi, l’élu d’opposition redoute que le nom d’éco-quartier ne soit qu’une image afin de donner au projet un aspect écologique responsable « alors qu’il est dominé par une logique de promotion immobilière », selon lui. Dans sa ligne de mire, la densification du projet.
« Notre volonté est d’apporter une vraie plus-value au projet, a rétorqué Nathalie Gagnarde de Crédit Agricole immobilier. Une conciergerie sociale et solidaire sera d’ailleurs intégrée au projet. »
Pour Claude Bourquard (SE), du groupe Bien vivre à Melun, « l’éco-quartier doit obligatoirement intégrer des initiatives citoyennes. »
Et d’ajouter : « Il est nécessaire de proposer une innovation audacieuse concernant la conception de l’école : ce futur quartier doit devenir un outil pédagogique pour les habitants qui vont y vivre. »
Pour Bénédicte Monville de Cecco (EELV), ce projet prive la ville d’un espace naturel : « Une ceinture maraîchère aurait pu être envisagée plutôt que de l’immobilier », a-t-elle estimé. « C’est un éco-quartier qui n’en portera que le nom. »

Lire l’article en entier

Débat d’orientation budgétaire : pas de hausse des impôts en 2017

25401-170204154610587-01-630x0

Lors du conseil municipal de Melun, jeudi 2 février, les élus ont réalisé le débat d’orientation budgétaire. Le désendettement de la ville a été salué par l’opposition qui a toutefois vivement critiqué les choix de l’équipe majoritaire.

08/02/2017 à 18:10 par Julien Van Caeyseele

« Nous allons continuer de reconsidérer les politiques publiques pour rationaliser les dépenses et permettre un autofinancement. » La phrase a été lancée par Kadir Mebarek, adjoint au maire de Melun, lors du débat d’orientation budgétaire, réalisé jeudi 2 février lors du conseil municipal. L’élu a d’ailleurs rappelé la priorité du désendettement de la ville jusqu’à la fin du mandat.

« Ça va mieux »

Une politique qui, selon l’élu, sera poursuivie « sans recours au levier fiscal et les taux resteront donc inchangés cette année », a indiqué Kadir Mebarek. Chiffres à l’appui l’élu a indiqué que « les finances de la commune sont en amélioration constante depuis 5 ans », un exercice réalisé, selon lui, « en conservant les services proposés aux Melunais. »

Pour parvenir à ces résultats, la majorité a notamment procédé à la vente de patrimoine « non-indispensable. » Une politique dénoncée par l’opposition, François Kalfon en tête. « Ça va mieux », a d’abord souligné le socialiste, concernant les finances de la ville. Avant d’attaquer : « Le temps de la dépense folle est terminé mais c’est un désendettement en trompe-l’œil. À quel rythme pourra-t-on continuer de vendre les bijoux de familles ? »

Appauvrissement

Et Kadir Mebarek de rétorquer : « Les cessions de terrains n’entrent pas dans le plan de désendettement, nous avons une vision globale. » Un argument qu’a également mis en avant Claude Bourquard du groupe Bien Vivre à Melun : « Il y a un appauvrissement des ménages à Melun et il faut développer les projets de solidarité sociale », a-t-il insisté, proposant la mise en place du quotient familial.

Sa collègue, Bénédicte Monville de Cecco a quant à elle dénoncé « la découpe de la ville, sans vision globale : vous augmentez le volume immobilier, cela va faire baisser les prix et on va se retrouver avec une population pléthorique sans que les services ne suivent. » Parmi les investissements, le budget de déploiement de nouvelles caméras et le recrutement de policiers municipaux a été critiqué par l’opposition.

L’élue écologiste a par exemple dénoncé a une nouvelle fois dénoncé une « politique du tout sécuritaire. » « C’est faux », a vivement répondu Louis Vogel, le maire de Melun. « Nous continuons notre politique en faveur des associations », a-t-il insisté. « Nous ne baissons pas les services aux habitants mais il est nécessaire de rationaliser en faisant des choix. » Le vote du budget sera réalisé au mois de mars, lors de la prochaine séance du conseil municipal.

Pour lire l’article sur le site du journal

Melun. Le projet d’écoquartier de la Plaine de Montaigu relancé et agrandi

Sophie Bordier
08 février 2017, 14h30
Pour Bénédicte Monville de Cecco (EELV), qui déplore la densification de logements, c’est un « non-sens écologique » car ce programme « prive la ville d’un espace naturel qui aurait pu accueillir des activités maraîchères, une agriculture urbaine. »
Lire l’article en entier là :
http://m.leparisien.fr/melun-77000/melun-le-projet-d-ecoquartier-de-la-plaine-de-montaigu-relance-et-agrandi-08-02-2017-6665334.php

Pollution de l’air à #Melun : l’opposition écologiste dénonce l’inertie de la majorité municipale

Claude_BOURQUARDBénédicte_MONVILLE_DE_CECCO
Du 27 novembre au 20 décembre Melun a connu un important pic de pollution aux particules fines, particulièrement dangereuses pour la santé. La station installée avenue Thiers par Airparif a mesuré pendant plusieurs jours des valeurs supérieures au seuil d’information et au seuil d’alerte. Or, nous n’avons constaté aucune réaction de la préfecture, de la ville de Melun ou encore de l’agglomération Melun Val de Seine. Les habitants n’ont été ni informés ni sensibilisés à ce problème et n’ont donc pas pu adapter leurs comportements ou réduire leurs propres émissions de gaz et de particules par leurs véhicules et chauffages au bois. Ces même pouvoirs publics n’ont pris aucune mesure de restriction de la circulation ni de restriction du chauffage au bois comme dans certaines villes. La santé publique mérite plus de courage politique ! Vous trouverez notre dossier complet et nos propositions en cliquant sur le lien ci dessous.
Lors d’un prochain conseil municipal nous proposerons une délibération pour la création d’un Bonjour, nous avons fait un certain nombre de propositions de mesures à court, long et moyen terme. Celle d’un péage urbain uniquement pour les poids lourds, modérés pour le traffic local, plus cher pour le transit est une mesure à long terme. Quoiqu’il en soit nous souhaitons la création : « d’un conseil citoyen melunais de la qualité de l’air » doté de moyens de fonctionnement et qui aura pour mission de définir les politiques à mettre en œuvre à court et moyen terme pour lutter contre la pollution de l’air à Melun.

#Melun, des voeux pour rien !

Vendredi soir, le maire de Melun présentait ses voeux à la population de notre ville. Rappelant qu’il avait fait de la sécurité la première des priorités de son mandat, il lui a consacré les trois quarts d’un discours ultra-sécuritaire. Pour dire quoi ?

Il a dressé un portrait catastrophique des quartiers populaires qu’il considère uniquement gangrénés par les trafics et la violence, ignorant complètement que ces quartiers sont aussi, et souvent bien plus que d’autres, des espaces de solidarité, de convivialité où des femmes et des hommes, parfois constitué.e.s en collectifs citoyens, s’engagent tous les jours dans la vie de leur quartier. On n’y compte plus les initiatives de soutien scolaire, d’aide au plus démuni-es, de sensibilisation à l’écologie, etc.

Il n’est pas question de nier les problèmes réels qu’y rencontrent les habitant.e.s mais de rétablir l’ordre des difficultés auxquelles elles et ils sont confronté.e.s. La très forte ségrégation qui marque l’espace social à Melun et fait de ces quartiers des espaces entièrement à part où personne ne va sinon quand on y vit, se double d’un taux de chômage qui n’a aucun équivalent ailleurs dans la ville. Les enfants, scolarisés dans des écoles qui concentrent tous les problèmes, rencontrent de multiples difficultés d’apprentissage et les habitant.e.s sont régulièrement exposés à toutes les formes de discrimination dans leur relation aux institutions publiques et sur le marché du travail.

Notre maire fait semblant d’ignorer que l’incivisme, les trafics illicites et la violence qui, faut-il le rappeler, restent des comportements ultra minoritaires bien que leurs conséquences soient souvent très graves, trouvent leur origine dans le traitement si particulier que la République française et singulièrement la ville de Melun réservent aux habitant.e.s des quartiers populaires. Augmenter, comme il le fait, le nombre de policiers municipaux (jusqu’à 50) pèsera très lourd sur le budget de Melun alors même que cette réponse uniquement répressive a mainte fois montré son inefficacité. De fait, elle empêche la mise en oeuvre de politiques de prévention, d’inclusion et de solidarité qui ont, au contraire, fait leur preuve.

Le deuxième axe de son discours, qu’il a présenté comme sa deuxième priorité, s’est concentré sur la propreté. Là encore, il n’a été question que de brigade verte et de verbalisation. Comme si le traitement des déchets ne méritait pas que Melun s’engage avec sa population dans une politique ambitieuse de réduction, de tri et de recyclage. Une politique menée par plusieurs municipalités en France et en Europe qui fonctionne et permet de créer des dizaines d’emplois locaux non délocalisables en plus de régler par l’implication citoyenne le problème des dépôts sauvages. Là encore, notre maire fait preuve d’une absence totale de vision politique, aveuglé par une conception uniquement répressive de l’ordre public où les citoyen.ne.s ne sont jamais que de potentiel.le.s fauteurs de trouble qu’il faut contrôler et, le cas échéant, punir. Il n’a même pas cité le travail remarquable accompli cet automne par une association d’habitant.e.s du quartier schuman pour sensibiliser les enfants, et par leur intermédiaire, les familles du quartier à la propreté et au tri.

M. Vogel a montré ce soir là qu’il partageait avec Javert, le policier des Misérables, la conviction qu’on ne peut pas faire confiance aux êtres humains et qu’à moins d’un système répressif et autoritaire, la société est vouée au chaos.

Les seuls éléments positifs de son discours portaient sur le développement d’un pôle universitaire à Melun qui devrait bientôt accueillir une faculté de médecine. Mais alors même que le maire reconnaissait que notre ville est asphyxiée par les voitures et que cela avait été le principal grief formulé par ses habitant.e.s lors de la consultation organisée par la municipalité sur les aménagements du centre ville, il a pourtant soutenue l’idée qu’il fallait un pont supplémentaire à Melun. Il sait, comme s’est le cas partout et à chaque fois, que ce troisième pont augmentera inéluctablement le trafic routier dans la ville et nous exposera encore davantage à la pollution atmosphérique. Il ne peut ignorer qu’une telle infrastructure, très chère, est à contre-courant de ce qu’il faudrait faire pour inventer à Melun la ville du futur. Mais M. Vogel n’a rien dit de la nécessité de développer à Melun des modes de transport alternatifs à la voiture, à commencer par des pistes cyclables. Il n’a fait qu’évoquer le TZen, projet pharaonique et extrêmement couteux dont le trajet continue de faire débat et qui ne répond que partiellement à la demande croissante de transports en commun efficaces. D’ailleurs, de développement durable et respectueux des humains et de notre environnement, il n’a jamais été question. Rien, non plus, sur le caractère encore rural des alentours de la ville qui permettrait de porter des projets innovants autour d’un développement agricole local qui fournirait travail et nourriture saine et meilleur marché aux melunais.e.s.

Bref, ce fut un discours pour rien sinon un discours rétrograde qui n’augure rien de bon pour notre ville et ses habitant.e.s. On aurait pu espérer que pour ses premiers voeux à la population, M. Vogel dessine un avenir enviable pour Melun, un avenir positif, fait d’humanité et de respect, d’ouverture sur le monde alentour, de générosité, d’altruisme et d’écologie pour le mieux être de tou.te.s et pour le développement économique de la ville dont, là encore, il n’a jamais été question.

Voir aussi : http://www.larepublique77.fr/2017/01/17/politique-apres-les-voeux-de-louis-vogel-le-coup-de-gueule-de-l-opposition/

L’Arlésienne du pont supplémentaire à Melun

A propos de l’Arlésienne du pont supplémentaire à #Melun dont on reparle depuis que Valérie Pécresse a donné cet exemple dans un rapport du conseil régional dit « anti-bouchon » (comprenez pro lobby automobile et anti-écologique) je rappelle ici la position des écologistes : les écologistes sont opposés à ce projet de pont supplémentaire depuis longtemps. C’est une mesure populiste qui augmentera le nombre d’engins motorisés dans la ville et ses alentours immédiats et augmentera la pollution atmosphérique. Notre problème est de trouver des alternatives aux moteurs thermiques et en particulier à la voiture individuelle. Toutes les villes du monde l’ont compris … sauf #Melun ?!! C’est une question de santé publique. Le problème ce n’est pas d’avoir des ponts et des voitures en plus, le problème c’est d’avoir des transports en commun, accessibles et efficaces, et plusieurs alternatives (pistes cyclables, trottoirs dignes de ce nom, etc…) pour avoir des ponts et des voitures en moins ! Et ce que couterait un pont serait bien mieux employé au développement de ces alternatives durables. C’est une question de justice environnementale mais aussi de justice sociale parce que celles et ceux qui auraient le plus à y gagner ce sont les personnes âgées et les enfants qui souffrent davantage de la pollution et les personnes qui se déplacent en transport en commun parce qu’elles n’ont pas les moyens d’avoir une voiture dont l’entretien coûte très cher.

Le projet est décidément très soutenu par la région et l’exécutif de droite soumettra au vote de la commission permanente du 16 novembre le rapport CP 16-634 intitulé « Plan local de déplacement de la communauté d’agglomération de Melun Val-de-Seine », lequel prévoit de financer des « études d’amélioration et de développement de l’offre de transport ». Les intentions déclarées ne peuvent nous laisser aucun doute sur le mode de transport qui sera privilégié, la voiture individuelle, à contre sens de tout ce qu’il faudrait faire à la fois pour des raisons écologiques et économiques.

Lire aussi : https://reporterre.net/Grande-distribution-et-voiture-individuelle-comment-la-France-a-tue-ses-villes

Inondations – Vœu en faveur de la protection de la Bassée proposé par le groupe politique Bien Vivre à Melun au conseil municipal du jeudi 23 juin 2016, finalement présenté et rejeté au CM du 22 septembre 2016 (ce même voeu a été proposé au conseil d’agglomération Melun-Val de Seine CAMVS et refusé également)

Ce voeu qui demandait au conseil départemental de Seine et Marne de reconsidérer son soutien au projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine qui abimera de manière irrémédiable la zone humide de la Bassée et augmentera les risques d’inondation pour toutes les communes situées en aval a été rejeté. Après plusieurs aller-retour entre la majorité municipale et nous-mêmes, nous avions accepté une reformulation qui aurait dû permettre qu’il soit adopté. Au dernier moment alors que la délibération avait été portée à l’ordre du jour du conseil municipal, la majorité s’est rétractée et a donné un avis défavorable au voeu. Nous avons donc demandé à voter sur notre texte initial (celui que vous trouverez ci-dessous). Une  dizaine de conseiller-e-s municipaux de la majorité municipale sur 30 s’est abstenue, tandis que les deux groupes d’opposition votait pour.

objet : Inondations et projet de mise à grand gabarit de la liaison fluviale entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine

Préambule

Notre ville, Melun, vient de vivre un terrible épisode d’inondation qui a frappé l’ensemble de ses habitant-e-s et plus particulièrement celles et ceux qui ont vu leur maison inondée et leurs biens dégradés.

Or, les inondations constituent le principal risque dit « naturel » en France et leur fréquence s’accélère à l’instar des épisodes météorologiques extrêmes. Depuis 1988, elles ont provoqué la mort de plus de 200 personnes. Selon les données officielles du ministère de l’écologie, les inondations menacent un Français sur quatre et un emploi sur trois (9 millions d’emplois). Les sinistres qu’elles provoquent coûtent entre 700 et 800 millions d’euros chaque année. Pour l’Île de France et pour cette fois on parle de 1 milliard d’euros de dégâts mais la réalité pourrait être nettement supérieure. L’Association française d’assurances (AFA) évalue la hausse du péril inondation à 104%.

Ces chiffres recouvrent des drames humains dont nous avons pu mesurer à Melun ces derniers jours ce qu’ils signifiaient. Des femmes, des hommes, des enfants, pantalons relevés, vêtements maculés de boue, les yeux incrédules devant leur maison inondée, les bras chargés des quelques effets personnels qu’ils ont pu soustraire à l’appétit des eaux. Et là encore l’injustice environnementale est flagrante puisque les pertes les plus lourdes affectent en premier les populations les plus fragiles, celles qui, faute d’information et de moyens, sont moins armées, moins bien assurées.

Si les causes des inondations sont nombreuses, elles sont toutes d’origine anthropique et nous renvoient toutes à notre responsabilité et à notre manière d’habiter et d’entretenir notre territoire.

Or le projet de mise à grand gabarit de la liaison fluviale entre Bray-sur- Seine et Nogent-sur-Seine qui vient d’être relancé par le conseil départemental de Seine-et-Marne constitue d’après le ministère de l’écologie et du développement durable une menace sérieuse pour tous les habitats inféodés aux zones soumises à des crues périodiques et/ ou dépendant du niveau de la nappe.*

En effet, ce grand projet d’aménagement de la Bassée, une zone humide1 d’importance nationale, située dans le sud de notre département, conduirait à la disparition de la fonctionnalité de zone naturelle d’expansion des crues de la Bassée amont.

1/ Le projet

Le projet de grand gabarit du bassin de la Seine, entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur- Seine doit permettre le passage des bateaux de plus de 1 000 tonnes. Le développement de ce réseau donnerait à terme un accès aux ports du Havre et de Rouen et à la liaison Seine-Nord Europe. Il est inscrit au Schéma National des Infrastructures de Transport.

Ce projet correspond au prolongement de travaux effectuées dans les années 1970, entre Montereau-Fault- Yonne et l’écluse de la Grande Bassée. En 1980, la mise à grand gabarit aujourd’hui envisagée avait été soumise à enquête publique, mais la mobilisation de la population et des associations environnementalistes avait réussi à faire échec à la réalisation de ce projet.

Voies navigables de France (VNF) a privilégié le scénario 3 qui comprend la construction d’un canal nouveau à grand gabarit de 10 km de long (entre Villiers-sur-Seine et Nogent- sur-Seine) et d’une soixantaine de mètres de large, ainsi que l’aménagement de la Seine en aval.

Il serait destiné à accueillir des bateaux de 2 500 tonnes et générerait un trafic fluvial plus important. Ce scénario a pour objectif de favoriser principalement le développement du port de Nogent-sur-Seine en permettant notamment aux industries champardennaises de trouver un débouché plus proche et d’éviter ainsi l’utilisation de ports plus éloignés tels que Bray-sur-Seine ou Montereau-Fault-Yonne. Le port de Nogent- sur-Seine cherche également à développer une plateforme multimodale de transbordement de conteneurs. De même, l’export des granulats et de l’industrie céréalière, qui se fait actuellement majoritairement depuis Bray-sur-Seine en raison du gabarit insuffisant de la Seine en amont, se ferait depuis Nogent-sur-Seine.

Pour l’Autorité Environnementale, les impacts directs sur l’environnement seront particulièrement élevés et « découleront à la fois des travaux eux-mêmes qui détruiront une quantité plus ou moins importante d’écosystèmes terrestres et aquatiques (habitat naturel ou habitat d’espèces) intéressant, mais aussi très largement des effets indirects du projet qui peuvent affecter la fonctionnalité écologique de surfaces non touchées par les travaux, notamment par la modification du régime d’inondation et des niveaux d’eau » (nous soulignons). En outre, la mise à grand gabarit diminuera les frottements et augmentera la vitesse de l’eau. L’amplitude de l’onde de crue sera donc plus forte à l’aval de la zone canalisée.

Le Conseil Général de Seine-et-Marne, dans un cahier d’acteurs (explicitant son avis défavorable) remis à la Commission Particulière du Débat Public Crue Seine Bassée (du 2 novembre 2011 au 17 février 2012) estimait que l’intérêt économique est, tout au plus, très limité pour ce département, puisque le projet aurait pour effet de déplacer des flux de Bray-sur-Seine et Montereau vers Nogent-sur-Seine.

Le même Conseil Général pointait du doigt le « des filières économiques peu durables » qui seraient renforcées par la mise à grand gabarit du canal : agrocarburants (alors même que la Cour des Comptes a remis en cause le caractère financièrement soutenable des mesures en faveur de cette filière), gravières et agriculture intensive (déjà très fortement remise en cause dans la zone, comme ayant un impact défavorable dans le cadre de la ZNIEFF-Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique).

2/ L’intérêt écologique de la Bassée dans notre protection contre les inondations

La Bassée est la plus vaste plaine alluviale inondable de la Seine. D’une surface d’environ 30 000 ha, elle s’étend sur deux régions (la Champagne Ardenne et l’Ile-de- France), et sur trois départements (Seine-Marne, Marne, Aube). Son étendue va depuis Méry-sur-Seine (Aube, 10) au nord-est jusqu’à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne, 77) au sud-ouest, soit une distance d’environ 80 km avec une largeur moyenne de 4 km. Elle est constituée de prairies, de marais et bois alluviaux et joue un rôle essentiel dans la régulation des régimes hydrologiques de la Seine. Elle constitue une vaste zone d’expansion des crues où les inondations sont fréquentes et souvent prolongées, et protège ainsi l’agglomération parisienne en assurant une réduction et un retard des pics de crue.

La Bassée nous rend des services écosystémiques extrêmement précieux dont on sait mesurer l’importance et qui devraient, au contraire, nous commander d’agir pour la protéger : maintien ou amélioration de la qualité de l’eau (autoépuration des eaux), régulation des régimes hydrologiques (écrêtage des crues), régulation du climat local et global (en particulier ici la menace d’assèchement) et constitue une réserve inestimable de biodiversité. Les zones humides sont connues pour abriter et assurer la survie de près de 60% de la faune de France. En outre, la Bassée représente un support d’activités touristiques ou récréatives importantes.

Ce paysage, constitué pendant plusieurs siècles principalement de prairies de fauche et de cultures s’est vu profondément modifié au cours du XXe siècle et, plus encore, ces quarante dernières années. En effet, la Bassée a été considérablement dénaturée par des aménagements hydrauliques (barrages réservoirs de la Seine et de l’Aube, canal à grand gabarit) qui visaient à drainer les inondations pour permettre que s’y développent l’agriculture intensive, les plantations de peupliers puis les exploitations de sable et de graviers alluvionnaires.

Le fonctionnement hydrologique de la Bassée est menacé par ces activités anthropiques. Elle subit une forte pression foncière liée à l’activité d’extraction de granulats qui, en entraînant une réduction du niveau de la nappe localement, participe à la modification du fonctionnement de la plaine alluviale. En outre, la qualité de son hydrosystème est remise en cause par les pollutions dues aux phytosanitaires utilisés par l’agriculture intensive.

Aujourd’hui, le projet de grand gabarit du bassin de la Seine, entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine, remet en cause les équilibres naturels qui permettent à la Bassée de jouer son rôle dans le maintien ou l’amélioration de la qualité de l’eau, la régulation des régimes hydrologiques et la régulation du climat local et global. Il représente une menace supplémentaire pour les habitant-e-s de notre ville qui seront davantage exposés aux inondations.

Par conséquent, le Conseil Municipal de Melun émet le vœu suivant :

Le Conseil Municipal de Melun réuni le 23 juin 2016 :

Demande à Monsieur Jean-Jacques Barbaux, président du conseil départemental de Seine-et-Marne, de bien vouloir reconsidérer l’opportunité du soutien financier du département de la Seine-et-Marne au projet « Petite Seine Grand Gabarit » qui conduirait à la disparition de la fonctionnalité de zone naturelle d’expansion des crues de la Bassée amont et constitue une menace pour l’ensemble des habitants de notre ville.

Bénédicte MONVILLE – DE CECCO (EELV-BVAM) Claude BOURQUARD (BVAM)

* « Les zones humides se caractérisent par la présence, permanente ou temporaire, en surface ou à faible profondeur dans le sol, d’eau disponible douce, saumâtre ou salée. Souvent en position d’interface, de transition, entre milieux terrestres et milieux aquatiques, elles se distinguent par une faible profondeur d’eau, des sols hydromorphes ou non évolués, et/ou une végétation dominante composée de plantes hygrophiles au moins pendant une partie de l’année. Enfin, elles nourrissent et/ou abritent de façon continue ou momentanée des espèces animales inféodées à ces espaces. Les zones humides correspondent au marais, marécages, fondrières, fagnes, pannes, roselières, tourbières, prairies humides, marais agricoles, landes et bois marécageux, forêts alluviales et ripisylves marécageuses, mares y compris les temporaires, étangs, bras morts, grèves à émersion saisonnière, vasières, lagunes, prés salés, marais salicoles, sansouires, rizières, mangroves, etc. Elles se trouvent en lisière de sources, de ruisseaux, de fleuves, de lacs, en bordure de mer, de baies et d’estuaires, dans les deltas, dans les dépressions de vallée ou les zones de suintement à flanc de collines » (Barnaud, 1991).

Inondations – Vœu proposé par le groupe politique Bien Vivre à Melun au conseil municipal de Melun et adopté le 22 septembre 2016

Ci-dessous, le voeu pour une lutte contre la pollution et pour la protection des populations formulé pour la séance du Conseil Municipal du 23 juin 2016 par les élu-e-s de Bien vivre à Melun, amendé pour la séance du 22 septembre 2016 et adopté ce soir-là.

S’opposer n’empêche pas de construire, en travaillant à l’éveil à l’écologie par la citoyenneté : il s’agit du troisième voeu proposé par le groupe Bien vivre à Melun adopté par le conseil municipal de Melun (après ceux concernant Tafta et les compteurs Linky).

objet : Lutte contre la pollution des eaux et pour la protection des populations

Préambule

Les inondations ont rendu visible un problème minoré le plus souvent par les responsables politiques : la pollution des cours d’eau. Les habitant-e-s des rives de l’Almont se sont plaints que l’eau de la rivière était chargée en substances pétrochimiques. Dans les journaux, on a pu lire qu’il s’agissait de cuves de fioul de particuliers qui avaient cédé sous la pression de l’eau.

Peut-être, mais que savons-nous de manière certaine ?

  • l’état chimique de l’eau de l’Almont est systématiquement mauvais.
  • les eaux de ruissellement et la gestion à la source des eaux pluviales à Melun n’est pas satisfaisante et favorise le transfert de pollution d’origine urbaine (particules de frein, particules d’essence et de gazole, huiles de moteur, etc).
  • « Les rejets des sites Total et Grande-Paroisse à Grandpuits (77) contribuent significativement à la pollution accidentelle de l’amont du ru d’Almont-Ancœur et du ru d’Iverny. Ces sites constituent des sites industriels majeurs classés SEVESO. »*
  • –  enfin, les pollutions diffuses agricoles affectent significativement l’Almont et ses rus affluents : « La qualité physico-chimique de l’Almont-Ancœur est mauvaise dès l’amont, due à des déclassements sur l’azote et le phosphore, auxquels contribue l’industrie. (…) En ce qui concerne la qualité chimique, on observe des déclassements importants par les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et les pesticides principalement. »*

Nous rappellerons ici que les HAP sont des polluants toxiques cancérigènes pour la plupart d’entre eux.

Ajoutons que l’ensemble de ces cours d’eau alimentent la nappe du Champigny qui constitue notre source principale d’approvisionnement en eau potable.

Par conséquent, le Conseil Municipal de Melun émet le vœu suivant :

Le conseil municipal de Melun réuni le 23 juin 2016 :

DEMANDE à l’Etat qu’un plan Vigicrue soit établi pour l’Almont prenant en compte les différents rus qui alimentent cette rivière et l’ensemble du bassin versant.

DEMANDE également qu’une étude soit lancée concernant la pollution de l’Almont sur l’ensemble du bassin versant et intégrée dans la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI).

RAPPELLE que la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine sera compétente dans ce domaine en tant qu’EPCI à fiscalité propre au plus tard en 2020.

RAPPELLE également que le territoire de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine ne couvre qu’une petite partie du bassin versant et que les études doivent être globales, les inondations et la pollution ne connaissant pas les frontières des intercommunalités.

*cf. Plan territorial d’actions prioritaires 2013-2018 de la Commission territoriale rivières d’île de France, http://www.eau-seine-normandie.fr/fileadmin/mediatheque/rivieres-ile_de_france/PTAP/ PTAP2013-UH_SEINE_PARISIENNE_AF.pdf

Journée mondiale des #Réfugié-e-s : manifestons vendredi à #Melun pour les réfugié-e-s, les migrant-e-s, pour le respect du droit de circulation et pour un droit d’installation

à l’occasion de la journée mondiale des réfugié-e-s, nous publions ici avec son aimable autorisation un message de Madame Lydia Labertrandie, présidente de l’association Tibet77 :

*par souci de sécurité et respect pour les personnes les noms ont été changés

« Comme vous le savez je suis très engagée auprès des réfugiés tibétains, notamment ceux de Conflans Sainte Honorine qui arrivent chaque jour en nombre.

J’aide personnellement un certain nombre d’entre eux rattachés à la Préfecture de Melun dans leurs démarches administratives, et je peux vous assurer que c’est le parcours du combattant. Dernièrement nous avons eu des cas de refus d’asile alors que les tibétains sont normalement sous le statut de « réfugiés politiques ».

En décembre 2015, Tashi était arrêté et détenu au centre de rétention du Mesnil Amelot, avec l’aide d’élus politiques il a finalement été libéré. En mars c’est Dolma, une jeune femme, qui était de nouveau en instance d’expulsion, après une journée au T.A. de Melun elle a finalement été libérée pour « vice de forme ».

La semaine dernière j’accompagnais Tenzin qui après une nuit devant la Préfecture a finalement pu re-déposer une seconde demande (suite à la première rejetée), quelques jours plus tard c’était la course auprès des structures Coallia et OFII.

Ces réfugiés se trouvaient sous le coup de la procédure Dublin, ayant eu leurs empreintes prises en Belgique, en Italie, en Espagne.

Beaucoup plus grave pour Tashi qui avait eu sa demande rejetée par la Belgique, il risquait de se voir expulsé en Chine. De fait, l’on peut imaginer sans peine, le sort réservé a ce réfugié tibétain renvoyé en Chine qui serait immédiatement emprisonné et sans aucun doute interrogé par la manière forte, ce qui signifie à coup sûr la torture dans de telles circonstances.

Malheureusement le sors des tibétains ne touche personne, à ce jour 152 immolations par le feu sont connues, le monde et les médias restent dramatiquement silencieux dans l’indifférence de la communauté internationale.

Pour les Droits de l’Homme et pour tous-tes celles et ceux qui ont dû fuir leur pays, je participerais à l’appel de la LDH77 et de RESF77 à manifester à Melun vendredi à 18h place Saint-Jean en faveur des réfugié-e-s et, plus largement, de la liberté de circulation et d’installation. »

 

Nous appelons à rejoindre la manifestation organisée par la LDH77 et le Réseau d’Education Sans Frontière RESF77 à Melun vendredi à 18h place Saint-Jean pour le droit des réfugié-e-s et plus généralement pour la liberté de circulation et d’installation.

Le #lycée de Valérie #Pécresse : l’argent et l’ordre

Par Bénédicte Monville-De Cecco, Conseillère régionale d’Île de France (groupe EELV&A)

Article publié sur Mediapart le 3 juin 2016 : https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/030616/le-lycee-de-valerie-pecresse-l-argent-et-l-ordre

Globalement, le projet de Valérie Pécresse pour l’école oscille entre deux positions contradictoires et pourtant également réactionnaires : la restriction des libertés politiques et individuelles des élèves et la libéralisation économique. En clair : le bâton pour les élèves, la permission pour les entrepreneurs privés de l’éducation.

Ce projet est adossé à une vision de l’éducation qui n’est pas seulement néolibérale de manière caricaturale, elle est aussi aristocratique puisque les propositions faites réintroduisent le privilège de la fortune. L’éducation n’est plus un outil d’émancipation, elle est un marché potentiel, un réservoir de main d’oeuvre utilement formée au plus près des entreprises et un lieu de sélection des « meilleurs » dont on s’assure qu’elles et ils seront aussi, dans leur grande majorité, issu.e.s des classes les plus privilégiées.

L’argent

Dans un rapport d’une hypocrisie confondante, la majorité régionale prétend vouloir instituer une égalité de traitement entre les élèves des lycées privés et publics. Aussi, réintroduit-elle l’ensemble des financements non obligatoires en faveur de l’école privée (!) : aide à la demi-pension, manuels scolaires gratuits, aide à la « sécurisation des établissements », aide pour les frais de concours, etc. Et ce, alors même que l’Etat assure déjà la majorité du financement des établissements privés sous contrat à travers la rémunération de leur personnel enseignant.

La majorité déclare vouloir permettre aux familles de « faire le choix de l’école privée ». En réalité, elle encourage les stratégies familiales d’évitement de l’école publique quand cette dernière se révèle incapable, faute de moyens, de remplir correctement ses missions pédagogiques. Car ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas de donner de l’argent aux lycées privés en maintenant le budget consacré aux lycées publics, mais de diminuer drastiquement les moyens du public en les détournant vers le privé. Cette politique de soutien appuyé à l’école privée accentuera les inégalités de traitement entre les élèves du public et du privé. Elle contredit le projet révolutionnaire d’une instruction publique qu’en septembre 1789, Talleyrand dans un discours à l’Assemblée Nationale qualifiait justement de bien commun : « Nul ne peut en être légitimement exclu et celui-là qui a le moins de propriétés privées semble même avoir un droit de plus pour participer à cette propriété commune ».

La plupart des familles modestes continueront de fréquenter l’école publique mais une école rendue incapable de remplir correctement ses missions d’instruction et d’éducation. Car quel choix auront ces familles dont la majorité n’a ni capital social ni capital économique ? Et, est-il souhaitable de substituer progressivement au service public d’éducation, laïc, gratuit et ouvert à tou-te-s, un service payant, majoritairement non laïc et qui sélectionne les jeunes qu’il accueille.

Cette entreprise de remise en cause du service public de l’éducation par sa privatisation progressive se poursuit à travers l’externalisation de la prise en charge du décrochage et des difficultés scolaires vers le secteur privé. Ainsi, pour lutter contre le premier, la majorité  propose de travailler avec les acteurs de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes sans préciser à quel modèle économique, lucratif ou non, ils pourront appartenir. Il y a fort à craindre que bientôt les nombreuses associations qui font un excellent travail se retrouvent concurrencées par des vendeurs de cours privés. Elle souhaite aussi moderniser et professionnaliser le suivi des jeunes « décrocheurs » en confiant, par exemple, à un prestataire de service privé les appels téléphoniques de premier contact. Que les centres téléphoniques soient souvent de très mauvais exemples en matière de gestion du personnel voire de dumping social n’a pas l’air de déranger la majorité régionale. En outre, elle institue des tutorat et études dirigées qui pourront être effectués par des retraités ou salariés. Le chef d’établissement qui gèrera dorénavant un budget « autonomie » avec un volet « ressources humaines » est ainsi transformé en chef d’entreprise. Une manière d’augmenter la part des emplois de service précaires mal rémunérés et mal encadrés au sein même des lycées publics.

De plus, après avoir amputé le budget de fonctionnement de 110 millions d’euros pour la rénovation et de 19 millions pour les grosses réparations, la nouvelle majorité entend palier à l’état de vétusté de certains lycées en mobilisant « des recettes nouvelles » pour répondre au « double défi de la qualité et de la rapidité ». Ce discours managérial est à l’unisson de la volonté qui l’accompagne : faire de la construction et de l’entretien des lycées une occasion de profit pour l’économie capitaliste en valorisant le « foncier lycée disponible » et en recourant à « des marchés de partenariat » (entendez PPP-Partenariats Public Privé). Dans le premier cas, la nouvelle majorité pourra – c’est d’ailleurs l’exemple qui nous a été donné en commission – vendre le parc d’un lycée au mépris de son intérêt écologique et éducatif pour payer les travaux de sa rénovation. Dans le second cas, elle passera outre les recommandations de la cour des compte (2015) et de la commission des lois du Sénat qui, en 2014, qualifiait ces PPP de « bombes à retardement ».

Non seulement, la majorité régionale attaque l’école publique en détournant l’argent dont elle a cruellement besoin vers les entrepreneurs de l’éducation mais elle l’intègre partout où c’est possible au système économique capitaliste et une part du personnel des établissements sera dorénavant soumis à une relation de subordination salariale directe vis à vis du chef d’établissement.

Ce faisant, la majorité régionale sous-entend que l’école publique serait incapable de régler les problèmes auxquels elle est confrontée. Car il ne s’agit pas seulement de concrétiser la promesse de rendements formidables dans un secteur de l’éducation enfin privatisé, il faut attaquer le projet d’émancipation qui est au fondement du service public de l’éducation, mettre un terme à l’idéal que dessinait en creux Condorcet en avril 1792 : « Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule (…), le genre humain restera partagé en deux classes : celles des hommes qui raisonnent et celles des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».

L’ordre

C’est ainsi, en effet, qu’il convient d’envisager toute une série de mesures qui contreviennent à l’idée libérale, au plan politique cette fois, forgée, en Occident, dans l’humanisme et poursuivie dans les Lumières que l’être humain instruit est capable de gouverner sa propre destinée.

La consommation de drogue ou d’alcool est réduite à ses formes pathologiques et addictives et les lycéen.ne.s consommateurs uniquement perçu.e.s comme des malades délinquant.e.s qu’il s’agit d’identifier en les soumettant à des « tests salivaires », de soigner et/ou de poursuivre. Une vision puritaine inepte qui mélange tout : consommation raisonnée, addiction, traffic de stupéfiants, échec scolaire et aboutit à une gestion simpliste, bêtement répressive qui a malheureusement plusieurs fois montré son impéritie. D’ailleurs le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida) Île de France dont les missions ont été élargies à l’ensemble des comportements à risque et qui fait pourtant un excellent travail de prévention, voit son budget rogné.

Le tutorat est dévoyé et cesse d’être une relation pédagogique fondée sur l’échange réciproque entre pairs pour développer la capacité des uns et des autres à transmettre et approfondir leurs connaissances.

L’échec scolaire est naturalisé et la majorité régionale de droite parle d’« orientation non adaptée au potentiel de l’élève ». On craint le pire quand on lit qu’il s’agira d’« améliorer le travail sur l’orientation ». De quoi parle-t-elle, d’accompagnement ou de suggestion, d’éclairer les lycéen.ne.s sur les choix qui s’offrent à eux ou de les persuader que l’orientation qu’elles-ils ont choisie ou s’apprêtent à choisir est inadaptée à leur potentiel ?

C’est tellement plus commode que de reconnaitre sa responsabilité dans la promotion d’un système scolaire qui vise essentiellement à objectiver l’éviction des classes populaires de l’école et à perpétuer, sous couvert de mérite, la domination bourgeoise.

Car c’est bien ce que fait la majorité régionale de droite tout en prétendant lutter en faveur de l’insertion des élèves sur le marché du travail. Elle institue les bourses au mérite et aides aux frais de concours et, ce faisant, participe à la survalorisation des diplômes alors même que c’est un facteur d’inégalité et une des causes du déclassement systématique des jeunes les moins diplômés qui sont aussi le plus souvent issu.e.s des classes populaire ou moyenne inférieure. Bien sûr, ces mesures veulent aussi encourager les exceptions qui serviront de caution objective, de signe imparable que notre système fonctionne quand il est en réalité violemment élitiste.

Tout comme elle s’emploie à dissimuler la principale raison du décrochage scolaire. Il n’est quasiment jamais question des inégalités sociales et culturelles. Pourtant, comme le dit la sociologue de l’éducation Marie Dubu-Bellat : « Dans une société plus égale, où les familles auraient des conditions de vie plus égales et un niveau d’instruction plus égal, il y aurait moins d’échec scolaire. » Mais la majorité régionale de droite se fiche pas mal de la réalité. Que la voie professionnelle soit la plus touchée par le décrochage n’évoque rien pour elle et elle ignore tout des raisons évidentes qui peuvent détourner les familles du choix d’une orientation professionnelle et d’emplois surreprésentés dans les catégories : mauvaises conditions de travail (même plus compensées par des droits sociaux plus avantageux), très faibles salaires, espérance de vie inférieure, déconsidération, etc.

Cette vision conservatrice de l’éducation qui ignore que l’école est d’abord un instrument d’émancipation des individu.e.s est manifeste quand la majorité décide d’encourager les partenariats entre l’école et l’entreprise pour permettre aux lycéen.ne.s d’acquérir « les codes du monde de l’entreprise, la connaissance et la compréhension de son fonctionnement » et propose  même de soutenir les initiatives visant à familiariser les professeurs avec le monde de l’entreprise. On pense en particulier aux enseignant.e.s de SES (Sciences Economiques et Sociales), d’histoire ou de lettres, devenu.e.s tout à coup incapables de satisfaire à l’enseignement de ces connaissances nécessaires. On se dit que bientôt les cours seront dispensés directement en entreprise, en immersion totale. L’entreprenariat comme réalisation ultime de l’individu. Le cauchemar d’Aldoux Huxley dans Le meilleur des mondes, le vrai conditionnement enfin réalisé : la réduction de l’éducation à une forme d’insertion professionnelle.

Le mépris grossier de la majorité pour les enseignant.e.s reflète un anti-intellectualisme présent, également, dans ses propositions pour lutter contre le terrorisme : des conférences de témoins directs « qui ont vécu dans leur chair le terrorisme ». Aussi importants que soient ces témoignages, en évinçant là encore les enseignant.e.s et le travail réflexif, on choisit l’édification par la sidération, le « choc émotionnel » (ce sont les mots de Valérie Pécresse) et la disqualification de la connaissance et de l’intelligence comme moyens d’appréhension du réel. Sinon, pourquoi dans le même temps diminuer drastiquement les subventions des associations de quartiers ou de lutte contre les discriminations et, dans les lycées, le budget qui y est consacré ? Pourtant, la distance face à l’évènement, en particulier quand il atteint un tel niveau de violence et une dimension historique, est une condition de la réflexivité critique. Le temps long est indispensable pour approcher la complexité d’un tel phénomène et il est urgent de comprendre les causes à la fois structurelles et conjoncturelles qui peuvent pousser des groupes d’individus mais aussi, parfois, des Etats à recourir au terrorisme. Là encore l’intelligence individuelle et les lycéen.ne.s sont rabaissé.e.s.

En réalité l’école ne peut ni ne doit répondre à ces injonctions libérales à moins de renoncer au projet d’émancipation individuelle et de démocratie qui la supporte, c’est-à-dire de renoncer à elle-même.

Radio : A MELUN, LE CHANGEMENT DE MAIRE « NE CHANGE PAS GRAND CHOSE »

Depuis près de 2 semaines, Melun est dirigé par un nouveau maire. Le 7 avril dernier, Louis Vogel prenait la place de Gérard Millet dont il était le premier adjoint. Une succession annoncée dés 2014 par les deux élus Les Républicains. Une page s’est donc tournée après les 14 ans de Gérard Millet à la tête de la ville, même si celui-ci est du coup devenu 1er adjoint. L’opposition elle se montre sceptique, en particulier l’écologiste Bénédicte Monville de Cecco qui ne voit pas vraiment de changement dans cette passation de pouvoirs.

Bénédicte Monville de Cecco interrogée par Brice Charrier.

http://www.radiorezo.fr/podcasts/a-melun%2C-le-changement-de-maire-%22ne-change-pas-grand-chose%22-468

Voeu pour la suspension de l’installation des compteurs Linky à Melun

Le voeu que nous avons présenté hier au conseil municipal du 14 avril 2016 à Melun a été adopté. Nous remercions l’ensemble du conseil municipal, l’opposition qui a voté pour et la majorité qui s’est majoritairement abstenue, d’avoir rendu possible cette adoption. 

Vœu proposé par le groupe Bien Vivre à Melun

Préambule

L’article L322-4 du Code de l’énergie stipule que les collectivités sont propriétaires des réseaux de distribution d’électricité en aval des postes de transformation de la moyenne tension. Les compteurs font partie du réseau. La Commune en délègue, par concession, la gestion à ERDF.

A l’initiative de la Commission de régulation de l’énergie, en 2007, ERDF a lancé le projet AMM (Automated Meter Management – gestion automatisée des compteurs). Ce projet vise à remplacer les 35 millions de compteurs électriques en France à l’horizon 2021, par la mise en œuvre de systèmes de comptage évolués qui sont plus connus sous le nom de « compteurs Linky ». Ce même type de système a été installé massivement au Québec par Hydro-Québec ou encore en Espagne et en Allemagne. En Europe, la Commission Européenne a décidé en 2009 d’imposer les compteurs intelligents aux différents états. Enfin la loi de transition énergétique impose elle aussi sa généralisation à tous les foyers.

La première phase d’expérimentation a débuté en mars 2010 et s’est terminée au 31 mars 2011. 270 000 compteurs et 4 600 concentrateurs ont été testés sur 2 zone. Toutefois cette phase d’expérimentation n’a pas été évaluée par des bureaux d’étude indépendants mais uniquement par les acteurs directement intéressés par le développement de ce type de technologie.

Cependant, de très nombreuses critiques sont rapidement apparues en dehors de ces études. Les problèmes qu’elles faisaient apparaître non pas été évalués ni pris en compte, dérogeant ainsi au principe de précaution. Parmi ceux-ci voici les plus importants relevés actuellement :

  • La présence dans le réseau domestique des particuliers et des entreprises des courants porteurs nécessaires au fonctionnement des compteurs Linky induit de nombreuses pannes, voire destructions, dans les équipements électriques et électroniques qui n’ont pas été prévus pour ce type de courant. Les conséquences en sont catastrophiques pour le budget des ménages, les risques d’incendie, les décès liés aux dysfonctionnements des matériels médicaux ainsi que pour l’activité économique des PME.
  • Cette technologie génère des rayonnements classés « cancérigènes possibles » par l’OMS (organisation mondiale de la santé). Le courant porteur en ligne se dirige ensuite vers un concentrateur et parfois un répéteur qui comme certaines antennes-relais des téléphones ajoutent un courant électromagnétique à ceux qui existent déjà. Les conclusions du Centre de Recherche et d’Information Indépendant des Rayonnements Electro-Magnétiques recommandent une distance de prévention de deux mètres entre le compteur et le lieu de vie.
  • Les compteurs électriques appartiennent aux collectivités territoriales. De ce fait, c’est le Maire ou le Président de la collectivité territoriale qui est responsable en cas d’incident. Or, les assurances excluent les dommages causés par les champs et ondes électromagnétiques. Par exemple, Groupama, spécifie cette exclusion dans le fascicule RC VILLASSUR. Cela signifie clairement que l’acceptation par la commune de ces installations implique la commune et engage sa responsabilité en cas d’incendies ou de recherches en responsabilité due a la présence de ces compteurs. Le fait qu’ERDF dévolue cette responsabilité aux collectivités est inquiétante ,le fait qu’elle demande une décharge aux usagers sur sa propre responsabilité confirme les inquiétudes des collectivités territoriales qui ont le sens de leurs responsabilités.
  • Les compteurs Linky sont prévus pour analyser quasiment en temps réel, toutes les 10 minutes environ, la consommation de l’installation qu’ils desservent. Ils permettront aux opérateurs de recueillir d’innombrables données sur la vie privée des usagers, utilisables à des fins commerciales mais aussi de surveillance et de remise en cause des libertés publiques. D’autant plus qu’il s’est avéré que les données transitant par ce type de compteur sont facilement piratables. Ce qui n’a pas manqué d’alerter la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.
  • Le risque financier est aussi important pour les familles, les professions libérales et les PME dans la mesure où la connaissance précise des habitudes de consommation a aussi pour objet d’entraîner une complexité accrue des tarifs aboutissant inévitablement à une hausse du coût de l’énergie pour les usagers n’ayant pas la possibilité de s’adapter à ceux-ci.
  • Les usagers qui le souhaitent n’ont pas la possibilité de refuser le remplacement de leur compteur, pourtant totalement compatible avec une distribution normale de l’énergie électrique, par un «  compteurs intelligents Linky ».

Au vu de ces différents problèmes, les réactions sont nombreuses de la part des pouvoirs publics, des associations de consommateurs et de protection de l’environnement et de la santé vis à vis d’une technologie mal maîtrisée dont on n’a pas réellement mesuré l’impact :

  • L’Allemagne a refusé que lui soit imposée la généralisation des compteurs intelligents dans la mesure où leur intérêt dans la transition énergétique est loin d’être démontrée et mériter les risques pris dans les domaines de la santé, des libertés publiques et de l’économie des PME.
  • Le gouvernement du Québec a imposé à Hydro-Québec le retrait des compteurs intelligents pour les usagers en faisant la demande suite aux nombreuses expertises indépendantes ayant mis en évidence la réalité de nombreux problèmes.
  • Les villes de Paris, Grenoble, Janvry ou encore Calès-en-Périgord ont adopté des délibérations refusant l’installation des compteurs Linky.

En conséquence des éléments ci-dessus, le Conseil Municipal de Melun émet le vœu suivant :

Le Conseil Municipal de Melun réuni le 24 mars 2016 :

  • Demande à Madame la Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer de bien vouloir suspendre l’installation généralisée des « compteurs intelligents Linky » tant qu’une évaluation indépendante n’aura pas vérifié les conséquences de cette technologie pour la santé, les biens matériels des usagers, le respect de la vie privée et le coût de l’énergie.
  • Demande à Madame la Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer de proposer au parlement une modification de la loi de transition énergétique de façon à permettre aux usagers de refuser le remplacement de leur compteur par un « compteur intelligent Linky »
  • Demande à ERDF de ne pas installer sur Melun les « compteurs intelligents Linky » chez les usagers de la ville.

Claude BOURQUARD

Bénédicte MONVILLE – DE CECCO

Lycées : Mme Pécresse promeut une politique rétrograde et inégalitaire

Mme la Présidente, nous jugeons les politiques sur leurs actes et vos discours ne pourront pas éternellement cacher la réalité de votre politique. Vous prétendez augmenter le budget d’investissement pour les lycées de 5,5% par rapport à la prévision d’exécution 2015. Mais si nous comparons ce qui est comparable, le budget que vous proposez baisse de 8%.

Vous annoncez fonder votre budget sur la conviction que le lycée doit devenir le lieu de « la promotion sociale, de l’ambition et de la réussite ». Or, Mme la Présidente, votre conception de la promotion sociale ne semble adossée à aucune vision de l’égalité. En effet, il semble que vous ayez décidé de régler les problèmes des lycées publics en augmentant considérablement l’aide régionale aux lycées privés. Allez comprendre !

Ainsi, vous étendez l’aide régionale à la demi pension aux demi-pensionnaires des 193 lycées privés – c’était une demande des lycées privés, vous l’avez satisfaite – et, à compter de la rentrée 2016, vous accorderez aux lycées privés une dotation similaire à celle que la région accorde aux lycées publics pour la gratuité des manuels scolaires. A y regarder de plus près, l’enveloppe pour la gratuité des manuels scolaires va être amputée de quasiment 1M d’€ et c’est cette enveloppe diminuée de 15% que les élèves des lycées publics et privés devront se partager.

Si l’école est libre en France et que chacun peut faire le choix d’inscrire son enfant dans une école privée, la Région n’a pas à aider, plus qu’elle ne le fait déjà, au financement de choix particuliers. C’est aux institutions privées, si elles le souhaitent, de faire en sorte que leurs établissements soient accessibles à toutes les familles. Votre politique, en siphonnant les budgets des lycées publics au profit du privé, contribuera à la dégradation du service public de l’éducation et encouragera les familles à faire le choix du privé afin d’éviter des lycées publics qui n’ont plus la capacité de mener à bien leurs missions éducatives. Mme la Présidente, vous avez décidément une drôle de conception de la promotion sociale.

Vous prétendez également mettre en oeuvre des politiques en faveur de la sécurité. Cependant, Mme la Présidente, vous amputez l’argent alloué à la prévention et à la lutte contre les violences scolaires. Votre vision de la sécurité est exclusivement répressive et alors même que toutes les études montrent la faillite de l’approche sécuritaire, c’est celle que vous choisissez. En effet, vous préférez dépenser l’argent des contribuables de notre région dans des équipements de « sécurité » très chers, qui auront pour principal mérite de garantir une rente confortable aux entreprises qui les commercialisent, plutôt que dans le soutien à des programmes d’éducation et de prévention de la violence qui coûtent beaucoup moins cher pour une efficacité nettement supérieure.

Aujourd’hui où les lycéennes et les lycéens sont tous les jours confrontés à la complexité et à la violence sidérante d’évènements proches et lointains qui les font s’interroger sur le sens du monde dans lequel nous vivons, vous diminuez de près de 40% le budget consacré aux actions pour la citoyenneté, la participation lycéenne et la lutte contre les discriminations. Ces choix, Mme la Présidente, sont irresponsables. Car, l’apprentissage de la citoyenneté commence avec l’expérience d’une participation active à la vie lycéenne. Tout comme l’éducation à la démocratie passe par l’appréciation des différences comme d’une inépuisable source d’enrichissement réciproque, la conscience qu’aucun être humain ne peut jamais être réduit au pire de lui-même et que les manichéismes constituent le substrat de toutes les violences. A l’heure où les discours médiatiques et politiques ignorent la labilité des identités et réifient des identités ethniques et culturelles qu’ils contribuent à façonner, le soutien régional à des programmes de lutte contre les discriminations apparaît pourtant plus que jamais nécessaire.

Mme la Présidente, vous annoncez poursuivre une politique de maîtrise de l’énergie mais diminuez de 54% le budget consacré à la rénovation des lycées publics et, d’une manière générale, aux travaux de réparation et de maintenance. Et la baisse porte plus spécifiquement sur la rénovation thermique et l’efficacité énergétique qui perdent 80% de leur budget pour les lycées publics et 90% pour les cités mixtes régionales. Or trop d’établissements sont encore de véritables passoires thermiques. Ce qui coûte très cher à la région et contribue à l’émission de gaz à effet de serre. En réalité, vos priorités réelles n’ont strictement rien à voir avec le discours que vous pouvez soutenir. Mme la présidente, vous n’avez cure de l’urgence écologique et semblez n’avoir aucune conscience de la promesse funeste du dérèglement climatique. Vous ignorez complètement les liens de causes à effets entre dérèglement climatique, guerres et crise migratoire. C’est sans doute ce qui vous permet d’affliger davantage encore les migrantEs qui arrivent dans notre région en les privant du peu d’aide qu’ils-elles recevaient. Votre budget nie la responsabilité que nous avons, nous pays engagés depuis deux siècles sur la voie d’un productivisme dangereux, dans le dérèglement climatique et notre plus grande obligation à diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Mme la présidente, en plus d’obérez la possibilité pour notre région de réaliser à termes des économies de fonctionnement, vous faites preuve d’irresponsabilité environnementale.

Vous réduisez à peau de chagrin, moins 66% du montant global des budgets participatifs des lycées consacrés à la rénovation thermique et aux économies d’énergie. J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire non seulement vous nous privez d’argent dans la lutte contre le dérèglement climatique mais votre politique est adossée à une vision infantilisante des lycéenNEs que vous refusez de voir comme des partenaires responsables parfaitement capables de gérer de la meilleure des façons les budgets participatifs dont ils-elles avaient la charge. Décidément, Mme La Présidente, vous êtes de droite, une droite rétrograde qui nie la vérité du dérèglement climatique et de ses conséquences,  une droite conservatrice qui refuse d’affranchir là où c’est possible nos lycéenNEs de l’autorité d’unE proviseurE et de son administration.

Enfin, vous rognez le budget consacré à l’introduction d’aliments biologiques dans notre région et continuez d’ignorer que les modes intensifs et industriels de production de notre alimentation exposent tous les jours nos enfants à des substances cancérigènes certaines ou probables. C’est un scandale sanitaire dont nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences en termes de santé publique. Et, pourtant, Mme la présidente il semble que cela vous soit indifférent.

Avec mon groupe EELV-A, nous vous avons proposé une série d’amendements gagés qui auraient permis de revenir à une politique budgétaire responsable qui réponde aux vrais dangers auxquels sont confrontéEs nos lycéenNEs : l’inégalité, les discriminations, l’intolérance, le manichéisme, le dérèglement climatique, la mal-bouffe. Malheureusement, vous avez préféré diminuer le budget des lycées publics pour abonder les caisses des lycées privés, ignorer la réalité des effets catastrophiques du dérèglement climatique et notre responsabilité particulière et ne pas considérer les risques sanitaires liés à l’absorption quotidienne de substances cancérigènes. Vos choix budgétaires, Mme la Présidente, constitue une bien mauvaise augure.

Discours candidature B Monville-De Cecco à la mairie de Melun, le 7/04/2016

Ce discours a été prononcé à l’occasion de la démission du maire de Melun M. Gérard Millet lors du conseil municipal du jeudi 7 avril. 

Chers collègues, conseillères et conseillers municipaux.

J’ai l’honneur de me présenter devant vous à la candidature de maire de notre ville. Nous restons convaincus que le projet de la liste écologiste et citoyenne Bien Vivre A Melun que nous avons porté en 2014 est le seul capable de répondre aux nombreuses attentes de nos concitoyenNEs et aux enjeux que doit affronter notre ville.

Depuis plusieurs mois maintenant que notre conseil municipal siège et délibère sur les affaires de notre ville M Claude Bourquard et moi-même, souvent soutenus par l’ensemble de l’opposition, avons, avec un réel sens des responsabilités, présenté plusieurs voeux, défendus plusieurs amendements, portés d’innombrables arguments au débat pour essayer d’infléchir la politique dessinée par la majorité.

Malheureusement nous n’avons pas réussi à modifier l’orientation fondamentalement néolibérale et conservatrice de la politique menée. Cette politique idéologique est un échec et force est de constater que l’administration communale de droite depuis des dizaines d’années n’a pas réussi à préserver les citoyenNEs melunaisES des effets catastrophiques de la récession économique et des politiques de rigueur.

Et pourtant il est parfaitement possible de faire autrement et le projet que nous portons en constitue la preuve irréfutable.

Il est urgent de redonner du dynamisme économique à notre ville et dans une situation contrainte budgétairement cela ne peut passer que par l’inventivité et l’innovation. Nous développerons plusieurs projets qui en plus d’améliorer la qualité de vie des melunaises et des melunais augmenteront nos ressources et par voie de conséquence nos capacités d’investissement. Des choix qui, pour les grands projets structurants, nous amèneront à consulter les habitantEs de notre ville. Parce que nous croyons en l’intelligence collective et en la force d’une ville qui s’appuie sur une démocratie locale vivante. L’affectation de nos moyens financiers sera proportionnée à leur impact réel sur la qualité de vie des habitantEs.

Alors, plutôt que de vendre le moindre cm2 d’espace disponible dans notre ville à des promoteurs immobiliers afin de renflouer des caisses vidées par une gestion périlleuse dans une espèce de fuite en avant qui s’apparente à vouloir remplir le tonneau des danaïdes, nous développerons l’agriculture urbaine et de proximité. Nous encouragerons partout où c’est possible l’installation de jeunes agriculteurs et le développement d’AMAP. Nous leur garantirons des débouchés dans nos restaurants scolaires en reprenant leur gestion en régie publique. En contrepartie, ces activités nouvelles augmenteront l’assiette fiscale de notre ville, garantiront aux enfants de la ville une alimentation de qualité sans chimie et permettra à de nombreux melunaisES d’avoir accès à des fruits et des légumes biologiques à des prix raisonnables.

La ville que nous voulons est une ville innovante où les déchets seraient transformés en ressources à l’instar de ce qui se fait déjà dans plusieurs villes d’Europe et des Etats-Unis. Nous mettrons en place un plan zéro-déchets susceptible, si on en croit ce qui se passe ailleurs, de créer plusieurs dizaines d’emplois, des revenus nouveaux pour notre ville et nous favoriserons l’implantation d’entreprises innovantes comme la fabrication de bioplastique qui nécessite d’avoir accès à des biodéchets compostables.

Nous investirons dans la rénovation thermique du patrimoine immobilier de notre ville afin de créer des opportunités nouvelles pour les entrepreneurs du bâtiment tout en nous permettant à terme de dégager d’importantes économies de fonctionnement qui pourraient être réinvesties ailleurs.

Nous nous attaquerons au fléau que représente l’augmentation constante de la circulation automobile. Un fléau pour notre santé à touTEs et qui rend la ville dangereuse en particulier pour nos jeunes, nos personnes âgées et nos concitoyenNEs handicapéEs. Rien ne coûte moins cher à une ville que de développer un réseau cyclable et des espaces dédiés à la marche à pied qui changent du tout au tout son atmosphère. Aujourd’hui, dans de nombreuses villes d’Europe 30% des déplacements se font en vélo, l’encouragement à la marche et la construction de voies réservées pour les bus afin d’encourager les déplacements en transport en commun viendront compléter le dispositif. Tout le monde s’accorde à dire que non seulement nous vivons mieux dans des villes qui mettent en place une vraie politique favorable aux mobilités douces mais nous sommes en meilleure santé et les rapports sociaux sont vivifiés.

Le Melun que nous voulons ne bradera pas sa place Praslin à une multinationale vendeuse de places de parking ou à des promoteurs immobiliers. Au contraire nous en ferons un des centres névralgiques de la ville une belle place publique ouverte sur les bords de Seine, bordée de cafés, de commerces de proximité, une place accueillante pour les étudiantEs de l’université qui sont déjà là et celles et ceux que nous nous apprêtons à recevoir. Une place où les melunaisES pourraient flâner, se croiser, parler, les enfants jouer, bref une place où nous pourrions profiter de notre ville.

Nous construirons une véritable régie publique de l’eau. Il est inadmissible que nous permettions à une des plus grandes multinationales de l’eau dont les bénéfices ont bondi de 50% en 2014 passant à 151 millions d’euros, contre 100 millions d’euros sur la même période l’an dernier et qui verse à ses actionnaires des dividendes qui augmentent de 10% par an. L’eau est un bien commun, nous devons préserver cette ressource indispensable à nos vies et faire en sorte qu’elle soit accessible à touTEs.

Car la ville que nous voulons est une ville solidaire où le prix de l’ensemble des services municipaux sera calculé en fonction du quotient familiale de façon à permettre à touTEs les melunaisES d’avoir accès à tous les services.

L’éducation et la culture seront également des axes centraux de notre politique et en plus de permettre l’implantation sur notre ville d’une école innovante sur le plan pédagogique en partenariat avec l’éducation nationale, de soutenir avec opiniâtreté le travail de nos professeurEs des écoles et de nos directrices et directeurs d’école, nous impulserons un festival des arts de rue et confierons la gestion du cinéma de notre ville, aujourd’hui remunicipalisé, à une association à but non lucratif qui développera une politique ambitieuse d’accès et d’éducation au cinéma.

Bref, nous transformerons Melun en une ville, bien différente du Melun actuel, avant tout organisée pour favoriser la qualité de vie de touTEs ses habitantEs : un environnement sans pollutions, une alimentation saine, des transports fréquents et rapides, des espaces urbains à vivre, des services publics de qualité et accessibles à touTEs. Dès maintenant nous devons engager Melun dans la transition écologique et sociale, dans la réappropriation des biens communs par les citoyennes et les citoyens et la promotion d’une citoyenneté active de chacun quelles que soient ses origines et son statut.

Je vous remercie.

#CAMVS Subventions aux associations : la #gabegie de l’innovation alimentaire !

 

Intervention Bénédicte Monville-De Cecco lors du conseil communautaire de Melun-Val de Seine du 29/04/16

De quoi l’innovation alimentaire est-elle le nom ?

Voilà un projet qui a priori prête à sourire. « Vitagora », un projet d’innovation alimentaire. Spontanément on se demande s’il s’agit de fabriquer du Pot au feu OGM, du Couscous lyophilisé, des gélules de Cassoulet pour cosmonaute en mal du pays ou d’augmenter encore la masse musculaire des charolaises (déjà qu’elles ont du mal à se hisser sur leurs pattes). Pourtant quand on arrive au détail des subventions, on n’a plus guère envie de sourire. Parce qu’au 40 000 euros de subvention déjà versés l’année dernière et reconduits cette année s’ajouteront 30 000 euros. Au total ce sont 70 000 euros que notre communauté d’agglomération versera à un projet dont tout ce que nous savons nous invite à la plus grande réserve. Et alors même que de nombreuses associations voient leurs subventions à peine maintenue voire baisser.

Car que savons-nous exactement de ce projet d’innovation alimentaire ?

Les documents mis à notre disposition indiquent que 30 000 euros seront dévolus à l’organisation d’un évènement BtoB, entendez « Business to Business » rassemblant (je cite) des « donneurs d’ordre internationaux » et je cite encore « jusqu’à une douzaine de grands comptes ». Si nous traduisons ces expressions emphatiques et prétentieuses (il faut surement au moins avoir fait un master 2 de marketing pour écrire ça) de quoi s’agit-il ? D’inviter des femmes et des hommes qui appartiennent à des entreprises représentant un chiffre d’affaires réel ou potentiel considéré comme très important à participer à un évènement de deux jours à Melun.

Autrement dit, la Communauté d’agglomération va dépenser 30 000 euros pour financer un évènement mondain qui va rassembler à Melun 50 à 70 « donneurs d’ordre » et « grand-comptes ».

La première question que je veux vous poser est : puisque nous aurons les grands-comptes, A quand les ducs et les marquis ? La deuxième : Ne croyez-vous pas que nous avons mieux à faire que de dépenser l’argent des contribuables de notre agglomération à organiser des mondanités de ce genre ?

Les documents nous disent encore que les 40 000 euros restants seront quant à eux consacrés à la compétitivité des acteurs de « l’agro-alimentaire et de la nutrition-santé ». On croirait lire un mauvais tracts des années 1980 sur l’innovation alimentaire. A l’époque tout le monde croyait encore que les multinationales de la révolution verte oeuvraient pour le bien de l’humanité. Mais aujourd’hui nous savons que ces empoisonneurs publics sont non seulement responsables pour une part non négligeable de l’épidémie de cancer qui sévit dans notre pays et dans le monde mais qu’ils ont laminé l’agriculture paysanne pourvoyeuse de millions d’emplois locaux et d’aliments de bonne qualité. Alors plutôt que de continuer à financer ces apprentis sorciers qui ont depuis longtemps fait la preuve de leur irresponsabilité, les sommes importantes que vous vous apprêtez à donner trouveraient à être bien mieux utilisées, dans nos territoires semi-ruraux, dans un projet concret d’innovation agricole.

Car il est urgent de repenser notre modèle de développement économique or ce que vous nous proposez correspond à une vision surannée, totalement dépassée. Il y a pourtant des exemples qui fleurissent partout en France aujourd’hui. Comme cet ambitieux projet développé par l’association « Fermes d’Avenir » en Indre-et-Loire, dans la région centre, autour de la promotion d’un nouveau modèle d’agriculture, basé sur les principes de l’agroécologie et capable de créer 3 emplois par hectare cultivé. Ce projet qui associe des acteurs variés, université, grande école, associations est soutenu par la Communauté Européenne, par sa région, par sa Communauté de Communes et plusieurs acteurs privés. C’est d’un projet comme celui-là dont nous avons besoin. Un projet qui crée des emplois locaux, non délocalisables, qui réinvestit les savoir-faire séculiers de notre région tout en les combinant à des savoirs nouveaux qui permettent, en diversifiant les cultures, d’obtenir de bons rendements sans employer un seul intrant chimique toxique.

Au contraire, l’obscure projet d’innovation alimentaire que vous nous proposez pour 70 000 euros démontre que vous n’avez pas du tout pris la mesure des enjeux.

Nous voulons que notre communauté d’agglomération innove certes, nous voulons qu’elle investisse dans l’avenir de nos territoires mais en développant leur capacité de résilience pas en l’amputant. Investir dans la recherche, dans l’enseignement, dans l’aide à l’installation pour que se développe une agriculture biologique productive, pourvoyeuse de nombreux emplois locaux et d’aliments de grande qualité dans le sud Seine et Marne constituerait une vraie innovation, un vrai changement parce qu’il s’agirait en effet d’autre chose que d’entretenir une petite aristocratie de « grands-comptes » à grands frais pour les contribuables.

Beauregard, Schuman : Attention aux arbres

Ville de Melun

Conseil municipal du jeudi 24 mars 2016

Intervention sur la délibération n° 7 relative à la butte de Beauregard

Bénédicte Monville – De Cecco et Claude Bourquard

Les codes de l’environnement, forestier et de l’urbanisme prévoient que, lors des opérations d’urbanisme, les parcelles ayant été déboisées doivent être compensées par le reboisement pour une surface correspondant à la surface défrichée, assortie le cas échéant d’un coefficient multiplicateur compris entre 2 et 5, déterminé en fonction du rôle écologique ou social des bois visés par le défrichement.

1. Dans le cadre de l’urbanisation de la butte de Beauregard voulue par la ville de Melun pour accueillir le futur hôpital et des activités complémentaires, celle-ci sera déboisée sur la quasi totalité de sa surface.

Nous constatons que la ville de Melun n’a proposé aucune mesure de reboisement et que contrairement à la loi, cette compensation n’est pas évoquée dans les études d’impact.

Les boisements urbains sont reconnus par les scientifiques comme un des éléments majeurs de la qualité de vie des habitants tant par leur rôle dans le maintien de la biodiversité que par l’impact qu’ils ont sur la santé psychologique des habitants. Ils sont aussi l’un des éléments qui font la qualité d’une entrée de ville qui est souvent la première, voire la seule impression qu’ont de la ville les personnes y entrant.

En conséquence, nous demandons que les études d’impact envisagées proposent concrètement les compensations possibles au défrichement de la butte de Beauregard.

2. En outre, la ville de Melun a procédé récemment à l’abattage de dizaines d’arbres en bordure du quartier Schuman.

D’après nos informations il s’agirait de permettre la mise en place d’une route  à 4 voies et la création d’un carrefour avec feux à l’entrée principale du futur hôpital.

Les habitantEs du quartier Schuman ont été prévenus par flyers par le DDE quelques jours avant et n’ont pas été consultés.

Ces arbres formaient une  barrière de protection naturelle contre les nuisances sonores et la pollution. A cet endroit le traffic routier est intense et le chantier du nouvel hôpital engendre du bruit supplémentaire et beaucoup de poussière qui gênent les habitantEs du quartier Schuman.

Nous souhaitons savoir pourquoi ces arbres ont été abattus et si d’autres arbres seront replantés à leur place.

Ruralité, Ghettos, Femmes victimes de violence ; les interventions de B. Monville-De Cecco en plénière du conseil régional aujourd’hui, jeudi 17/03/16, dans l’ordre d’énonciation

1/ Secteur Ruralité et agriculture CR 09-16 :

Discussion générale

La baisse des dotations, de nouvelles charges obligatoires, le désengagement des services de l’Etat rendent difficile la gestion communale tout particulièrement dans les communes rurales où il y a peu de moyens. La redéfinition de la politique agricole commune, une agriculture productiviste, essentiellement orientée vers l’exportation et les marchés internationaux, exposent les exploitations franciliennes à des difficultés croissantes. Et pourtant votre rapport empile des intentions souvent imprécises et parfois contradictoires et nous doutons que les solutions qu’il propose répondent aux difficultés réelles que rencontrent les territoires ruraux.

Que signifie par exemple quand on parle d’agriculture : « augmentation de l’investissement dans la compétitivité et l’innovation des entreprises, par la création de pôles d’excellence » ? Compétitivité par rapport à quoi, à qui ? Qu’est-ce qui définit l’excellence ? La durabilité des cultures ou leur productivité ? Quelques exemples de questions qui sans réponse précise, puisque nous n’en avons pas obtenu en commission, nous laissent penser que le modèle de développement agricole qu’il s’agit ici de promouvoir n’est pas le modèle résilient, pourvoyeur d’emplois locaux et d’une nourriture saine que nous souhaitons voir advenir.

D’ailleurs et puisque ce rapport parle d’agriculture nous nous étonnons de ne pas y trouver une seule occurence du mot « biologique ».

Rien non plus sur une politique de limitation des intrants chimiques (pesticides et engrais) quand on sait l’importance qu’il y aurait à préserver la biodiversité et permettre aux terres, considérablement appauvries par les traitements chimiques auxquels elles sont intensément soumises, de se régénérer. Mais, il s’agirait aussi de protéger les personnes. Les femmes et les hommes qui habitent ces territoires ont le droit de vivre dans un environnement sain, de respirer un air sain et d’avoir des cours d’eau non pollués. D’après les chiffres du ministère de l’environnement 12% des points d’eau en surface présenteraient une qualité permettant de produire de l’eau potable sans traitement spécifique, ce qui signifie que 88% de nos eaux de surface sont polluées. Ce n’est certes pas une petite affaire or votre rapport n’en fait aucun cas.

Ce rapport est aussi contradictoire quand il prétend dans l’exposé de ses motifs qu’il faut à la fois veiller à la préservation des terres agricoles tout en maintenant la possibilité pour les territoires ruraux de contribuer par exemple à deux grandes fonctions de la ville pourtant gourmandes en foncier : la logistique et le logement.

Quant aux axes d’intervention listés en annexes, certains nous semblent nécessaires comme l’aide au commerce de proximité ou le maintien des services publics. Mais là encore rien n’est dit sur leur mise en oeuvre concrète. Avez-vous l’intention de mettre un terme aux projets de développement des super-hyper-méga centres commerciaux qui non seulement mangent les sols dont nous avons déjà parlés mais tuent le commerce de proximité ? D’autres comme la gratuité des parkings autour des gares nous paraissent problématiques. Vous risquez d’encourager la circulation automobile dans les centres villes, quand il faudrait au contraire réfléchir à la promotion de parkings relais en périphérie des villes, couplés avec des transports en commun qui assuraient la liaison avec les gares. Enfin, le déploiement de la vidéo surveillance nous semble parfaitement inutile : extrêmement couteuse à installer et à entretenir il est inconcevable et absolument pas souhaitable que l’ensemble du territoire rural soit surveillé par des caméras. D’autres réponses aux problèmes que connaissent ces territoires existent comme de développer un plan régional zéro déchets qui réduirait quasi à néant le risque de dépôts sauvages.

Les communes rurales n’ont plus de moyens. Elles ont maitrisé leurs charges de fonctionnement et ne peuvent plus demander à leurs habitant-e-s des efforts. En outre leur capacité d’autofinancement est très faible. Ces communes rurales sont pourtant dans une situation qui leur permettrait d’inventer une nouvelle manière de vivre, résiliente, et d’initier véritablement la transition écologique de nos territoires. Nous regrettons que vous ne vous engagiez pas à les accompagner dans cette voie.

Votre rapport dessine des orientations de développement économique totalement passéistes et qui ont déjà montré malheureusement leur incurie. Alors Mme la présidente, je vous demande, contrairement à ce que vous avez dit tout à l’heure, qui sont les conservateurs dans cette assemblée ?

Explication de vote : abstention.

Ce rapport énonce les axes généraux de la politique que l’exécutif souhaite mettre en oeuvre sans concertation et sans rien dire de précis quant aux moyens qui seront employés. D’où viennent ces fonds ? Comment seront-ils répartis ?

Or nous avons des raisons de nous inquiéter. Vous avez déclaré vouloir privilégier un budget de relance de l’investissement tout en menant une politique de restriction budgétaire. Dès lors, une des questions cruciales que nous nous posons est quelles autres politiques sont abandonnées ? Vous annoncez vouloir diminuer voire supprimer les subventions de certaines associations. Mais les associations, Mme la présidente c’est 6% de la masse salariale privée et 3,5% du PIB, c’est plus que l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire réunies (3,4%). Ces associations sont très présentes dans nos territoires ruraux et jouent un rôle fondamental pour leur cohésion en développant des projets d’utilité sociale créateurs d’emploi. Vous dites aussi vouloir diminuer de 10% le budget des 29 organismes associés de la région, parmi lesquels nous trouvons NATUREPARIF ou l’ORDIF qui se sont révélés essentiels dans la connaissance de nos territoires ruraux et leur protection. Au contraire, il faudrait poursuivre le travail commencé. L’INRA (Institut national de la recherche agronomique) a établi la seule cartographie des sols disponibles pour l’ensemble de l’Île de France. Mais cette carte date de 2003 et, si elle donne des informations précieuses sur les types de sols, elle reste, aux dires de l’IAU (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île de France), imprécise et insuffisante. Pourtant, les sols assurent de multiples services fondamentaux et une politique sérieuse d’aménagement du territoire francilien doit passer par une volonté réelle de sanctuarisation des terres agricoles disponibles. Donc par le soutien à la recherche sur les sols franciliens et leur protection contre l’étalement urbain. En moyenne sur les 20 dernières années, ce sont 1860 ha de terres, le plus souvent agricoles, qui sont artificialisés par an. On sait que le marché foncier et les régulations foncières sont parmi les facteurs « de long terme » qui influencent le plus l’évolution des structures agricoles. Les volontés d’installation d’agriculteurs-agricultrices sont parfois arrêtées faute de terres disponibles. Par conséquent, l’élaboration d’un schéma de sanctuarisation des terres agricoles d’intérêt régional serait cruciale si nous souhaitons que se développe une agriculture francilienne de qualité et pourvoyeuse d’emplois locaux. Or, il n’en est jamais question dans ce rapport.

Et puis pour vous répondre, parce que vous avez parlé tout à l’heure, des lycéens et lycéennes qui, en Seine et Marne renoncent à poursuivre des études supérieures faute de transport ou d’une offre locale suffisante. Pourtant, vous prétendez instituer des bourses au mérite pour les bacheliers titulaires d’une mention très bien et l’égalité des aides sociales pour les lycées publics et privés. Mesdames la présidente et vice-présidente, souhaitez vous réellement régler le problème de l’inégalité scolaire par de telles mesures ? N’avez-vous jamais entendu parler de reproduction sociale ? En 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron publiaient un livre important Les Héritiers, je vous en conseille vivement la lecture.

2/ Secteur logement

CR 39-16 « Dispositif anti-ghettos », explication de vote : contre

M. le vice président, vous avez déclaré vouloir « casser les ghettos » mais quelle est cette expression pleine de mépris ? Vous savez si les franciliens et les franciliennes nous regardent comme vous l’avez dit, ils savent aussi nous écouter. Ces ghettos dont vous parlez sont pour beaucoup de nos concitoyen-nes leur lieu de vie, des lieux où ils-elles ont grandi, élevé leurs enfants, des lieux où ils-elles ont vieilli, des lieux auxquels ils-elles sont attachés malgré les difficultés qu’ils-elles peuvent y rencontrer, des lieux que nombre d’entre eux-elles s’engagent à améliorer par des actions multiples et quotidiennes au service de l’ensemble des habitant-es. Avez-vous déjà écouté Grand Corps Malade quand il dit : « Si je rends hommage à ces lieux à chaque expiration, C’est que c’est ici que j’ai puisé toute mon inspiration »? Avez-vous M. le Vice Président déjà mis les pieds dans un des innombrables centres sociaux où travailleurs sociaux et habitant-es collaborent pour créer des espaces de partage, de rencontre, de réflexions, de discussions, de loisirs et participent activement à la vie de leur cité ? (la phrase suivante n’a pas été prononcée faute de temps) Il y a, voyez-vous, de multiples manières de faire de la politique et je ne crois pas me tromper ici en affirmant que les femmes et les hommes dans notre pays qui s’investissent dans leur quartier, dans ces ghettos que vous voulez « casser » sont bien plus nombreux-ses que nous qui siégeons dans des lieux cossus et que les services qu’ils et elles rendent à la population de notre pays tout entier sont sûrement bien plus fondamentaux. Une chose est sûre M Geoffroy Didier, pour parler d’eux et d’elles de cette façon là non seulement vous ne les connaissez pas mais vous les méprisez. Une politique qui serait animée par le sens de la justice ne viserait pas à « casser les ghettos » mais à soutenir leurs habitant-es en leur donnant les moyens d’agir et en leur apportant les services publics qui leur manquent et de la meilleure qualité possible afin de corriger autant que faire se peut les inégalités considérables de richesse, de travail et scolaires qui les frappent.

Vous avez dit aussi faire vôtres les propos de Manuel Valls et ne pas vouloir ajouter de la pauvreté à la pauvreté (comme s’il était nécessaire de poursuivre la démonstration de la proximité idéologique qui existe entre vous). Mais, M. Didier, ce n’est pas en construisant des logements sociaux qu’on crée la pauvreté. En Île de France, comme le montre le graphique que vous avez joint au rapport suivant, 25% des francilien-nes remplissent les conditions de revenu pour accéder à un logement très social. Aujourd’hui en France, 8 million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. On compte 5 millions de travailleurs-euses pauvres et 3,5 millions de sans-abri, un chiffre qui, selon la fondation Abbé Pierre, a doublé en 10 ans. Or que s’est-il passé ces 10 dernières années, une accélération et une amplification considérable des politiques néo-conservatrices de restriction budgétaire et la captation massive des revenus du travail par le capital à travers la remise en cause progressive, jusqu’à tout récemment, des droits des salarié-es et une baisse considérable de leur revenu (rémunération brute et part de leur salaire différé sous forme d’aides sociales et d’assurances maladie et vieillesse). Alors M Geoffroy Didier je m’étonne d’un tel simplisme : supprimons les logements très sociaux et nous allons supprimer les pauvres. Et je demande à mon collègue de l’UDI, où sont les idéologues ? Car dans votre rapport si on lit dans les motifs que les communes pas ou peu pourvues en logement social devront se conformer aux obligations de la loi SRU, aucun article ne traduit en acte votre intention. Je pense pour reprendre une expression de M. Meignen que la lutte contre la « concentration de classe » commence là. A quand une politique de « déconcentration de classe » dans le 16è et à Neuilly-sur-Seine ? Par conséquent, ce que vous allez faire à coup sûr c’est augmenter la précarité indigne que subissent déjà 8 millions de nos concitoyen-nes et fragiliser celles et ceux qui sans vivre sous le seuil de pauvreté voient leurs revenus diminuer année après année alors même que les rentes des grandes entreprises n’ont jamais été aussi fleurissantes et que la bourse n’a jamais permis une telle accumulation de richesse par les plus nantis.

CR 38-16 Soutien aux femmes victimes de violences, explication de vote : pour

(En réponse aux interventions du FN) Il semble que les faux dévots du 21 siècle embrassent la cause des femmes pour mieux anéantir les quelques gains obtenus par les mouvements et associations féministes au 20ème siècle. Alors quant aux élucubrations insupportables du Front National je veux juste rappeler que le FN propose de répondre au chômage en ramenant les femmes dans les foyers ou qu’au parlement européen ses membres ont voté contre un texte portant justement sur l’égalité femmes-hommes.

Mais, Mme La présidente, revenons au rapport avec lequel vous souhaitez lutter contre les violences faites aux femmes et pourtant, lundi nous avons appris au conseil d’administration du centre Hubertine Auclert que vous aviez l’intention de diminuer de 30% les subventions versées par la région à ce centre. Il constitue pourtant une ressource fondamentale dans la lutte quotidienne contre les violences faites aux femmes. Ce centre est sûrement un exemple de ce qu’une collectivité peut promouvoir de meilleur et aujourd’hui ce sont cent associations qui en sont membres. Depuis 2013, le centre a intégré l’observatoire régional des violences faites aux femmes. Or, les données produites par l’observatoire et le centre Hubertine Auclert montrent l’effort qu’il faudrait fournir si notre collectivité veut pleinement répondre aux problèmes vitaux que rencontrent ces femmes. En 2013, ce sont 793 femmes et 819 enfants qui ont été hébergés et mis en sécurité dans des structures associatives ou individuelles. Mais, 1442 femmes ont vu leur demande d’hébergement refusées faute de place disponible. Dans ce même rapport on lit : « Il est important d’offrir à ces femmes un lieu de vie stable et sécurisant où elle vont pouvoir se détendre et mettre à distance les violences qui les oppressent, provoquant anxiété et stress permanent. » Par conséquent, Mme la présidente, augmenter le nombre de logements réservés aux femmes victimes de violences et à condition que ces logements leur soient accessibles économiquement, ainsi que vient d’en faire la démonstration Mme Corinne Rufet, est nécessaire mais en aucun ça suffisant. Nous parlons de passer de 50 à 100 logements, 100 logements quand le nombre potentiel de femmes qui pourraient en avoir besoin dépasse les 2000, quand une femme meurt tous les deux jours et demi en France sous les coups de son compagnon ou de son ex-compagnon. En amputant le centre Hubertine Auclert de 30% de ses subventions régionales vous risquez de nous priver d’un instrument fondamental dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Vous admettrez Mme la présidente que le signale que vous envoyez est, et c’est le moins qu’on puisse dire, contradictoire. Alors nous voterons cette délibération. Pour autant, nous serons extrêmement vigilants sur votre politique globale à l’endroit des femmes et nous espérons que le soutien de la région aux associations féministes ne manquera pas durant cette mandature.

APPEL de MILITANTS DE GAUCHE ET ECOLOGISTES DE L’AGGLOMERATION DE MELUN POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KOHMRI

L’avant-projet de loi présenté par la ministre du travail Myriam El Khomri constitue une grave remise en cause des droits des salarié-e-s, une véritable déclaration de guerre au monde du travail en même temps qu’un terrible retour en arrière. Plafonnements des indemnités à 15 mois de salaires pour les travailleurs licenciés, temps d’astreinte décomptés du temps de repos, possibilité de faire travailler les apprenti-e-s 10 heures par jour et 40 heures par semaine et les salarié-e-s 60 heures hebdomadaire (sans possibilité de refus), moindre majoration des heures supplémentaires, disparition des jours accordés en cas de décès d’un proche…Les principales dispositions de ce projet aboutiront à une destruction du code du travail au seul profit du patronat qui applaudit d’ailleurs cette réforme. Le projet du gouvernement serait une rupture dans la hiérarchie des normes en prévoyant la possibilité d’accords d’entreprises contournant les organisations syndicales et qui prévaudraient sur la loi. Les salarié-e-s ne seraient, pour ainsi dire, plus protégé-e-s.

Après les 41 milliards du pacte de responsabilité distribués aux grandes entreprises, financés par une baisse dramatique des dépenses publiques, et sans aucun effet sur l’emploi, après la loi Macron facilitant le travail du dimanche, instituant des transports pour riches et pauvres, après l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, la coupe est pleine : trop c’est trop !

Nous appelons à une large mobilisation sociale et politique pour obtenir le retrait de ce projet dangereux pour nos droits en signant la pétition en ligne (https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci) ainsi que toute autre pétition allant en ce sens et en participant à la construction d’un mouvement associant toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit du travail protecteur pour tous les salarié-e-s. Nous ne sommes pas dupes du report temporaire de la loi par le gouvernement et restons mobilisés et vigilants.

Nous prendrons, dans les semaines qui viennent, des initiatives locales en ce sens et appelons dores et déjà à participer aux manifestations syndicales qui exigent le retrait du projet de loi dès le 9 mars avec la perspective d’une grève générale si nécessaire.

Bénédicte Monville (EELV, Melun), Pierre Carassus (Gauche Républicaine, Vaux le Pénil), Thomas Guyard (PCF, Melun),  Nicolas Alix (PS, Dammarie les Lys), Jean-Louis Masson (PCF, Vaux le Pénil), Farida Atigui ( Front de gauche, Melun) Patricia Rouchon (PCF, Vaux le Pénil), Régis Dagron (PCF, Livry sur Seine),  Jean-François Chalot (POID, Vaux le Pénil), Margot Cimic (PCF, Dammarie les Lys) Sandro De Cecco (Parti de gauche, Melun), Julien Guérin (République et socialisme, Vaux le Pénil), Vincent Benoist ( PCF, Dammarie les Lys), Yves Rémy (PCF, Melun).

Nous voulons des transports qui fonctionnent

Lors du dernier conseil municipal, Claude Bourquard est intervenu pour demander au maire de Melun de bien vouloir se faire l’écho auprès du STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France) de notre préoccupation.

En effet, ces derniers mois les conditions de circulation sur les lignes D du RER et R du transilien se sont considérablement dégradées.

Il y a les travaux, nécessaires bien sûr, mais il y a surtout, et les chemineaux n’ont cessé de nous alerter, de très mauvaises conditions d’exploitation étant donné un manque de personnel chronique et du matériel vieillissant.

Non seulement cette situation augmente nos temps de transport et alourdit nos journées jusqu’à la limite du supportable mais elle bouleverse l’organisation des familles. Combien de parents se sont retrouvé.e.s ces semaines passées dans l’incapacité d’aller récupérer un enfant à l’école ?

En outre, cela dégrade l’image de notre ville.

Nous voulons redire que les politiques d’austérité menées par l’Etat empêchent le recrutement du personnel et du matériel nécessaires au bon fonctionnement de nos transports en commun.

Ces politiques pénalisent les usagers que nous sommes et nos familles. Elles pénalisent le personnel qui n’a pas les moyens de faire son travail correctement et vont à l’encontre du développement nécessaire des transports en commun pour limiter les transports individuels, nos émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Ces politiques doivent cesser et la satisfaction de l’intérêt général doit redevenir l’objectif premier des politiques publiques.

Nous remercions le maire de Melun qui a accepté notre requête, soutenue par l’ensemble du conseil municipal, et a déjà adressé une lettre à Mme Valérie Pécresse. Nous attendons sa réponse.

CP-Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant

MELUN, le 26/11/2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GROUPE MUNICIPAL BIEN VIVRE À MELUN

Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant.

Alors que les alertes sur le climat sont de plus en plus nombreuses et confirmées par les résultats des études scientifiques, la majorité melunaise est en incapacité de gérer de façon responsable la ressource en eau comme l’a montré la récente délibération adoptée lors du conseil municipal du 19 novembre dernier.

Vis à vis d’une ressource en eau, bien commun de l’humanité, qui risque, dans l’avenir, de devenir rare dans notre région, la responsabilité des élus communaux aurait été de tout mettre en œuvre pour diminuer nos prélèvements agricoles, domestiques et professionnels. Donc investir dans l’éducation aux gestes d’économie d’eau, dans le développement de technologies industrielles et dans la recherche sur une agronomie économe en eau. C’est à dire de réfléchir en priorité sur la réduction de la consommation et non sur l’augmentation de la production.

Ce n’est malheureusement pas le choix qu’à fait la majorité municipale en décidant d’adopter une délibération qui prévoit la construction d’une usine de traitement de l’eau de la Seine dont l’objectif est d’augmenter la consommation d’eau que ne peut plus assurer seule la nappe du calcaire de Champigny, par ailleurs très fortement polluée par les pesticides d’origine agricole. C’est une fuite en avant qui ne peut qu’aboutir à une catastrophe écologique et économique.

Cette décision a été prise en dépit du bon sens. Il est bien évident que lorsque le niveau de la nappe du calcaire de Champigny est bas en raison d’une pluviométrie insuffisante, il en est de même du niveau de la Seine. Il n’est donc pas question de compenser l’une par l’autre sans nuire gravement aux écosystèmes et aux activités économiques. Pour que cela soit possible, il faudrait construire, en plus de cette usine de traitement, d’énormes réservoirs pouvant stocker l’eau de la Seine en amont de Melun. Cela signifierait une explosion des impôts locaux et de la facture d’eau, toutes deux déjà très élevées.

Une politique alternative beaucoup moins coûteuse et plus responsable existe. Elle passe avant tout par la mise en œuvre d’une agro-écologie péri-urbaine affranchie de l’usage des pesticides, la surveillance et la maintenance plus performante des fuites sur les réseaux de distribution d’eau, l’indexation du coût de l’eau sur la baisse de la consommation par habitant ou par unité de production, le développement d’une éducation à la ressource en eau. Bien sur, tout cela serait plus facile si la collectivité publique avait la maîtrise de la ressource en eau. Ce qui n’est pas le cas dans la mesure où elle a délégué cette charge à une entreprise privée.

Mais finalement, si l’avenir de la ressource en eau des melunais est fortement compromis, ce n’est pas le cas de l’entreprise qui en assure la gestion. Dans cette délibération, il est prévu que la durée de sa délégation de service public passe de dix à vingt ans pour amortir cet investissement. L’eau s’asséchera peut-être, tout comme le porte-monnaie des melunais, mais le marché restera juteux !

Pour le groupe politique Bien Vivre à Melun

Claude BOURQUARD

La question de l’égalité et de la défense des plus fragiles est la première des questions écologiques

Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Dans notre région, les inégalités sociales sont plus importantes que nulle par ailleurs. Un-e francilien-ne sur dix a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et les contrastes d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre, sont criants. Les départements les plus pauvres cumulent les difficultés : chômage, sous-emploi, paupérisation des populations, difficultés d’accès aux soins, échec scolaire, et la liste n’est pas exhaustive. À ces inégalités sociales flagrantes s’ajoutent une plus grande exposition aux risques environnementaux : emplois pénibles, mal-logement, précarité énergétique, exposition aux pollutions, trafic routier, industries et agriculture polluantes, déchets dangereux, alimentation industrielle ne concernent pas de la même manière tous/tes les francilien-nes. Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Les écologistes ont déjà montré leur détermination à lutter contre l’injustice sociale. La loi ALUR sur l’encadrement des loyers, dite loi Duflot, en est une illustration. Cette mesure de justice territoriale et de lutte contre la pauvreté s’oppose à la surévaluation du prix de l’immobilier dans certains quartiers et à la segmentation de notre région en territoires homogènes socialement. En empêchant une trop forte progression des loyers dans des quartiers où la population est en moyenne plus riche, l’encadrement des loyers peut enrayer le départ des populations modestes et limiter le mouvement de spécialisation des quartiers et communes les plus pauvres dans l’accueil des plus précaires. Au lieu de cela, la politique poursuivit aujourd’hui, qui restreint l’application de la loi à Paris, encourage l’hyperspécialisation des territoires. C’est pour ça que nous voulons que l’encadrement des loyers soit étendu à l’ensemble de l’Île de France.

D’autant que ces inégalités territoriales d’accès au logement se doublent d’inégalités d’accès à l’emploi. En effet, les territoires de la grande couronne, en particulier la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise mais aussi certaines zones de la Seine-Saint-Denis sont particulièrement exposées aux risques économiques (12,7% des actifs en Seine-Saint-Denis sont au chômage, pour un taux moyen de 8,6% en Île de France). C’est, entre autre, pour cette raison qu’il était essentiel de permettre à l’ensemble de la population francilienne de se déplacer dans les meilleures conditions possibles. Et c’est ce que nous avons fait avec la mise en oeuvre concrète du Pass Navigo à tarif unique et l’amélioration continue du réseau francilien des transports en commun après des années de non investissement.

Pour autant, si la distance physique à l’emploi est une partie de l’explication, les demandeurs/euses d’emplois francilien-nes souffrent aussi d’effets de ségrégation. Sur un marché du travail hyperconcurrentiel et hyperspécialisé, notamment dans des activités marchandes et de service aux entreprises à forte valeur ajoutée, les populations les moins qualifiées, les plus jeunes et le plus souvent d’origine immigrée (réelle ou supposée) sont aussi, de fait, les plus éloignées de l’emploi. Or, les nouvelles compétences des régions en matière de développement économique et d’aménagement durable du territoire nous permettront d’engager la transition écologique de l’Île de France. Notre programme porte des politiques ambitieuses de relocalisation des activités économiques, de lutte effective contre les discriminations et de conversion vers une économie socialement utile et écologiquement durable. Sa mise en oeuvre créera les conditions d’une refonte du marché du travail et d’une offre suffisamment large en compétences et en qualifications pour fournir les emplois nécessaires à l’ensemble des habitant-es de notre région.

L’exemple plus spécifique de la transition agricole que nous voulons pour notre région illustre parfaitement cette convergence entre politique écologiste et justice sociale. La conversion écologique de l’agriculture francilienne permettrait de créer plusieurs milliers d’emplois, divers en compétences et en qualifications, de diminuer notre dépendance aux importations (aujourd’hui équivalente à 90% de notre alimentation) et, par conséquent, nos émissions de gaz à effet de serre tout en garantissant aux francilien-nes qui souffrent le plus aujourd’hui de la mal-bouffe de pouvoir accéder à une alimentation de qualité.

Nous le voyons, encourager les usager-es à utiliser les transports en commun, relocaliser l’activité économique sont autant de mesures qui s’attaquent également à la pollution de l’air. Or, là encore, les classes populaires sont les plus touchées : temps de transport décuplé (plus de deux heures par jour pour près de 10% d’entre nous), proximité des axes routiers, faible capacité à sortir de la ville et, dans les zones rurales, exposition aux intrants chimiques de l’agriculture industrielle. Aujourd’hui, ce sont trois milliards d’euros supplémentaires que nous voulons mobiliser pour en finir avec la pollution de l’air en Île de France. En faisant de la qualité de l’air un enjeu crucial, en rendant plus cher ce qui pollue, moins cher ce qui ne pollue pas et en aidant celles et ceux qui en ont besoin à abandonner leur véhicule polluant, les écologistes se donnent les moyens de leur ambition : faire de l’Île de France une région où tout le monde respire un air sain. Des mesures qui profiteront en priorité aux populations les plus exposées et les plus fragiles.

De la même manière, l’objectif que nous nous sommes fixés de transformer la région Île de France en première région zéro-déchets de France n’est pas seulement une mesure environnementaliste. Les décharges et incinérateurs sont fréquemment installés à proximité des quartiers populaires ou des zones péri-urbaines où les populations sont dispersées et les solidarités et les résistances sont plus difficiles à organiser. De fait, il existe un déséquilibre spectaculaire entre l’Est et l’Ouest de I’Île de France (57% des déchets dits « non dangereux » sont enfouis en Seine et Marne et 37% dans le Val d’Oise). Par conséquent, moins la capacité des populations à se défendre est forte plus la probabilité de trouver un incinérateur ou une décharge à proximité du territoire qu’elles habitent augmente. Or, une politique écologiste de réduction et de valorisation des déchets à travers leur réutilisation, réparation et recyclage permettrait de créer 55000 emplois supplémentaires dans notre région tout en réglant le problème de notre exposition inégales aux pollutions qu’ils entrainent.

Nous le voyons, plus nos ressources sont faibles, plus notre exposition aux risques sociaux et environnementaux est forte. Pour les classes populaires, de la périphérie comme des banlieues pavillonaires modestes, elle est encore aggravée par de plus grandes difficultés d’accès aux soins. En Île de France, le nombre de zones dites « déficitaires et fragiles » passera si aucune politique contraire n’est menée de 13 % du territoire francilien aujourd’hui à 30 % en 2017. Une situation d’autant plus injuste que les modes de consommation des familles modestes sont aussi les moins polluants.

Parce qu’il intègre systématiquement les notions d’inégalités écologiques et sociales, dont on a vu combien elles étaient liées, et qu’il se donne pour objectif de les empêcher, le projet écologiste que nous portons pour notre région, répond conjointement à cette double violence, sociale et environnementale, qui touche un très grand nombre de francilien-nes. Respirer un air pur, travailler, travailler proche de chez soi, pouvoir se déplacer dans les meilleurs conditions possibles, manger sainement mais aussi lutter contre le dérèglement climatique, encourager l’émergence d’un modèle économique fondé sur l’utilité sociale et la coopération sont autant de promesses que porte le rassemblement écologiste et citoyen en Île de France, mené par Emmanuelle Cosse. Parce que notre programme pour l’Île de France est résolument écologiste, il place la question de l’égalité et de la défense des plus fragiles au coeur des politiques publiques.

Bénédicte Monville-De Cecco

porte-parole du rassemblement écologiste et citoyen pour les élections régionales de décembre 2015, tête de liste en Seine et Marne, élue écologiste à Melun et à la communauté d’agglomération Melun-Val de Seine.

Tribune parue :

https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/261115/la-question-de-legalite-et-de-la-defense-des-plus-fragiles-est-la-premiere-des-questions-eco