Mois: juin 2017

Melun, certains l’aiment chaud !

Communiqué de presse 

La période de fortes chaleurs du mois de juin pose à nouveau la question d’une conception de la ville et de ses alentours qui limite l’effet d’îlot de chaleur urbaine (ICU). La majorité municipale de Melun n’est malheureusement pas encore entrée dans cette logique. Alors que tous les experts proposent le maintient et le développement des espaces végétalisés, à Melun, on les fait disparaître pour y construire de nouveaux bâtiments comme aux alentours de l’école des Mézereaux, en bas de l’Almont sur l’ancien terrain de boules qui sert depuis longtemps d’espace de promenade aux habitant.e.s ou sur la colline de l’hôpital à l’emplacement de l’ancien IUFM où s’élèvent maintenant deux gros immeubles de béton. Alors que les urbanistes conseillent de ne pas recouvrir les sols naturels et, là où on ne peut pas faire autrement, d’utiliser des matériaux de couleur claire sur les sols, la majorité municipale de Melun recouvre de nombreux espaces urbains et ne tient pas compte de ces recommandations lors des travaux de voirie. Ainsi la place Saint-jean vient d’être transformée en une énorme dalle de bitume, véritable étuve quand il fait chaud. Alors qu’il serait nécessaire de végétaliser toitures et façades, et de capter l’énergie solaire, aucune politique ambitieuse n’existe sur Melun comme le monstre de béton qu’est le nouveau santé-pôle public-privé (sic) là où se trouvait un grand espace boisé. Pour ne rien dire du soi-disant éco-quartier qui a d’abord consisté à détruire la nature environnante, végétaux et animaux, et à urbaniser les alentours de la ville. Les conséquences, ce sont des températures plus élevées de 2 à 3 degrés, par rapport à l’extérieur de la ville, voire de 4 à 8 degrés supplémentaires par rapport aux massifs forestiers qui l’entourent.

Dedans, dehors, les espaces de nature sont dévorés par la ville pour servir les intérêts spéculatifs des multinationales du béton et les ambitions anti-écologiques et socialement injustes de notre maire. Car cette politique est irresponsable d’un point de vue écologique. Elle dégrade les conditions de vie des habitant.e.s de Melun et augmente le phénomène globale du réchauffement climatique. Elle n’a qu’une seule ambition vendre tous les espaces disponibles possibles à des promoteurs immobiliers pour désendetter la ville et recouvrer une capacité d’emprunt sur les marchés qui permette au maire de mener sa politique sécuritaire. En effet, l’achat chaque année de nouvelles caméras de vidéo-surveillance sont les seuls investissements consentis par le maire et la police municipale est la seule administration à voir ses effectifs progresser quand le personnel communal au service de la population de notre ville diminue. Nous regrettons, par exemple et depuis des années, une médiathèque qui ne fonctionne qu’à temps partiel faute de moyens humains. Des services publics accessibles et nombreux sont pourtant un des leviers les plus efficaces en faveur de l’inclusion de toutes et tous dans la ville et de la lutte contre les inégalités sociales. Mais le maire n’en a cure. Il n’a qu’un seul objectif augmenter le nombre de policiers municipaux jusqu’à 50. Là où son rôle de premier magistrat de notre ville devrait lui commander au contraire d’enjoindre à l’Etat d’assurer comme il se doit la sécurité des citoyen.ne.s et de mettre tous les moyens à sa disposition dans l’amélioration du cadre de vie des melunaises et des melunais. N’est-ce pas pourtant ce qu’il avait annoncé ?

Claude Bourquard et Bénédicte Monville-De Cecco

élu.e.s du groupe Bien Vivre à Melun

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CP-Melun, certains l’aiment chaud !

Voir l’article du Parisien

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