Mois: novembre 2015

CP-Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant

MELUN, le 26/11/2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GROUPE MUNICIPAL BIEN VIVRE À MELUN

Ressource en eau… La majorité municipale de Melun à contre courant.

Alors que les alertes sur le climat sont de plus en plus nombreuses et confirmées par les résultats des études scientifiques, la majorité melunaise est en incapacité de gérer de façon responsable la ressource en eau comme l’a montré la récente délibération adoptée lors du conseil municipal du 19 novembre dernier.

Vis à vis d’une ressource en eau, bien commun de l’humanité, qui risque, dans l’avenir, de devenir rare dans notre région, la responsabilité des élus communaux aurait été de tout mettre en œuvre pour diminuer nos prélèvements agricoles, domestiques et professionnels. Donc investir dans l’éducation aux gestes d’économie d’eau, dans le développement de technologies industrielles et dans la recherche sur une agronomie économe en eau. C’est à dire de réfléchir en priorité sur la réduction de la consommation et non sur l’augmentation de la production.

Ce n’est malheureusement pas le choix qu’à fait la majorité municipale en décidant d’adopter une délibération qui prévoit la construction d’une usine de traitement de l’eau de la Seine dont l’objectif est d’augmenter la consommation d’eau que ne peut plus assurer seule la nappe du calcaire de Champigny, par ailleurs très fortement polluée par les pesticides d’origine agricole. C’est une fuite en avant qui ne peut qu’aboutir à une catastrophe écologique et économique.

Cette décision a été prise en dépit du bon sens. Il est bien évident que lorsque le niveau de la nappe du calcaire de Champigny est bas en raison d’une pluviométrie insuffisante, il en est de même du niveau de la Seine. Il n’est donc pas question de compenser l’une par l’autre sans nuire gravement aux écosystèmes et aux activités économiques. Pour que cela soit possible, il faudrait construire, en plus de cette usine de traitement, d’énormes réservoirs pouvant stocker l’eau de la Seine en amont de Melun. Cela signifierait une explosion des impôts locaux et de la facture d’eau, toutes deux déjà très élevées.

Une politique alternative beaucoup moins coûteuse et plus responsable existe. Elle passe avant tout par la mise en œuvre d’une agro-écologie péri-urbaine affranchie de l’usage des pesticides, la surveillance et la maintenance plus performante des fuites sur les réseaux de distribution d’eau, l’indexation du coût de l’eau sur la baisse de la consommation par habitant ou par unité de production, le développement d’une éducation à la ressource en eau. Bien sur, tout cela serait plus facile si la collectivité publique avait la maîtrise de la ressource en eau. Ce qui n’est pas le cas dans la mesure où elle a délégué cette charge à une entreprise privée.

Mais finalement, si l’avenir de la ressource en eau des melunais est fortement compromis, ce n’est pas le cas de l’entreprise qui en assure la gestion. Dans cette délibération, il est prévu que la durée de sa délégation de service public passe de dix à vingt ans pour amortir cet investissement. L’eau s’asséchera peut-être, tout comme le porte-monnaie des melunais, mais le marché restera juteux !

Pour le groupe politique Bien Vivre à Melun

Claude BOURQUARD

La question de l’égalité et de la défense des plus fragiles est la première des questions écologiques

Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Dans notre région, les inégalités sociales sont plus importantes que nulle par ailleurs. Un-e francilien-ne sur dix a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et les contrastes d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre, sont criants. Les départements les plus pauvres cumulent les difficultés : chômage, sous-emploi, paupérisation des populations, difficultés d’accès aux soins, échec scolaire, et la liste n’est pas exhaustive. À ces inégalités sociales flagrantes s’ajoutent une plus grande exposition aux risques environnementaux : emplois pénibles, mal-logement, précarité énergétique, exposition aux pollutions, trafic routier, industries et agriculture polluantes, déchets dangereux, alimentation industrielle ne concernent pas de la même manière tous/tes les francilien-nes. Pour les populations franciliennes les plus fragiles, les inégalités sociales et environnementales se cumulent et se renforcent. Elles constituent de fait les deux faces de la relégation sociale croissante des classes populaires qui, rappelons le, forment la grande majorité de la population active dans notre pays.

Les écologistes ont déjà montré leur détermination à lutter contre l’injustice sociale. La loi ALUR sur l’encadrement des loyers, dite loi Duflot, en est une illustration. Cette mesure de justice territoriale et de lutte contre la pauvreté s’oppose à la surévaluation du prix de l’immobilier dans certains quartiers et à la segmentation de notre région en territoires homogènes socialement. En empêchant une trop forte progression des loyers dans des quartiers où la population est en moyenne plus riche, l’encadrement des loyers peut enrayer le départ des populations modestes et limiter le mouvement de spécialisation des quartiers et communes les plus pauvres dans l’accueil des plus précaires. Au lieu de cela, la politique poursuivit aujourd’hui, qui restreint l’application de la loi à Paris, encourage l’hyperspécialisation des territoires. C’est pour ça que nous voulons que l’encadrement des loyers soit étendu à l’ensemble de l’Île de France.

D’autant que ces inégalités territoriales d’accès au logement se doublent d’inégalités d’accès à l’emploi. En effet, les territoires de la grande couronne, en particulier la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise mais aussi certaines zones de la Seine-Saint-Denis sont particulièrement exposées aux risques économiques (12,7% des actifs en Seine-Saint-Denis sont au chômage, pour un taux moyen de 8,6% en Île de France). C’est, entre autre, pour cette raison qu’il était essentiel de permettre à l’ensemble de la population francilienne de se déplacer dans les meilleures conditions possibles. Et c’est ce que nous avons fait avec la mise en oeuvre concrète du Pass Navigo à tarif unique et l’amélioration continue du réseau francilien des transports en commun après des années de non investissement.

Pour autant, si la distance physique à l’emploi est une partie de l’explication, les demandeurs/euses d’emplois francilien-nes souffrent aussi d’effets de ségrégation. Sur un marché du travail hyperconcurrentiel et hyperspécialisé, notamment dans des activités marchandes et de service aux entreprises à forte valeur ajoutée, les populations les moins qualifiées, les plus jeunes et le plus souvent d’origine immigrée (réelle ou supposée) sont aussi, de fait, les plus éloignées de l’emploi. Or, les nouvelles compétences des régions en matière de développement économique et d’aménagement durable du territoire nous permettront d’engager la transition écologique de l’Île de France. Notre programme porte des politiques ambitieuses de relocalisation des activités économiques, de lutte effective contre les discriminations et de conversion vers une économie socialement utile et écologiquement durable. Sa mise en oeuvre créera les conditions d’une refonte du marché du travail et d’une offre suffisamment large en compétences et en qualifications pour fournir les emplois nécessaires à l’ensemble des habitant-es de notre région.

L’exemple plus spécifique de la transition agricole que nous voulons pour notre région illustre parfaitement cette convergence entre politique écologiste et justice sociale. La conversion écologique de l’agriculture francilienne permettrait de créer plusieurs milliers d’emplois, divers en compétences et en qualifications, de diminuer notre dépendance aux importations (aujourd’hui équivalente à 90% de notre alimentation) et, par conséquent, nos émissions de gaz à effet de serre tout en garantissant aux francilien-nes qui souffrent le plus aujourd’hui de la mal-bouffe de pouvoir accéder à une alimentation de qualité.

Nous le voyons, encourager les usager-es à utiliser les transports en commun, relocaliser l’activité économique sont autant de mesures qui s’attaquent également à la pollution de l’air. Or, là encore, les classes populaires sont les plus touchées : temps de transport décuplé (plus de deux heures par jour pour près de 10% d’entre nous), proximité des axes routiers, faible capacité à sortir de la ville et, dans les zones rurales, exposition aux intrants chimiques de l’agriculture industrielle. Aujourd’hui, ce sont trois milliards d’euros supplémentaires que nous voulons mobiliser pour en finir avec la pollution de l’air en Île de France. En faisant de la qualité de l’air un enjeu crucial, en rendant plus cher ce qui pollue, moins cher ce qui ne pollue pas et en aidant celles et ceux qui en ont besoin à abandonner leur véhicule polluant, les écologistes se donnent les moyens de leur ambition : faire de l’Île de France une région où tout le monde respire un air sain. Des mesures qui profiteront en priorité aux populations les plus exposées et les plus fragiles.

De la même manière, l’objectif que nous nous sommes fixés de transformer la région Île de France en première région zéro-déchets de France n’est pas seulement une mesure environnementaliste. Les décharges et incinérateurs sont fréquemment installés à proximité des quartiers populaires ou des zones péri-urbaines où les populations sont dispersées et les solidarités et les résistances sont plus difficiles à organiser. De fait, il existe un déséquilibre spectaculaire entre l’Est et l’Ouest de I’Île de France (57% des déchets dits « non dangereux » sont enfouis en Seine et Marne et 37% dans le Val d’Oise). Par conséquent, moins la capacité des populations à se défendre est forte plus la probabilité de trouver un incinérateur ou une décharge à proximité du territoire qu’elles habitent augmente. Or, une politique écologiste de réduction et de valorisation des déchets à travers leur réutilisation, réparation et recyclage permettrait de créer 55000 emplois supplémentaires dans notre région tout en réglant le problème de notre exposition inégales aux pollutions qu’ils entrainent.

Nous le voyons, plus nos ressources sont faibles, plus notre exposition aux risques sociaux et environnementaux est forte. Pour les classes populaires, de la périphérie comme des banlieues pavillonaires modestes, elle est encore aggravée par de plus grandes difficultés d’accès aux soins. En Île de France, le nombre de zones dites « déficitaires et fragiles » passera si aucune politique contraire n’est menée de 13 % du territoire francilien aujourd’hui à 30 % en 2017. Une situation d’autant plus injuste que les modes de consommation des familles modestes sont aussi les moins polluants.

Parce qu’il intègre systématiquement les notions d’inégalités écologiques et sociales, dont on a vu combien elles étaient liées, et qu’il se donne pour objectif de les empêcher, le projet écologiste que nous portons pour notre région, répond conjointement à cette double violence, sociale et environnementale, qui touche un très grand nombre de francilien-nes. Respirer un air pur, travailler, travailler proche de chez soi, pouvoir se déplacer dans les meilleurs conditions possibles, manger sainement mais aussi lutter contre le dérèglement climatique, encourager l’émergence d’un modèle économique fondé sur l’utilité sociale et la coopération sont autant de promesses que porte le rassemblement écologiste et citoyen en Île de France, mené par Emmanuelle Cosse. Parce que notre programme pour l’Île de France est résolument écologiste, il place la question de l’égalité et de la défense des plus fragiles au coeur des politiques publiques.

Bénédicte Monville-De Cecco

porte-parole du rassemblement écologiste et citoyen pour les élections régionales de décembre 2015, tête de liste en Seine et Marne, élue écologiste à Melun et à la communauté d’agglomération Melun-Val de Seine.

Tribune parue :

https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/261115/la-question-de-legalite-et-de-la-defense-des-plus-fragiles-est-la-premiere-des-questions-eco

Élections régionales : les écolos proposent de “changer d’air”

Jeudi 5 novembre, à Pontault-Combault, Bénédicte Monville de Cecco, secrétaire départementale d’EELV 77, a présenté ses colistiers pour la liste de Seine-et-Marne qu’elle conduit.

10/11/2015 à 12:41 par Pierre Choisnet

La liste Europe Écologie-Les-Verts (EELV), emmenée par Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale, est en ordre de marche pour les élections régionales de décembre. Bénédicte Monville de Cecco – secrétaire départementale d’EELV 77 et élue à Melun – est la tête de liste en Seine-et-Marne. Elle a présenté ses colistiers du département, jeudi à Pontault-Combault. « La liste a été déposée lundi, après des semaines de préparation, explique l’écologiste. Elle a été ouverte à la société civile. Nous avons aussi fait une alliance avec Cap 21. »

En deuxième position, on retrouve Jean-Marc Pasquet, vice-président sortant de la commission des finances de la Région et conseiller municipal à Draveil (Essonne). Celui-ci, qui est le seul à ne pas résider en Seine-et-Marne, justifie sa place par son engagement « en faveur de la Grande couronne. »

Lire la suite là :

http://www.lepaysbriard.fr/elections-regionales-les-ecolos-proposent-de-“changer-d’air”-21293/

Régionales : Bénédicte Monville de Cecco (EELV) mise sur l’ouverture

Sébastien Blondé | 06 Nov. 2015, 16h56 | MAJ : 06 Nov. 2015, 16h56

Leur liste a été déposée ce lundi en préfecture de région, par Emmanuelle Cosse, leur secrétaire nationale. Bénédicte Monville de Cecco, tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour la Seine-et-Marne, a présenté ses colistiers du département, ce jeudi à Pontault-Combault.

«C’est une liste ouverte sur la société vicile, avec une alliance avec Cap 21», indique la tête de liste, au côté de laquelle on retrouve en numéro 2, Jean-Marc Pasquet, vice-président sortant de la commission des finances à la Région, également élu municipal à Draveil (Essonne). Pro-Grande couronne, il a cédé sa place dans l’Essonne, pour une autre de choix dans le 77, et porte évidemment le bilan de la majorité sortante.

Lire la suite :

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/regionales-benedicte-monville-de-cecco-eelv-mise-sur-l-ouverture-06-11-2015-5254299.php

Meeting du rassemblement écologiste et citoyen en Seine et Marne à Melun le 19 novembre. Il sera suivi par un buffet convivial.

Dans le cadre de la campagne pour les élections régionales, la liste du rassemblement écologiste et citoyen menée par Emmanuelle Cosse en Île de France tiendra son meeting de campagne Seine-et-Marnais le :

20h-22h, meeting, espace Saint-Jean, place Saint-Jean à Melun
(accessible depuis la gare de Melun par les bus C, E et N)
22h-23h, buffet convivial
Ce moment doit être l’occasion d’une fête pour l’écologie politique en Seine et Marne autour d’Emma Cosse, de tou.te.s les candidat.e.s, militant.e.s, sympathisan.e.s, citoyen.ne.s de Seine et Marne qui seront présent.e.s.
La liste précise des invité.e.s sera précisée ultérieurement.