Mois: juin 2015

CP – EELV 77 a élu les membres de son bureau exécutif départemental et ses deux nouveaux co-secrétaires pour la Seine-et-Marne

CP_elections_bureauEELV77(1)Vendredi 5 juin, EELV 77 a élu les membres de son bureau exécutif départemental et ses deux nouveaux co-secrétaires pour la Seine-et-Marne.

Vendredi 5 juin dernier, les membres du conseil politique Europe Écologie-Les Verts nouvellement élu-e-s pour le département de la Seine-et-Marne se sont réuni-e-s pour la première fois.

Ils-elles ont élu-e-s, pour les deux ans à venir, les huit membres du bureau exécutif départemental :

Bénédicte Monville-De Cecco (Melun) : co-secrétaire départementale, porte-parole et chargée de la communication.

Pascal Vesvre (Emerainville) : co-secrétaire départemental, chargé de l’administration et de la gestion du parti en Seine et Marne.

Jean Morlais (Saint-Fargeau-Ponthierry) et Cuong Pham-Phu (Lognes) deviennent co-trésoriers.

Brigitte Maisonneuve (Courtry) est chargée des évènements et manifestations.

Liliane Pays (Fontainebleau) s’occupera des relations avec les élu-e-s.

Rose de la Fuente (Thomery) et Jacques Huleux (Emerainville) sont chargé-e-s de la co-animation des Groupes Locaux.

Les priorités politiques d’EELV 77 seront déterminées par le Conseil Politique Départemental qui compte, avec les 8 membres du bureau, 21 femmes et hommes, militant-e-s et élu-e-s de terrain, investi-e-s localement dans nos territoires.

La fin de l’année 2015 sera marquée par notre implication dans la préparation d’actions concomitantes à la COP21 et qui viseront à peser sur son déroulé dans le sens d’un accord ambitieux pour « sauver le climat ».

D’une manière générale, nous réaffirmerons notre engagement dans la promotion de l’ESS et de l’agriculture paysanne, la sauvegarde des terres agricoles, la promotion d’une politique volontariste de réduction des déchets.

Nous continuerons à lutter contre les pollutions, les grands projets inutiles en Seine-et-Marne (parc Napoléon près de Montereau-Fault-Yonne, la construction de Villages Nature à Villeneuve-le-Comte, le casier pilote inondable dans la Bassée, le CDG express qui rallierait la Gare de l’Est à l’aéroport Charles-de-Gaulle…), l’exploitation des gaz et huiles de schiste et pour la fin des permis d’exploration qui menacent notre département.

Nous réaffirmerons notre engagement pour la défense des plus faibles, qui sont aussi les plus exposé-e-s aux pollutions, et contre les inégalités territoriales.

Pourquoi nous soutenons le collectif de défense de la place Praslin

La reprise du projet immobilier sur la Place Praslin est un vrai scandale. Un scandale sur le plan urbanistique d’abord. Qu’est-ce qu’une ville ? Un dortoir de béton ou un lieu de vie que le maire s’emploie à améliorer pour ses habitants. Il faut un jardin public Place Praslin ouvert sur la seine et au coeur de la ville. Un grand jardin où pourraient se côtoyer tou-te-s les melunais-e-s et un espace vert supplémentaire dans une ville qui souffre de la pollution atmosphérique. Un grand jardin qu’on pourrait même imaginer bordé de cafés et de commerces, en bord de Seine, avec ses quelques jolies façades. La ville serait plus belle et attractive, ne croyez-vous pas ? Au lieu de cela, le maire vend notre cadre de vie à un promoteur immobilier qui érigera un immeuble de plusieurs étages sur la quasi totalité de la surface de la place avec, en sous-sol, un parking de deux étages, cuvelé. Comme la cale d’un bateau !

Ce projet est un scandale écologique. La densification de la population sur l’île va intensifier le trafic routier. Cela engendrera davantage d’encombrement et de pollution atmosphérique en centre ville. De plus, l’île Saint-Étienne est fragile, la forme qu’elle a aujourd’hui ne date que du 19ème siècle (une partie de son terrain a été remblayé à cette époque là). Le maire joue aux apprentis sorcier en engageant des travaux d’une telle ampleur. Il pense être plus fort que la nature. Mais à long terme, le réchauffement climatique et la pénurie de matières premières et de bien aussi essentiel que l’eau, montrent que le maire se trompe. À force de vouloir plier la nature à leur volonté de profit, avec la bénédiction des politiques parfois, ceux qui ont le pouvoir économique n’ont fait que l’abîmer, la dérégler au point que notre destin à tou-te-s est aujourd’hui compromis.

Ensuite, ce projet immobilier est un scandale financier. Parce que le maire, si le projet venait à exécution, ne réaliserait cette opération que pour des raisons financières de courts termes : il espère renflouer une petite partie des dettes contractées par son administration tout en honorant le contrat qui lie la ville à Vinci Park. Un étage du parking construit en sous-sol sera concédé en gestion à Vinci au titre du contrat que nous avons avec cette multinationale pour le parking de surface qui existe aujourd’hui Place Praslin. D’autre part, ce projet augmentera le nombre d’usagers des services publics. Or nous savons que les cantines scolaires sont saturées malgré, là encore, la délégation de service public concédée à Elior, une autre des multinationales qui « gère » la ville de Melun.

Enfin, c’est un projet injuste. Au prétexte de vouloir encourager l’arrivée d’une classe moyenne plutôt aisée en centre ville on renforce la ségrégation dans la ville en empêchant les classes populaires de pouvoir y accéder au logement. Si nous voulons favoriser la mixité sociale il faut au contraire décloisonner la ville. Et, par exemple, penser l’aménagement d’espaces dans la ville qui soient véritablement des espaces de rencontre, de vrais espaces publics pour tou-te-s les Article Rép' 08.06habitant-e-s. La place Praslin serait un très bel espace de ce point de vue, au coeur de la ville.

Bénédicte Monville-De Cecco et Claude Bourquard

Notre tribune dans le Melun Magazine N°85 (Mai-Juillet 2015)

Claude_BOURQUARD Bénédicte_MONVILLE_DE_CECCOLa majorité municipale de droite a décidé de baisser de presque 10% le montant total des subventions accordées aux associations par notre ville, soit une baisse de 174 000 €. Or, les associations animent la vie locale, soutiennent l’emploi, l’éducation, la vie sportive, culturelle ou démocratique, participent à l’exercice de la solidarité et contribuent au développement de nos territoires. Leur poids économique est équivalent à celui de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires (3,2 % du PIB en 2011). Sur la France entière, les associations représentent 1 050 000 emplois en équivalent temps plein ! Or, les subventions publiques, qui ne cessent de diminuer, constituent la seconde ressource du secteur.

Le paradoxe est que les collectivités locales confient toujours plus de missions au secteur associatif, en particulier aux associations dont l’activité relève du soutien aux plus démuniEs d’entre nous. Car depuis la crise économique de 2009, c’est-à-dire le détournement massif d’argent public au profit de la finance et du secteur bancaire, leur nombre ne cesse de croître. Et, à Melun aussi la population est plus pauvre aujourd’hui qu’hier. Pourtant, là encore la majorité municipale de droite décide de diminuer les crédits de fonctionnement des centres sociaux de 9,9%.

Cette politique d’austérité budgétaire provoquera, ici comme ailleurs, la disparition de certaines associations et, pour d’autres, l’augmentation des cotisations ou du prix de leurs prestations aux usagers entrainant un processus de sélection des publics associatifs en fonction de leur solvabilité.

Les associations sont des actrices de la solidarité et de l’attractivité des territoires, capables d’innovation et de réactivité. Elles imaginent en permanence des solutions nouvelles aux besoins non satisfaits ou émergents comme ceux, cruciaux, qu’entrainent les crises écologique et sociale liées à un mode de développement au service de la finance et non pas aux services des humains. Baisser les subventions des associations en période de crise économique relève d’une grave myopie politique.

Claude Bourquard (Bien Vivre à Melun) et

Bénédicte Monville-De Cecco (EELV-Bien Vivre à Melun)

ÉluEs écologistes d’opposition du groupe Bien Vivre à Melun

Vous pouvez retrouver notre tribune dans le MelunMag N°85 : http://fr.calameo.com/read/004125852eaa52a2e0c98

« Europe Écologie-Les Verts doit re-devenir cette figure nouvelle d’organisation de la politique capable de modifier le régime des possibilités qui existent en France »

Intervention B Monville-De Cecco,

Congrès régional EELV IDF du 30 mai 2015 à Ivry

Aujourd’hui nous votons pour déterminer la liste des candidates et des candidats que nous présenterons aux élections régionales en Île de France. Dans le même temps, nous renouvelons nos instances politiques et exécutives régionales. Nous, signataires, candidates et candidats de la motionB sommes convaincu-e-s de la pertinence et de la force du projet que nous portons. Un projet écologiste, en réalité largement partagé dans notre société, et le seul capable d’articuler les questions sociale et écologique pour une transformation radicale et joyeuse des rapports des humains à la nature et des rapports des humains entre eux.
Nous sommes un parti à part entière et nous devons définitivement sortir de notre subalternité intériorisée face au Parti Socialiste. Notre parti doit re-devenir cette figure nouvelle d’organisation de la politique capable de modifier le régime des possibilités qui existent en France. Nous ne pourrons y parvenir que toutes et tous ensemble, avec la conviction commune de la primauté du projet écologiste.
Notre famille politique, c’est l’écologie, la gauche et les mouvements sociaux. Nous sommes à notre place dans cette société des mouvements qui s’opposent aux logiques capitalistes d’appropriation des territoires et du travail humain. Des logiques de destruction des écosystèmes et de déconstruction de l’État social. Le salariat est fragilisé et les classes populaires, de nouveau contraintes à vivre au « jour la journée ». Ce système accroît considérablement les inégalités et génère chez nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens une peur du lendemain qui encourage le repli nationaliste.
Prétendre que le capitalisme est compatible avec une politique sérieuse de lutte contre le réchauffement climatique, contre la destruction de nos écosystèmes ou contre la croissance des inégalités, est faux. Le système capitaliste repose sur l’extractivisme et le productivisme, c’est-à-dire sur la double exploitation de la nature et du travail humain. Le réchauffement climatique est une aubaine pour qui détient aujourd’hui les techniques et les moyens de production qui permettent de suppléer aux « défauts » de la nature ou bien de profiter des opportunités que ce même réchauffement climatique permet. Ils nous vendent les OGM contre la disparition de la biodiversité et jubiles à l’idée de l’ouverture de nouvelles voies maritimes et de forages pétroliers dans l’Arctique. La quête sans fin du profit conduit les détenteurs des capitaux à chercher la main d’oeuvre la plus exploitable, les moyens de production et l’énergie les moins chers, souvent aussi les plus polluants. Ce système nous le connaissons. Après avoir fait la richesse de l’Occident et le malheur des peuples colonisés, il contraint à leur tour les populations européennes à la rigueur ou à l’austérité, et précipite le monde entier, mais d’abord les pauvres, dans la crise écologique.
Les gouvernements qui se sont succédés en France depuis le milieu des années 1980 ont accompagné le capitalisme néo-libéral avec une volonté plus ou moins grande d’en amortir la violence et jouant parfois des divisions du corps social qu’ils contribuaient trop souvent à réifier voire à produire. Ils ont prétendu qu’il n’y avait pas d’alternative possible et promu une vision à court terme de notre développement économique fondée sur l’extension du domaine de la construction, du commerce de masse et de l’agriculture intensive. Artificialisation de notre territoire, raréfaction de nos ressources en eau, destruction des écosystèmes, ne semblent compter pour rien devant la promesse transitoire d’emplois pourtant toujours plus précaires et mal rémunérés. Ce faisant, ils ont encouragé la dépolitisation massive du champ politique et son « entre soi ». Et je parle bien du champ politique et non pas de notre société, car notre société est politisée et moi qui enseigne depuis 20 ans, dans le secondaire puis dans le supérieur, dans des filières professionnelles et générales, je peux attester du degré de politisation de notre jeunesse. Mais cet intérêt se manifeste en dehors des institutions traditionnelles de la politique et en dehors des partis. Nous avons perdu la confiance d’une part grandissante du peuple qui s’abstient de participer à un système démocratique qu’il juge inique. Ma conviction en m’engageant avec l’ensemble des signataires de la motion B dans la discussion démocratique qui anime notre parti aujourd’hui est que nous devons relever ce défis là aussi. Europe Écologie-Les Verts doit incarner, pour de vrai, une autre manière de faire de la politique.
Aujourd’hui nous savons que le monde dessiné par ces politiques néo-libérales et leurs institutions conservatrices est un monde appauvri et instable où la violence entre les groupes et les sociétés a cru, où les inégalités à l’intérieur de nos pays et entre nos sociétés sont devenues criantes, où un nombre croissant d’êtres humains est placé devant l’alternative intolérable : fuir ou mourir ! Il apparaît de plus en plus évident que la vie sur terre ne peut pas dépendre de la bonne volonté des détenteurs du pouvoir économique.


Alors de quoi parlons-nous ?
Nous parlons de l’idée écologiste qui re-pose conjointement les questions du rapport à la propriété et du rapport à la nature. Nous parlons de toutes ces expériences en marche qui fleurissent dans les luttes et dans le monde entier et font quotidiennement la preuve qu’une société respectueuse des êtres humains et de notre environnement ne relève pas de l’utopie mais de la volonté de vivre bien ensemble et dans la nature.
En France, des territoires entiers sont entrés en résistance contre le démantèlement de nos outils de travail, l’appropriation marchande des biens communs, l’aliénation brutale de la vie animale, les pollutions chimiques durables et mortifères. Partout, des femmes et des hommes s’élèvent contre leur éviction du marché du travail, leur soumission croissante à des formes de travail atypiques aliénantes et sous-payées, et leur relégation dans des zones périurbaines ségréguées et exposées aux pollutions.
Ces luttes sont les nôtres. Nous, signataires, candidates et candidats de la motionB croyons qu’Europe Écologie-Les Verts doit être un point de ralliement pour l’ensemble du mouvement social et écologiste qui aspire aux changements radicaux (au sens plein du terme, depuis la racine) sans lesquels l’avenir de nos sociétés humaines s’assombrira immanquablement.