Mois: mai 2015

Suites de notre rassemblement Place Saint-Jean contre les multinationales des OGM et des pesticides chimiques

Manif_Melun_OGMSuite de notre rassemblement Place Saint-Jean contre les multinationales des OGM et des pesticides chimiques dans la presse locale (La République de Seine-et-Marne du 26 mai). Une télévision anglaise a également fait un reportage, à suivre …

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui s’étaient mobilisés !

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CAMVS : création du CISPD (Conseil Intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance)

LaRepdu26:05:15_CISPDVous trouverez ci dessous l’avis complet que j’ai adressé à la presse qui me le demandait à propos de la délibération mentionnée par l’article de la République de Seine et Marne que nous avons votées au conseil communautaire du lundi 18 mai. Il s’agit d’une délibération pour la création du Conseil Intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD). Malgré mes réserves j’ai voté favorablement. J’ai considéré que le projet était amendable, permettrait de débloquer des fonds et de mener une discussion utile : « la note de présentation est très incomplète et se focalise sur la petite délinquance, essentiellement la délinquance des mineurs alors même que la note reconnait qu’elle est en diminution. Rien dans la présentation ne permet d’apprécier la réalité de cette délinquance ni son importance : aucun élément statistique, aucune étude objective. Les violences verbales, le décrochage scolaire, le trafic de stupéfiant ou les cambriolages sont traités de la même manière comme s’il s’agissait de délits de même nature. Il n’y a rien sur les violences spécifiques dont sont victimes les femmes. D’autre part, la note de présentation semble ne vouloir traiter le problème qu’une fois advenu. Elle s’inscrit dans une compréhension sécuritaire des problèmes de délinquance. Rien n’est dit des causes de la violence ou des trafics, rien sur l’augmentation de la pauvreté et de l’insécurité sociale qui sont au coeur de la délinquance. Pire, on incrimine les parents dont certains témoignent d’ « une incompréhension du rôle de l’école et de ses enjeux ». Mais ces parents ont raison, l’école est un reproducteur des inégalités sociales et toutes les études le démontrent. Elle est un lieu d’humiliation pour nombre d’enfants dont la culture s’éloigne de la culture scolaire et est le plus souvent méprisée ou stigmatisée par l’école. L’école sert malheureusement à objectiver les structures de la domination, à faire qu’on trouve normal que les unEs dominent et que les autres soient dominéEs. Enfin, les mesures proposées ne sont évidemment pas à la mesure des enjeux. On nous propose de multiplier la video-protection alors même que les débats de lundi soir ont fait apparaître que mes prédictions étaient bonnes et que l’installation d’une caméra à la gare de Melun n’a fait que déplacer le problème mais qu’elle n’a évidemment rien résolu. Enfin, parmi les thématiques à investir on trouve « occupations illicites des gens du voyage », nous y voilà, encore une fois les gens du voyages, catégorie bien mal définie pour la plupart de nos concitoyen-ne-s se trouvent stigmatisés. Les problèmes posés par la circulation des gens du voyage sont marginaux, la puissance publique a les moyens de leur garantir de pouvoir continuer à vivre de manière nomade mais elle n’en a pas toujours la volonté. Elle crée le problème et fait semblant de vouloir le résoudre à travers un dispositif de prévention de la délinquance ! La loi 2007-297 a pour 2ème chapitre les dispositions de prévention fondées sur l’action sociale et éducative, elle relègue au chapitre VIII avant dernier chapitre les dispositions organisant la sanction-réparation et le travail d’intérêt général justement parce que la preuve a été faite depuis longtemps que la prévention était bien plus efficace que la répression. La note de présentation pour la création du CISPD inverse ces priorités. Mais pour mener des politiques justes et honnêtes en la matière, il faut du courage, le courage de parler de l’accroissement considérable des inégalités et de l’incapacité de l’État à redistribuer la richesse, le courage de dire que l’école ne sait pas intégrer les enfants des classes populaires, le courage de reconnaître que le trafic illicite ne cessera qu’en situation de plein emploi et d’emplois suffisamment rémunérateurs pour dissuader des jeunes sans aucune perspective d’avenir de s’y laisser entrainer. Bref, un courage qui n’apparait nulle part ici. »

Rassemblement Place Saint-Jean samedi 23 mai à Midi contre les multinationales des OGM et des pesticides chimiques et pour une agriculture saine et durable

Tract Monsanto A5 RV - Melun 23 mai 2015 - VDEFLe collectif BIEN VIVRE À MELUN, soutenu par EELV Melun-Val de Seine, organise samedi 23 mai 2015 à 12h00 sur la place Saint-Jean à Melun, l’occasion de la marche mondiale contre les multinationales des OGM et des pesticides et à l’appel du collectif des Engraineurs :

Un rassemblement et une distribution de graines

Contre les multinationales des OGM et des pesticides
Retrouvons-nous nombreux
samedi 23 mai à 12h00
Place Saint-Jean à Melun

Bien cordialement,

Mardi 12 mai, Espace Saint-Jean à Melun, Commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

Esclavage - Débat 12 mai 2015 - Tract A5 RV - VDEFsolo

Bruno Maillard, docteur en histoire, est chercheur associé au CRESOI/ Université de la Réunion, chargé d’enseignement à l’université de Paris-Est Créteil et conseiller scientifique au sein de l’association Protea.

Extrait de Libres et sans fers, paroles d’esclaves (2015) Gilda Gonfier, Bruno Maillard et Frédéric Régent, Editions Fayard Histoire.

« Cette commémoration n’est ni un acte de contrition, ni un geste de repentance et encore moins un acte d’accusation. Elle se veut comme un moment où la République et la Nation regardent leur histoire. L’esclavage pratiqué dans les colonies françaises de 1625 à 1848 appartient à l’histoire de France. Ce ne sont ni l’Occident, ni l’Afrique et encore moins la Nation ou la République qui sont responsables de l’esclavage, mais des hommes avides d’enrichissement et de pouvoir. D’ailleurs l’historien ne réfléchit pas en termes de coupables et de victimes, mais tente d’expliquer les phénomènes historiques. L’historien n’est pas le juge du passé. Il faut d’ailleurs bannir toute idée de tribunal de l’histoire.

C’est donc la quête de richesse et de puissance qui a conduit des élites à pratiquer l’esclavage au cours de l’histoire. Il s’agit de se souvenir que certaines fortunes se sont fondées sur le système de la plantation esclavagiste et du commerce de denrées produites par des millions d’esclaves. Il s’agit de se rappeler qu’à deux reprises, des Républicains ont aboli l’esclavage. Il faut également avoir en mémoire que l’abolition de l’esclavage et de la servitude est un principe républicain inscrit dès la première constitution républicaine qu’ait connue la France, adoptée en 1793. Si l’application de ce principe fût différée d’un an, c’est en raison de l’activisme des lobbys défendant les intérêts des négociants des ports et des propriétaires des plantations.

(…)

Il faut se rappeler qu’en 1848, l’une des premières mesures de la Seconde république a été d’abolir l’esclavage de le considérer comme un « crime de lèse humanité ». Le fait de posséder un esclave a alors été considéré comme un crime tellement grave qu’il entraînait la déchéance de la nationalité française, peine qui n’était prévue pour aucun autre crime, même celui de haute trahison.

Commémorer le 10 mai, c’est se souvenir de l’histoire de quatre millions d’enfants, femmes et hommes qui ont subi l’esclavage dans une colonie du royaume de France, mais qui sont aussi les ancêtres de millions de Français, vivant en outre-mer ou dans l’hexagone.

Commémorer, c’est refuser la simplification et l’amalgame.
Commémorer, c’est refuser tout discours global de culpabilisation ou de victimisation ».