Mois: avril 2015

Pour un renouveau démocratique à Melun

Voici la lettre que nous avons adressée au chef de cabinet du maire de Melun et directeur de la communication

Cher Monsieur Mathiot,

Je tiens à vous faire part de mon plus vif étonnement. Je viens d’aller sur le site de la ville de Melun qui a vraisemblablement été refondu et je m’inquiète de ne plus y trouver, sauf erreur de ma part, de référence au conseil municipal ou aux débats qui s’y tiennent (aucun lien vers les comptes-rendus du conseil, par exemple, qui constitue pourtant un minima !).

Je vous invite à consulter les sites suivants pour mieux mesurer la distance entre les pratiques de notre ville et celles d’autres villes de droite comme de gauche :
http://www.tours.fr/711-conseil-municipal.htm
http://www.paris.fr/conseildeparis
http://www.grenoble.fr/43-conseil-municipal.htm

De la même manière que la présentation des permanences des éluEs de l’opposition est pour le moins laconique et sans comparaison possible avec celle qui est faite des éluEs de la majorité. D’ailleurs, nous n’avons Claude Bourquard et moi-même jamais été consultéEs afin d’organiser ces permanences. Nous n’avons même, en tant que nouveaux éluEs, jamais été informéEs de ces permanences, de leur fréquence, lieu, etc. Là encore je peux me tromper mais je ne dispose pour l’instant d’aucune information qui contredirait ce que j’écris ici.

Pour ce qui concerne le site de la ville, j’espère que ce défaut est transitoire et que les citoyenNes de la ville retrouveront rapidement le droit de disposer d’une information aussi exhaustive que possible sur le conseil municipal.
Pour ce qui concerne les permanences des éluEs d’opposition, je souhaiterais disposer d’une information complète sur leur déroulé et pouvoir établir un calendrier qui sera également affiché sur le site de la ville.

Je vous remercie par avance des réponses que vous voudrez bien m’apporter.

Meilleures salutations,

Bénédicte Monville De Cecco

élue écologiste EELV à Melun
et à la communauté d’agglomération
Melun-Val de Seine (CAMVS)
https://bienvivreamelun.wordpress.com/

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Claude Bourquard dans Le République de Seine et Marne, 13/04/15

LaRep77du13:04:15

Claude Bourquart photo

« En début de mandat, vous nous avez demandé de constituer une opposition responsable et constructive. Nous avons essayé de faire évoluer vos propositions. Mais vous oubliez toute logique sociale et économique. Les années 2015 et 2016 vont être difficiles. Nous proposions d’augmenter les taxes locales progressivement d’année en année, de façon modérée. Vous ne l’avez pas fait lors de vos précédentes mandatures. C’est une erreur. Avez-vous une idée de comment les melunais vont pouvoir participer à la relance économique si vous les assassinez dès cette année ? Il faut généraliser le quotient familial pour faire jouer la solidarité. » Claude Bourquard, conseiller municipal de l’opposition.

Intervention Bénédicte Monville-De Cecco pour la Motion « Faisons gagner l’écologie en Île de France », Forum régional EELV du 11 avril 2015

ForumEELVIDF_avril2015_BenMonvilleForum régional EELV du samedi 11 avril 2015

Motion Faisons gagner l’écologie en Île de France

Intervention Bénédicte Monville-De Cecco

Le projet politique à l’oeuvre qui s’accélère et s’amplifie depuis les années 80 a considérablement creusé les inégalités à l’intérieur et entre nos pays et abouti à l’émergence d’un monde instable, toujours plus violent, où les enjeux écologiques sont devenus criants !

La promesse que l’accroissement de la richesse globale profiterait à tous a fait long feu. Ce à quoi nous assistons, au contraire, c’est à une quête sans fin du profit à travers la promotion des moyens de production les moins chers, c’est-à-dire l’exploitation brutale de la nature et du travail humain.

Ce projet politique a plusieurs noms. Il s’appelle dérégulation, privatisation (y compris des biens communs fondamentaux), réduction drastique des dépenses publiques, augmentation de la pression fiscale sur les classes populaires tandis qu’on concède aux entreprises et aux plus riches des nivaux d’allègement fiscaux sans précédent. Ces politiques menées également en France accroissent les inégalités, précipitent un nombre croissant d’entre nous dans la pauvreté, augmentent notre exposition aux pollutions et aux phénomènes climatiques extrêmes.

Les choses doivent changer et les discours politiques qui prétendent qu’il n’y a pas d’alternative possible, reprenant à leur compte le crédo néo-libéral, sont inacceptables. Non seulement parce qu’ils sont faux, mais encore parce qu’ils participent à la dépolitisation massive du champ politique où les différences idéologiques s’émoussent et l’entre soi grandit, au point qu’on assiste en France à la reconstitution d’une véritable aristocratie, ou pour le dire autrement, d’une caste qui gouverne très clairement au profit d’une classe.

On ne peut pas d’un côté déplorer la guerre au monde vivant, aux humains et à la nature, menée par l’entreprise capitaliste et tergiverser sur la critique des politiques néo-libérales qui en sont responsables.

On ne peut pas d’un côté exiger des politiques volontaristes à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique et d’un autre côté réclamer des alliances avec le parti politique qui, à la tête du pouvoir exécutif et majoritaire à l’assemblée nationale, a tour à tour enterré l’accord que nous avions signé, renoncé à la mise en place d’une fiscalité écologique, pilonne les mécanismes de redistributions de la richesse et de protection des travailleurs, refuse la sortie du nucléaire, repousse la publication d’un rapport d’une de ses agences (Ademe) extrêmement prometteur quant au potentiel des énergies renouvelables en France, continue de réclamer un accord de libéralisation du commerce et des investissements entre la France et les Etats-Unis et, par ce fait même, bloque toutes politiques ambitieuses de lutte contre le réchauffement climatique.

Depuis 20 ans que les négociations sur le climat ont commencé les émissions de Gaz à Effet de Serre ont augmenté de 60%. Autrement dit, si nous voulons réellement lutter contre le réchauffement climatique nous devons exiger les changements radicaux qui s’imposent. Car on ne peut pas changer, sans rien changer. Limiter l’augmentation des températures et éviter la catastrophe annoncée nous oblige à renoncer à un modèle économique fondé sur la croissance.

Les mouvements de résistance et les alternatives s’organisent. Ils grossissent partout dans le monde et en France. La question qui est aujourd’hui posée à notre parti politique est : « où voulons-nous être ? », aux côtés des résistances et des alternatives au productivisme prédateur ou au côté de ceux qui les répriment. Dans neuf mois, l’organisation de la COP 21 à Paris offrira une tribune exceptionnelle aux mouvements qui luttent véritablement pour la justice sociale et écologique dans notre pays et dans le monde. Notre parti doit prendre place à cette tribune, à côté de ces mouvements et contre les pouvoirs qui par leurs décisions font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

Nous devrons porter haut les solutions que nous avons pensées depuis longtemps et qui passent nécessairement par la refondation de notre démocratie et de notre économie à travers la promotion de modèles décentralisés et coopératifs de production d’énergie et de nourriture, un modèle d’aménagement du territoire qui protège le patrimoine naturel de notre pays, et par la croissance des activités humaines utiles socialement et faiblement génératrices d’émissions de carbone. À moins que d’ici là, des choix politiciens aient fini de discréditer la parole d’Europe Écologie Les Verts.

C’est pour toutes ces raisons que nous signataires de la motion Faisons gagner l’écologie en île de France sommes convaincuEs que notre parti doit refuser de s’allier avec le parti socialiste au premier tour des élections régionales. Nous ne pourrons nous allier qu’avec des partis politiques qui partagent l’ensemble de ces constats sur la base d’une conception commune du lien étroit entre la question sociale et la question écologique. Les citoyennes et les citoyens doivent avoir la possibilité de s’exprimer sur un programme qui fait de l’écologie politique le pivot de ses propositions. Notre avenir passe par l’affirmation de notre autonomie et, plus généralement, de l’autonomie de l’écologie politique en tant qu’idéologie cohérence capable de répondre aux enjeux fondamentaux qui se posent à toutes celles et à tous ceux qui pensent que la société post-capitaliste s’invente aujourd’hui dans la lutte pour la justice sociale et pour l’écologie.