Mois: décembre 2014

Rectificatif suite à la publication de l’article « Les écolos dans les starting-blocks » dans La République de Seine et Marne du 8/12/14

Suite à la publication de l’article « Les écolos dans les starting-blocks » dans La République de Seine et Marne du 8/12/14, nous souhaitons apporter un rectificatif.
Si Bénédicte Monville-De Cecco est effectivement candidate au sein d’EELV à la candidature pour les élections départementales de mars 2015, Claude Bourquard n’est pas candidat. Monsieur Bourquard en a d’ailleurs énoncé les raisons lors de cet entretien : les écologistes ont toujours été pour la suppression des départements, d’une part nous considérons qu’il faut réduire le mille-feuilles administratif et d’autre part qu’une vraie réforme territoriale doit reconnaître les bassins de vie des citoyen-ne-s et associer pleinement ses dernier-e-s à sa mise en oeuvre.
Comme le précise l’article, Madame Monville-De Cecco a, au contraire, fait le choix de se présenter pour des questions liées aux équilibres internes à EELV afin de protéger le choix du groupe local EELV de Melun-Val de Seine qui a souhaité depuis plusieurs élections marquer clairement ses différends avec le Parti Socialiste. Nous présentons un programme politique alternatif au choix idéologique d’une société néolibérale, largement partagé par la droite classique et le parti socialiste. Nous proposons un autre modèle de société, humaniste et pérenne sur le long terme, qui fasse des valeurs de solidarité, d’égalité des êtres humains entre eux, du droit à la dignité, au travail, à l’éducation et à la santé, de la protection de notre environnement, du respect de la nature et des animaux, ses fondements.
À EELV, le processus de désignation des candidat-e-s est démocratique. C’est aux instances représentatives du parti (dont les membres ont été élus par ses adhérents) de décider de qui le représentera pour ces élections. Par conséquent, les candidat-e-s EELV aux élections départementales de mars 2015 seront investis dans les semaines qui viennent.

Question écrite posée au dernier conseil municipal sur la circulation et à la sécurité des personnes à Melun

A vélo15-02-2014

Melun, le 26 novembre 2014,

Question relative à la circulation et à la sécurité des personnes à Melun, portée par le groupe minoritaire au conseil municipal « Bien vivre à Melun ».
Plusieurs incidents graves ces derniers mois et ces dernières semaines nous poussent à soumettre à la majorité municipale une question relative à la circulation et à la sécurité des personnes dans notre ville et à alerter le conseil municipal de Melun sur les difficultés rencontrées par nos concitoyen-e-s du fait d’un plan de circulation obsolète et dangereux.
C’est un problème connu de tou-te-s et depuis longtemps (c’est en soi un problème).
Notre diagnostic s’impose avec la force de l’évidence :
1) un plan de circulation inadapté aux exigences de sécurité et de santé publiques : la place beaucoup trop grande laissée à la voiture, des trottoirs ridicules où un parent ne peut même pas tenir son enfant par la main (par exemple la côte Saint-Liesne), des personnes à mobilité réduite contraintes de se déplacer sur la chaussée avec les voitures faute d’aménagements adéquats, des vélos qui circulent avec les voitures ou sur les trottoirs ce qui entraine un risque considérable pour les cyclistes et pour les piétons, etc.

2) des infrastructures vétustes et surtout accidentogènes (par exemple, et sans exhaustivité, l’axe allant du pont de Notre Dame au bd Gambetta est une véritable autoroute urbaine à quatre voies puis deux voies qui encourage la vitesse des véhicules, une place Saint-Jean qui fait office de parking et de chicane pour les bolides s’élançant dans la continuité du boulevard Gambetta) ;

3) des décisions a priori raisonnables en matière de sécurité routière mais qui ne s’accompagnent d’aucune application réelle ni, semble-t-il, d’une réflexion quant à leur mise en œuvre (aucune communication sur la nécessité et les objectifs du passage à 30 km/h, aucun outil contraignant les automobilistes à respecter cette nouvelle limitation de vitesse à l’exception de quelques contrôles de police sporadiques et totalement insuffisants).

Chacun peut constater que ça ne va pas et que ça dure ainsi depuis trop longtemps. Il faut apporter des solutions au plus vite et agir, ici et maintenant. Il serait irresponsable d’attendre les réfections promises via le T-Zen, qui n’est pas près d’être en place : d’ici là, des piétons peuvent encore être renversés et des accidents graves endeuiller des familles.

Quand sera enfin conçu un plan de circulation viable et sécurisé/ant qui donne aux modes de circulation douce (marche à pied, vélo, trottinette) toute leur place dans la ville, qui limite la place de la voiture, porte une attention particulière aux enfants et respecte pleinement le droit des personnes handicapées à se déplacer en toute sécurité dans l’espace public ?

Certaines mesures ne couteraient pourtant pas cher à mettre en oeuvre et résoudraient immédiatement des problèmes cruciaux :

− signaler les passages piéton par de la peinture au sol (au hasard, le croisement des rues du Franc Mûrier et Notre Dame avec le pont ND, dont on ne sait si les piétons peuvent simplement les traverser) ;
− boucher quelques nids de poule plutôt que de tout goudronner ;
− faire respecter les décisions relatives à la vitesse : une solution communément adoptée pour réduire la vitesse est de réintroduire le double sens de circulation. Pourquoi ne pas l’envisager (pour le pont Notre Dame par exemple) ? Poser des ralentisseurs au sol dans les rues les plus dangereuses parce que leur tracé permet des vitesses bien supérieures aux limites autorisées (la rue Delaunoy, par exemple)

D’autres mesures s’imposent à brève échéance :
− revoir complètement l’aménagement de la côte Saint-Liesne extrêmement dangereuse,
− réfléchir sérieusement à la promotion et à l’implantation des modes de circulation doux, non polluants et non invasifs comme le vélo, la marche à pied, la trottinette, etc. Il est urgent de dédier une partie de la chaussée à une piste cyclable qui relierait le centre ville au pôle gare (dans un premier temps) et aux différents quartiers de Melun.

Ces questions sont cruciales. Il en va de notre sécurité, de notre santé et du respect de l’égalité des citoyens.
Nous vous remercions par avance de la précision des réponses que vous pourrez nous apporter.

Respectueuses salutations,

Le groupe minoritaire « Bien Vivre à Melun »,

Notre future intercommunalité

J’étais hier soir au conseil communautaire (Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine ou CAMVS). Une partie importante de la discussion a porté sur les contours de la future agglomération rendue impérative par la réforme territoriale. On nous a proposé de voter un projet conçu par le préfet après consultation des parties concernées (entendez elu-e-s) qui prévoit notre rapprochement avec la communauté d’agglo de Seine école (St-Fargeau + Pringy) et qui, en l’absence d’un accord avec Sénart qui ne souhaitait pas (jusqu’à il y a peu) un rapprochement avec Melun, accorde une dérogation à la CAMVS qui nous autoriserait à rester en deçà du seuil des 200 000 habitant-e-s puisqu’une telle formation rassemblerait 125 000 habitant-e-s.
Louis Vogel, le président de notre agglomération, a défendu ce choix en arguant du fait que stratégiquement il était essentiel et que lui continuerait ses consultations pour élargir le périmètre de notre prochaine communauté à des communes situées plus au sud sans rien exclure quant à Sénart dont la position vis à vis de Melun s’était infléchie ces dernières semaines. Il a défendu l’idée que si nous définissions précisément une stratégie de développement propre qui tenait compte de nos atouts en matière de tourisme (patrimoine historique + nature), de développement industriel et universitaire nous pouvions devenir un territoire attractif et la deuxième destination « verte » après Paris.
Le groupe socialiste a proposé un amendement invitant le conseil à rendre un avis défavorable sur le scénario proposé au prétexte qu’il ne nous permet pas d’atteindre une masse critique nécessaire et qu’il « nie » les coopérations et projets multiples qui nous lient à Sénart.
Thomas Guyard, élu communiste, a justement fait remarquer qu’il nous était impossible de voter un projet de réforme territoriale et politique qui n’a jamais été soumis à une consultation citoyenne, ce qui revient à exclure les principaux intéressés des décisions qui les concernent.
Personnellement, je suis intervenue pour soutenir les réserves exprimées par Thomas Guyard et défendre une autre vision d’aménagement du territoire. J’ai précisé que je comprenais le souci d’atteindre une masse critique qui nous permette de peser sur les futures décisions mais j’ai aussi dit qu’en tant qu’écologiste il m’apparaissait encore plus important et vital de défendre un développement qui vise à la re-localisation des activités économiques, à leur soustraction progressive aux impératifs néolibéraux de profitabilité et au développement d’activités socialement utiles et respectueuses des êtres humains et de notre environnement. Aussi, je me suis étonnée que dans son discours Louis Vogel n’ait fait aucune allusion à l’agriculture et que dans un territoire semi rural comme le nôtre la question d’une stratégie de développement agricole était une question centrale. J’ai conclu en disant qu’il était urgent de revoir le model productiviste destructeur d’emplois, de notre environnement et nuisible à notre santé, et qu’il fallait au contraire impulser des politiques dynamiques de développement d’une agriculture durable créatrice d’emplois et de bien être. Louis Vogel a repris la parole pour dire qu’il était d’accord avec les remarques que j’avais formulées sans donner aucune garantie sur une éventuelle consultation citoyenne. Aussi je me suis abstenue sur l’amendement proposé par le groupe socialiste qui s’inscrit dans une même logique de développement productiviste et j’ai voté contre la proposition qui nous était faite par la majorité puisqu’elle ne s’appuie sur aucune consultation démocratique et que la stratégie de développement retenue est très insuffisante face aux enjeux écologiques.
Le conseil a voté l’avis favorable qui lui était demandé par le préfet sans qu’une majorité nette ne se dégage.

B Monville-De Cecco

Melun, les anges sous vidéo-surveillance !

Lors de la séance du conseil municipal du 18 septembre dernier il nous a été proposé d’adopter l’achat d’une nouvelle caméra de vidéo-surveillance qui serait installée devant le nouveau conservatoire de musique. M’étant prononcé contre cette proposition, le Maire, Monsieur Millet, considère dans la presse que j’ai fait preuve d’angélisme. Je n’ai seulement fait que poser deux questions sans aucun caractère dogmatique.

La première était de savoir quels étaient les éléments formels qui rendaient nécessaire l’installation de cette caméra à cet endroit. Des agressions constatées vis à vis des usagers et des personnels du conservatoire ? Des vols réguliers au sein du conservatoire ? Un quartier où la délinquance serait particulièrement élevée ? La nécessité de surveiller les personnels du conservatoire ? Je n’ai eu aucune réponse à cette question.

La seconde était de savoir si une évaluation sérieuse existait sur l’impact du parc de vidéo-surveillance melunais sur la délinquance. Pas plus de réponse si ce n’est que cela facilite le travail des policiers.

C’est une bien maigre justification au vu du coût de la vidéo-surveillance qui ne se résume pas qu’à leur frais d’achat, mais aussi à leur coût de maintenance et celui des personnels. En fait, personne n’ose affirmer la véritable justification des caméra de vidéo-surveillance:elles rassurent la population que l’on entretient dans une peur permanente de l’autre.

Au moment où il va falloir annoncer aux melunais les fortes augmentations des impôts en raison de la gabegie financière des précédents mandats du maire, je pense avoir fait preuve de responsabilité et de rigueur de gestion en m’opposant à cette mesure. L’angélisme des « paniers percés » est certainement plus préjudiciable à tous que celui, supposé, d’un conseiller municipal posant des questions techniques susceptibles d’éclairer son choix.

Et puis, monsieur le Maire, ne me faites pas de procès d’intention ridicule dans la presse en affirmant que les écologistes veulent supprimer la police municipale. Où avez vous vu cela ? Sur les écrans de votre système de vidéo-surveillance ? Ou plutôt par un ange bien informé ?

Claude BOURQUARD